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lundi 1 juin 2020

Présence armandoise dans les médias

L'art naturel de Paulette Vanier (sur le site Web D'arts et de rêves)


Le cocon 'Vendredi treize' dans le jardin D'arts et de rêves à Sutton
(capture d'écran : D'arts et de rêves)

« Tout le monde dehors! », à l'école de Saint-Armand (dans La Presse)

Le déconfinement à l'école Notre-Dame-de-Lourdes
(capture d'écran La Presse +)

Gens et produits d'ici à l'émission Curieux Bégin (sur Télé-Québec)


Avec la participation de Jean-Claude Viau, de Caroline Pelletier (Ferme Missiska)
et d'un vin du Vignoble de Pigeon-Hill.

(capture d'écran : Télé-Québec)

lundi 11 février 2019

« La liberté au détour de la frontière »

Le mois de l'histoire des Noirs au Canada ramène Saint-Armand dans l'actualité. Caroline Montpetit, dans un article du journal Le Devoir, nous rappelle notamment le rôle historique joué par l'Église méthodiste United à Philipsburg au moment où des esclaves noirs s'enfuyaient des États-Unis vers le Canada pour échapper à leur sort.

lundi 19 avril 2010

La couleur de l'information locale

« Deux pas en avant pour Le Saint-Armand, mais un pas en arrière pour l'information locale... » Voilà ce que je me suis dit après avoir parcouru la dernière édition de notre journal.

Un grand pas parce que, maintenant en couleur, il ne pourra plus passer inaperçu dans notre courrier ni dans les commerces et places publiques où il est mis gratuitement à la disposition des résidants des villages environnants. Sa couleur témoigne aussi de sa bonne santé financière : il a donc les moyens d'assurer sa pérennité et sa capacité de Voir plus loin. Bref, avec la parution de son 41e numéro, Le Saint-Armand prend du galon. Bravo!

Grand titre à la une : COULEUR LOCALE .
Couleur locale? J'en doute.

J'ai parcouru ses pages avec intérêt, mais en même temps, j'ai eu un drôle de feeling. Le Saint-Armand aurait-il baissé les bras et décidé de se délester de l'information municipale? Certains signes ne trompent pas : la disparition de la chronique Vie municipale et le ton quelque peu récriminatoire des éditoriaux de Jean-Pierre Fourez face aux choix de la Municipalité de publier son propre bulletin d'information et de gérer elle-même son site Web... Si c'est là la nouvelle orientation de notre journal, sa nouvelle couleur, c'est un bien petit pas pour l'information locale.

« Pas d'avancement, pas de progrès! », disait le père Ovide. Je dirais plutôt : « Pas d'opposition, pas de progrès! » Pas d'opposition (visible) à la table du Conseil, un parti d'opposition volatilisé depuis les dernières élections, une assistance aux assemblées publiques qui se compte de plus en plus souvent sur les doigts de la main... Et voilà maintenant que notre journal capitule et abandonne son rôle de tribune locale des opposants...

« Longue vie à la Voie municipale qui deviendra peut-être la véritable Voix municipale », écrit l'éditorialiste avec une pointe manifeste d'ironie... « Nous attendons avec impatience les numéros 2, 3, 4...! » Et, plus loin en page 5 : « Le Comité des communications préfère avoir recours à un webmestre engagé par la Mairie. Histoire à suivre... »

De mon côté, j'attends avec impatience les numéros 42, 43, 44... du journal Le Saint-Armand qui a de plus en plus tendance à Voir plus loin (trop loin peut-être?) et à oublier que ce n'est pas tout de penser globalement, mais qu'il faut aussi agir localement... pour qu'il y ait progrès.

Quant à la Voie municipale...

Au début de l'année, j'ai applaudi en apprenant la formation d'un Comité des communications au sein du Conseil municipal. Mais j'ai aussi proposé, profitant de la période des questions, que ce comité soit composé d'élus et de citoyens non élus, et qu'il tienne ses réunions publiquement. On m'a alors répondu que mes suggestions seraient discutées... Un Comité des communications univoque et qui siège en catimini met en péril sa propre crédibilité et ne peut qu'alimenter le cynisme et la méfiance pourtant maintes fois dénoncés par nos élus eux-mêmes...

samedi 15 août 2009

Un jour à la baie Missisquoi?

Heureusement, il n'y a en a pas (encore) dans la baie Missisquoi cette année. Croisons-nous les doigts car, ailleurs, il en est tout autrement.

« Une dameuse sur une plage de sable. Ce n'est pas la dernière animation à la mode de Bretagne mais l'engin idéal pour ramasser les algues vertes qui empoisonnent la baie de Saint-Brieuc. Chaque jour depuis la mi-juin, la puissante chenillette rose pousse des tonnes de "laitue de mer" puante qui sont ensuite évacuées par camions. Mélangées à des végétaux broyés, elles donnent un compost vendu aux collectivités et aux agriculteurs. »
Le Dauphiné, Une dameuse autrefois utilisée près de Chamonix nettoie aujourd'hui les plages bretonnes, 9 août 2009

En lisant cet article, je me suis souvenu d'avoir assisté il y a quelques années à une démonstration de la machine à récolter les algues, avec laquelle on a pu récolter les algues qui se développaient chez les propriétaires riverains du lac Champlain à North Hero, au Vermont.

samedi 11 juillet 2009

Pour que notre lac nous survive

Hier soir, l'organisme Renaissance Lac Brome faisait la projection publique du film Nos lacs sous la surface - Pour que nos lacs nous survivent en présence de son auteur, Pierre Brochu.

Deux heures de belles images, de témoignages qui vienne des tripes et de clips d'archives rappelant les discours inconséquents de nos politiciens ces quarante dernières années, tous partis confondus. Deux heures pendant lesquelles on ressent veux veux pas un profond malaise face au gâchis que sont devenus nos lacs le temps d'une seule génération : la nôtre.

Parmi la centaine de lacs 'en vedette' dans son film, le cinéaste fait une place importante au lac Champlain et à trois de nos concitoyens engagés. Martin Landreville y donne son point de vue de père inquiet et de conseiller municipal préoccupé. Nathalie Fortin, celui de la bénévole active coûte que coûte malgré l'indifférence ambiante. Louis Hautecloque, celui de l'agriculteur sincère coincé entre les politiques contradictoires du MAPAQ et du MDDEP. Aussi Jacques Landry, maire de Venise-en-Québec, qui, comme Martin et une dizaine d'autres maires interviewés dans le film, déplorent l'absence de moyens (financiers et légaux) au niveau municipal pour protéger les lacs et cours d'eau qui sont maintenant sous leur juridiction depuis janvier 2008. Tout au long du film, les politiciens qui se sont succédés au Québec depuis trente ans sont pointés du doigt pour leurs politiques de laisser faire dans le domaine de l'eau malgré de belles promesses, des annonces faites en grande pompe, de belles déclarations de principe et une politique de l'eau avant-gardiste (or, elle protège surtout les 'droits acquis' de polluer, apprenons-nous...).

Est-ce que ce film qui révèle autant d'incuries sous la surface viendra à bout de notre inconscience collective béate et nous amènera à exiger que nos gouvernements -- tous niveaux et tous partis inclus -- cessent de se traîner les pieds, ne se contentent pas de belles déclarations, mais agissent avec vigueur en prenant des mesures radicales pour que nos lacs nous survivent?

On peut se procurer le film sur DVD sur le Site Web du film.

mardi 2 juin 2009

« Il ne faut pas qu'Alexandre soit mort pour rien! »

Dans les médias, la tragique noyade du jeune Alexandre Côté jeudi dernier dans les eaux de la baie Missisquoi n'est qu'un fait divers parmi d'autres.

À Saint-Armand, sa mort est avant tout un drame humain qui touche profondément notre collectivité. Hier soir, pendant l'assemblée publique du Conseil municipal, le maire a tenu à faire le point sur les événements, à 'replacer' les faits. La mort d'Alexandre aurait-elle pu être évitée? comme le prétendent certains journalistes? « C'est l'enquête du coroner qui pourra le déterminer : ce qui est certain, c'est que nos premiers répondants ont tout fait ce qu'il était humainement possible de faire dans les circonstances. »

Il s'en est suivi une période d'échanges remplis d'émotions entre les membres du Conseil et les citoyens présents -- dont quelques proches de la victime et plusieurs témoins de la tragédie -- venus à l'assemblée en plus grand nombre qu'à l'accoutumée. Il m'est impossible de rendre compte ici de l'intensité des interventions souvent touchantes; je ne peux qu'en résumer brièvement la teneur.

Il ne s'agit pas de blâmer qui que ce soit. Au contraire, il faut souligner le fait que nos pompiers volontaires investissent beaucoup de leur temps pour leur formation et il faut apprécier leur dévouement pour la communauté dans les moments difficiles, notamment ce soir-là. Cela dit, il ne faut pas qu'un tel drame se reproduise : « il ne faut pas qu'Alexandre soit mort pour rien ». Il y a des choses à améliorer au niveau de la prévention et au niveau des interventions, pour qu'elles puissent se faire plus promptement à l'avenir. Et ces choses-là, il faut s'y attaquer le plus rapidement possible : mettre en garde la population des dangers du lac durant les périodes critiques de l'année; avoir une embarcation de secours appropriée constamment disponible aux secouristes; offrir des cours à ceux et celles qui pratiquent des activités nautiques, aux jeunes surtout; songer à un dispositif qui puisse sonner l'alarme en cas d'urgence sur le lac; assurer une meilleure communication entre les différents intervenants en pareille situation... Quelqu'un a proposé que les citoyens riverains se rencontrent pour poursuivre la réflexion sur les mesures préventives à mettre en place; le conseiller Martin Landreville s'est dit prêt à être le porte-parole du groupe auprès du Conseil municipal.

Hier soir à l'assemblée publique du Conseil municipal, on s'est parlé de 'vraies affaires' et d'actions concrètes qui doivent en découler. Ainsi, contrairement aux apparences, la vie d'Alexandre n'aura pas été perdue car, grâce à lui, d'autres vies seront sauvées.

J'offre mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à ses amis.