— Un an plus tard, qu'en est-il ?
— La Fabrique attend la décision du diocèse.
C’est ce que j'ai eu comme réponse, encore dernièrement.
— Un an plus tard, qu'en est-il ?
— La Fabrique attend la décision du diocèse.
C’est ce que j'ai eu comme réponse, encore dernièrement.
Réflexions au lendemain de la
Réunion Générale concernant le Futur de la Paroisse Saint-Philippe de
Philipsburg.
Présidée par Alain Beauchesne, marguiller
En présence du curé de la paroisse Bertrand Jodoin, du Vicaire général Serge Pelletier et du Responsable des finances du diocèse ainsi que de la Mairesse et deux Conseillers de la Municipalité de Saint-Armand.
À laquelle assistaient une vingtaine de citoyen.ne.s
État des lieux
Je me suis longtemps demandé à quoi servirait la base de béton près du
stationnement de l'Hôtel-de-Ville. En prenant mon courrier, hier, je l'ai bien
vu. Et j'en suis resté sidéré.
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Le patrimoine à deux vitesses Laisser s'étioler le meilleur du passé; en valoriser le pire... |
Ma fierté d'Armandois en a pris un coup. Qui a bien pu avoir l'idée de mettre côte à côte ces deux éléments commémoratifs aux antipodes de ce qui fait — a fait, devrais-je écrire, puisqu'on n'y voit plus rien — notre fierté? Et, de surcroît, à quelques jets de pierre de la 'vieille gare' qui tarde depuis la première phase de sa restauration il y a une décennie à devenir fièrement le symbole de Saint-Armand pour remplacer l'église, délaissée, désacralisée, vendue, presque abandonnée?
Voici tout d'abord, deux photos pour bien camper mon propos :
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| Sur la façade de ce qui fut jusqu'en 1999 l'Hôtel de ville de Philipsburg |
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| Près de l'Hôtel de ville (l'ancienne gare) de Saint-Armand |
En réponse au commentaire de Nathalie Chalifoux
Merci de souligner cet aspect fort important concernant le remplacement des fenêtres de l’Hôtel de ville. Dans ce billet, je ne me prononce pas sur les décisions prises par le Conseil — ayant été absent de la ‘scène armandoise’ pendant plusieurs années —, mais sur l’atmosphère qui se dégageait de l'assemblée dans l’ensemble. Mon allusion aux fenêtres et de leur transparence est donc plutôt symbolique. Cela dit, ce que j’ai retenu de la réponse de la mairesse lors de la période de questions, c’est son affirmation catégorique comme quoi les fenêtres choisies ne mettaient pas en danger le statut patrimonial de la gare.
Cependant...
J’avais compris qu’il s’agissait uniquement des fenêtres extérieures puisque les fenêtres intérieures avaient fait l’objet de rénovation lors des travaux (voir la photo p. 145 du livre de Philippe Fournier, Saint-Armand, d'hier à aujourd'hui). Selon vous et une autre personne au courant du dossier, il semble que ‘j’avais mal compris’... Comme vous, je m’explique donc mal la décision du Conseil.
J’en conclus que pour qu’il y ait une véritable transparence, le Conseil municipal devrait être ouvert à ce qu’il y ait un débat public avant toute prise de décision dans ce genre de dossier.
Bref, c’est bien parti (!) mais il y a encore du chemin à faire pour arriver à une véritable démocratie municipale à Saint-Armand...
Une pétition en ligne initiée par Emmanuel Peluchon demande aux élus municipaux de réévaluer leur décision. Plus de 350 signataires à ce jour.
Pour la suite des événements, lire Le journal de Saint-Armand et La voie municipale, novembre-décembre 2019, p. 2.
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| (Photo : cathofrontieres.org) |
« ... il n’est nullement question de transformer notre municipalité selon le modèle de Saint-Sauveur par exemple. Toutefois, sans un développement contrôlé, nous ne pourrons maintenir, et encore moins, développer les services de proximité dont nous avons grandement besoin. Je crois fermement que c’est en conjuguant tous les atouts et forces de notre communauté que nous réussirons à améliorer notre qualité de vie. J’aime aussi à penser que vous êtes tous avec nous, les membres de votre Conseil, pour un avenir meilleur. » (Réal Pelletier)
Mot du maire, La voie municipale, mars 2012
Les échangeurs sud et nord à Saint-Armand en 2017,
selon une simulation du ministère des Transports du Québec.
Notre maire parle d'un développement 'contrôlé. La question qui tue : Un développement contrôlé par qui et selon quelles priorités?
En lisant le 'Mot du maire', je me suis rappelé deux recommandations des commissaires du BAPE dans leur rapport final sur le Projet de parachèvement de l'autoroute 35 :
« La commission [...] invite la municipalité de Saint-Armand à travailler de concert avec le ministère des Transports afin d’améliorer la sécurité du chemin de Saint-Armand et la quiétude des lieux, dans le respect des caractéristiques paysagères qui en font un attrait touristique reconnu par la MRC de Brome-Missisquoi et partie intégrante des circuits "Paysages pittoresques" et "Tranquillité légendaire" ». (Avis 34, p. 110)
« La Commission est d'avis que, compte tenu de la grande vulnérabilité du noyau de bâtiments à caractère patrimonial de Saint-Armand et de sa proximité avec l’échangeur projeté, il serait opportun avant toute intervention dans ce secteur que le ministère des Transports consulte les propriétaires, la municipalité de Saint-Armand ainsi que le ministère de la Culture et des Communications afin de s’assurer que les travaux ne compromettent pas la mise en valeur des lieux ». (Avis 33, p. 109)
Jusqu'à maintenant, ce projet de développement est entièrement contrôlé par le ministère des Transports du Québec. Or, l'aménagement des deux premières sorties de l'autoroute 35 sera particulièrement déterminant pour l'avenir de Saint-Armand et de sa population.
Pris en charge et revitalisé par le milieu, ce passage unique pourrait devenir très concrètement un trait d'union entre Philipsburg et Saint-Armand, entre le passé et le présent, entre anglophones et francophones, entre l'eau et la terre...
Mais qu'adviendra-t-il si l'aménagement de cet axe de développement névralgique est laissé au MTQ et à quelques promoteurs immobiliers privés? J'y pense chaque fois que j'emprunte l'autoroute 10 et que je vois annoncée la sortie Ange-Gardien... « Il n’est nullement question de transformer notre municipalité selon le modèle de Saint-Sauveur », avez-vous dit?
(...)Il s'agit là d'une lettre importante à mes yeux. Ce n'est pas d'hier que l'avenir de nos églises me préoccupe; or, je sens ici une ouverture à réfléchir collectivement à cette question... et, qui sait, à en faire l'objet d'un débat public...
« Cette église vous accueille cette nuit comme elle le fait les jours où sont célébrés les baptêmes, les funérailles et les diverses célébrations liturgiques. Elle vous accueille aussi pour des concerts ou d'autres manifestations culturelles.
« Elle est aussi votre lieu d'accueil si un sinistre survient dans notre municipalité.
« C'est un bâtiment qui a plusieurs raisons d'être et qui tient à coeur « aux gens de la place ». En effet, c'est avec votre aide, vos encouragements, vos dons ou votre participation comme bénévole que nous tentons de la garder belle et accueillante.
« Par exemple, nous avons refait les portes, réparé temporairement le perron qui sera réaménagé. Une rampe d'accès pour personnes handicapées sera construite et la cheminée réparée. Une main courante permet maintenant de descendre au sous-sol (repeint il y a quelques années) par l'intérieur de façon plus sécuritaire. Les réservoirs d'huile ont été solidifiés. Et derrière l'église, il y a ce puits que nous avons fait creuser. Et tout près, le charnier et la croix du cimetière refaits il y a quelque temps.
« Encore une fois, rien de cela n'aurait été possible sans votre support et votre implication. Sans votre présence.
« Pourquoi évoquer tout cela cette nuit? Parce que l'église s'est faite belle encore une fois pour vous rappeler qu'elle vous accueille, comme elle continuera de le faire tant que vous en aurez besoin.
« Joyeuse fête dans votre église...Carmen Larocque, présidente
Fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes
Église : Du lat. vulg. eclesia, lat. chrét. ecclesia (empr. au gr. εκκλησια « assemblée de citoyens ») - Selon le dictionnaire du CNRTLS'il est évident que le besoin de prier-ensemble n'est plus là, celui de se rassembler, du vivre-ensemble est toujours là. Mais quand et où à Saint-Armand? 'Nos' églises ayant perdu leur vocation cultuelle, la communauté à qui elles appartiennent ne pourrait-elle pas les affecter à des usages socio-culturels et en confier l'animation à des groupes de citoyens dynamiques? Je pense, par exemple, à une galerie d'arts visuels (groupe d'artistes), à un centre dédié à l'histoire locale (groupe interculturel d'aînés), à une chapelle oecuménique (groupe interreligieux), à une salle de concerts (groupe de mélomanes)... Mais qui en prendra l'initiative?
Ce jour marque l'installation des panneaux de bienvenue sur les principales routes qui mènent à Saint-Armand (les routes provinciales). On y a mis le temps, mais c'est une plutôt belle réalisation.
« Le secteur de Philipsburg est le plus ancien site de peuplement de la MRC et donc le berceau de la colonisation de Brome-Misssiquoi. L’ensemble est principalement structuré autour de la rue Montgomery et composé de grandes villas, d’églises et d’un noyau résidentiel. (Plan d'urbanisme de la municipalité de Saint-Armand - Projet, p. 26)
13 h 30 Église Unie de Philipsburg (près de la Légion)
14 h 00 Église anglicane St. Paul (rue Montgomery)
14 h 30 Chapelle du manoir Philipsburg (rue Allen)
15 h 00 Église St-Philippe (rue Champlain)
Je souhaite donc que 2010 nous rapproche, Armandois et Armandoises. Nous fournisse des occasions de rapprochements pour nous mieux connaître et pour nous entraider. Je souhaite que le journal local poursuive sa contribution en ce sens; je souhaite que le Conseil encourage et soutienne les initiatives communautaires; je souhaite que le site Web de la municipalité s'anime et devienne un espace rassembleur avec l'avènement prochain de la haute vitesse partout sur notre territoire; je souhaite que soit amorcé le projet unificateur d'un sentier est/ouest pour vélos et piétons afin de faciliter notre 'voisinage'...
Je souhaite qu'en 2010 nous nous attelions collectivement à la revitalisation de Saint-Armand. Revitaliser Saint-Armand : lui redonner sa vitalité, son pouvoir d'attraction, activer son potentiel de développement tout en conservant son caractère champêtre... Je souhaite qu'avec l'Organisme de bassin versant baie Missisquoi nous poursuivions la revitalisation du lac et de ses tributaires; je souhaite qu'avec nos élus nous travaillions à la revitalisation de notre patrimoine bâti, nos vieilles églises, notre ancienne gare, pour qu'elles redeviennent des lieux de rassemblement et d'échanges; je souhaite que nous trouvions des formules originales pour encourager les producteurs et les commerçants d'ici, bref, que nous revigorions notre économie locale...J'ajoute un souhait très particulier : que les membres du Comité directeur du Carrefour culturel de Saint-Armand puissent poursuivre la tradition qu'ils ont eux-même initiée avec M. Robert Trempe des concerts à l'église Notre-Dame-de-Lourdes, soit Le chant des Frontières et Les concerts Hors les murs du Conservatoire.
L'église Saint-Philippe, aussi désignée sous le nom de Sanctuaire Notre-Dame-du-Laus : c'est une église paroissiale catholique toute simple, construite en bois; c'est la plus jeune des trois (1921); et on y faisait jusqu'à récemment encore des pèlerinages.L'église Unie me réservait une surprise. Un jeune homme s'est approché pendant que j'étais attentif à lire le panneau nouvellement installé.
L'église St. Paul : une église anglicane qui a du style et dont la construction en briques remonte à 1897; mais d'autres l'ont précédée puisque la paroisse a été fondée en 1810.
L'église Philipsburg United : construite en pierres sur flanc de colline entre 1819 et 1821, plus exactement en marbre blanc extrait de la carrière de marbre d'à côté, une carrière qui a fait la fierté de Philipsburg jusqu'au milieu du siècle dernier.
2e exemple :
Voile de la Vierge
Cette châsse contient une chape de drap d'or. Une dame de la noblesse française s'était appliquée pendant plusieurs années à broder ce manteau, puis l'avait offert en ex-voto au Laus de France. Pendant trente ans, il reposa sur les épaules de la statue de Notre-Dame du Laus, témoin muet de la bienveillance de notre bonne Mère.
C'est en 1930 que le Laus français l'offrit au Laus canadien pour marquer le lien de famille qui unit les deux sanctuaires. Ce manteau, même s'il n'est pas à proprement parler une relique, est sûrement chez nous un précieux témoin des bontés de notre Mère du ciel.



