samedi 1 mars 2008

Pour la suite de Saint-Armand-sur-le-Web

Depuis que j'ai annoncé qu'il ne me serait désormais plus possible de mettre à jour Saint-Armand-sur-le-Web, plusieurs d'entre vous ont manifesté leur déception de perdre cet « outil de développement », selon les mots de Georgette Benoit.

Un groupe d'Armandois s'est formé spontanément en vue de développer une solution viable qui permettrait de maintenir la présence de Saint-Armand sur le Web. D'où est née la Société pour le développement de Saint-Armand sur Internet et le projet de créer un site à la fois municipal et communautaire.



Longue vie au site internet officiel de la Municipalité de Saint-Armand qui a été ouvert officiellement le 28 août 2008. On peut lire, en présentation, les orientations qui vont le caractériser :
« Ce site Internet vise donc à favoriser la mise en oeuvre d’actions respectant les principes du développement communautaire rassembleur. S’inspirer d’expériences réussies, créer des mécanismes de consultation et mettre en lumière des exemples récents de bonnes pratiques en communication à Saint-Armand, voilà le programme que propose ce site. »
(Réal Pelletier, Maire)

« Un site unique et collaboratif entre une municipalité et ses citoyens. (...) Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires et suggestions afin de faire évoluer cet outil d’information essentiel à la visibilité de notre communauté. »
(André Lapointe, Président)

Le résultat de la première phase de son développement est prometteur; le contenu est encore à venir cependant. Une présentation publique à toute la population de Saint-Armand a eu lieu dimanche, le 7 septembre à 14 heures, au Centre communautaire, au cours de laquelle on m'a remis un vitrail décoratif et une plaque commémorative.

Les sections documentaires de Saint-Armand-sur-le-Web demeureront accessibles encore quelque temps via le sommaire ou l'outil de recherche.

Merci de votre intérêt soutenu pendant toutes ces années pour Saint-Armand-sur-le-Web.

Jean Trudeau

P.S. - Pour les nostalgiques : La une de juillet 2007 (via archive.org)

dimanche 15 juillet 2007

Le premier quai de Philipsburg

"Carloads of hay formed a large part of the trains to the pier, and long trains of pulp wood from Sorel and St. Hyacinthe passed along the Philipsburg Junction Railway and Quarry Co. (PR&Q) to be transhipped to steamers and steam-hauled barges on the water route south."

Le quai de Philipsburg, vers 1900
En agrandissant la photo, vous y verrez, en maillot d'époque,
un plongeur entre ciel et eau...

« Une grande partie de la cargaison des trains qui venaient à ce quai se composait de wagons transportant du foin; il y avait aussi de longs trains chargés de bois de pulpe venant de Sorel et de St Hyacinthe; ils passaient sur les voies du P.R. & Q., et leur cargaison était ensuite transférée aux bateaux à vapeur et aux barges tirées par des bateaux à vapeur qui naviguaient le long de la route maritime vers le sud. »

Photo : Album du 150e anniversaire de Philipsburg (1996)
Texte : Stephen Waldbridge, The Philipsburg Junction Railway, traduit par René E.S. Péron
.






Joseph Bouchette dans son livre Description Topographique de la Province du Bas-Canada notait : "La navigation depuis Philipsburg, sur la côte orientale de la Baie Missisquoi, vers Saint-Jean, sur la rivière Richelieu, par laquelle presque toutes les productions de ces townships sont portées au marché, se fait sur une distance considérable dans les limites des États-Unis parce que les bâtiments de toutes espèces sont obligés à s'avancer à plusieurs kilomètres dans le lac, avant de pouvoir doubler la pointe d'Alburg pour entrer dans la rivière Richelieu. Durant ce trajet, ils sont arrêtés par les bateaux des douanes des États-Unis, et souvent retenus sous des prétextes très frivoles, et par de mauvaises querelles, pendant longtemps, souvent au détriment des propriétaires."

Afin de contourner cet inconvénient, ce géographe avait préconisé et conseillé fortement la construction d'un canal reliant la Rivière-du-Sud à la Baie Missisquoi. Ce projet fut présenté à la Législature du Bas-Canada en 1831, déclaré souhaitable et faisable mais non exécuté. Les difficultés financières reliées à la réalisation du canal de Chambly repoussèrent à tout jamais sa mise en place.

Source : Philippe Fournier, Les Seigneuries du Lac Champlain, p. 130

lundi 25 juin 2007

Philipsburg vers 1830

St. Armand, seigniory, in the co. of Missiskoui, is bounded E. by Sutton; W. by Missiskoui Bay; N. by Stanbridge an Dunham; S. by the province line. Granted, Sept., 1748, to Sieur Nicolas René Levasseur, and is now the property of the heirs of the late Hon. Thomas Dunn.

The first settlement was made in 1785 by some Dutch loyalists. The principal stream is Pyke River, on which and other minor streams are many corn and saw-mils. There are 4 villages in St. Armand : Frelightsburg, Philipsburg, Huntsburg, and Martin Village.

Comté de Missisquoi vers 1830 (Bouchette, 1831)


The village of Philipsburg is conveniently situated on the edge of the bay, about one mile from the province line; it is a handsome place, containing 30 houses exceedingly well built with wood, many of them in the peculiar style of neatness common to the Dutch and the others more in the faschion of the American than the Canadian villages : some regard has been paid to regularity in the formation of the principal street, which has a lively and agreeable appearance; between this street and the bay are many storehouses, with wharfs for landing goods at a short distance from them. Many of the inhabitants are employed in trade and mercantile pursuits, besides artisans, and perhaps more than a due proportion of tavern-keepers. On the southside of the road, leading from the village to the eastern part of the seigniory, is a handsome church built with wood and a good parsonage-house; there are also two baptist meeting-houses, a public free-school, and several private schools; from the wharfs there is a ferry to the opposite side of the bay, about 4 miles.

Joseph Bouchette, A topographical description of the province of Lower Canada, with remarks upon Upper Canada and on the relative connexion of both provinces with the united States of America, 1815

samedi 9 juin 2007

1954 : Les Phillies de Philipsburg sont champions


En 1954, les Phillies de Philipsburg remportent le championnat de la Ligue de Baseball Eastern Border
De gauche à droite, au premier rang : G. Caron, R. Rosetti, A. Cournoyer (gérant), M. Laurin, P. Guertin, P. Welch, B. Bombard. Au deuxième rang : B. McGregor, D. Cassidy, M. Plouffe, R. Welch, J. Luber, R. Plouffe, P. Cormier

Photo officielle, telle que reproduite dans l'Album du 150e anniversaire du Village de Philipsburg (1846-1996)

lundi 4 juin 2007

La rue Montgomery en 1895

À Philipsburg, rue Montgomery, à la fin du XIXe siècle
À l'arrière-plan, l'église phare de Philipsburg, United Methodist Church.

Photo : Collection de la Bibliothèque nationale du Québec

This was the First Methodist church in the Eastern Townships. Philip Ruiter and James Taylor deeded land for the church on October 7, 1819 for the Board of Trustees. The foundation stone was laid on July 20, 1819. The architecture of the Philipsburg church reflects the influence of the German Palatine Loyalists and their expertise in stonework. As was typical of Methodist practice, preachers changed often, never remaining long in one church. In 1837-38, during the Patriot uprising, some excitement occurred when the Methodist church was barricaded as an emergency arsenal. Volunteers for the government side, returning from the battle at Moore's Corners, (St. Armand Station), found that the people, under the direction of the Rev. William Squire, had prepared large amounts of salt pork and potatoes in iron kettles to feed those militiamen who had not eaten in many hours.

Construite en 1819, cette église fut la première église méthodiste des Cantons de l'Est. Philip Ruiter et James Taylor contractèrent une terre pour l'église le 7 octobre 1819 pour le conseil d'administration. La pierre angulaire fut installée le 20 juillet 1819. L'architecture de l'église de Philipsburg reflète l'influence des Loyalistes allemands de la région de Palatine par leur expertise en maçonnerie. Comme le veut la pratique méthodiste, les prêcheurs changent souvent ne demeurant jamais longtemps à la même église. En 1837-38, durant la montée des Patriotes, la peur s'empare de la communauté lorsque les Méthodistes se barricadèrent dans l'église avec un arsenal d'urgence. Les volontaires du côté du gouvernement revenant de la bataille de Moore's Corners (St-Armand Station) découvrirent que les gens, sous la direction de l'Honorable William Squire, avaient préparé une grande quantité de lard salé et des patates dans des marmites en métal pour nourrir la milice qui n'avait pas mangé depuis plusieurs heures.

The Americana Hotel


The Americana Hotel
Croquis de l'hôtel Americana construit par un Américain en 1922.

Acheté par un Canadien quelques années plus tard, l'hôtel prend alors le nom de Manoir Lafayette. Les Frères de l'Instruction chrétienne l'acquièrent en 1947 pour en faire leur postulat*. À partir de 1972, l'endroit abritera le Pensionnat Saint-Jean-Baptiste jusqu'en 1997.

*Maison de formation pour les aspirants à la vie religieuse.

Illustration fournie par le Fr. Léopold Sarrazin, i.c.,
directeur du Domaine de la baie Missisquoi

samedi 2 juin 2007

En 1975 : un projet de centre touristique

« Philipsburg, situé aux abords de la Baie Missisquoi, appendice du Lac Champlain, se trouve directement relié, par voie maritime, à toutes les villes limitrophes du lac (Venise-en-Québec, Plattsburg U.S....), à celles situées sur les bords du Richelieu (St-Jean, Chambly, Sorel...), ainsi qu'aux villes situées sur les rives du St-Laurent (Montréal, Québec, Gaspé...) et les autres villes en direction des Grands Lacs. On projette, pour rendre utile cet avantage, la construction d'un centre de tourisme terrestre et fluvial à Philipsburg. Ce centre de tourisme consiste en une marina (qui en est la principale partie), une plage, un terrain de camping, un parc, un stationnement ainsi qu'un 'club house'. »

Texte et illustration : Philipsburg, un site enchanteur, brochure publiée par la Municipalité de Philipsburg, 1975.