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mercredi 28 mars 2012

Développement contrôlé? Mais par qui?

« ... il n’est nullement question de transformer notre municipalité selon le modèle de Saint-Sauveur par exemple. Toutefois, sans un développement contrôlé, nous ne pourrons maintenir, et encore moins, développer les services de proximité dont nous avons grandement besoin. Je crois fermement que c’est en conjuguant tous les atouts et forces de notre communauté que nous réussirons à améliorer notre qualité de vie. J’aime aussi à penser que vous êtes tous avec nous, les membres de votre Conseil, pour un avenir meilleur. » (Réal Pelletier)
Mot du maire, La voie municipale, mars 2012


Les échangeurs sud et nord à Saint-Armand en 2017,
selon une simulation du ministère des Transports du Québec. 
Notre maire parle d'un développement 'contrôlé. La question qui tue : Un développement contrôlé par qui et selon quelles priorités?
En lisant le 'Mot du maire', je me suis rappelé deux recommandations des commissaires du BAPE dans leur rapport final sur le Projet de parachèvement de l'autoroute 35 :
« La commission [...] invite la municipalité de Saint-Armand à travailler de concert avec le ministère des Transports afin d’améliorer la sécurité du chemin de Saint-Armand et la quiétude des lieux, dans le respect des caractéristiques paysagères qui en font un attrait touristique reconnu par la MRC de Brome-Missisquoi et partie intégrante des circuits "Paysages pittoresques" et "Tranquillité légendaire" ». (Avis 34, p. 110)
« La Commission est d'avis que, compte tenu de la grande vulnérabilité du noyau de bâtiments à caractère patrimonial de Saint-Armand et de sa proximité avec l’échangeur projeté, il serait opportun avant toute intervention dans ce secteur que le ministère des Transports consulte les propriétaires, la municipalité de Saint-Armand ainsi que le ministère de la Culture et des Communications afin de s’assurer que les travaux ne compromettent pas la mise en valeur des lieux ». (Avis 33, p. 109)
Jusqu'à maintenant, ce projet de développement est entièrement contrôlé par le ministère des Transports du Québec. Or, l'aménagement des deux premières sorties de l'autoroute 35 sera particulièrement déterminant pour l'avenir de Saint-Armand et de sa population.
Pris en charge et revitalisé par le milieu, ce passage unique pourrait devenir très concrètement un trait d'union entre Philipsburg et Saint-Armand, entre le passé et le présent, entre anglophones et francophones, entre l'eau et la terre...
Mais qu'adviendra-t-il si l'aménagement de cet axe de développement névralgique est laissé au MTQ et à quelques promoteurs immobiliers privés? J'y pense chaque fois que j'emprunte l'autoroute 10 et que je vois annoncée la sortie Ange-Gardien... « Il n’est nullement question de transformer notre municipalité selon le modèle de Saint-Sauveur », avez-vous dit? 

jeudi 5 août 2010

Alerte citoyenne

Hier soir, c'était la soirée de consultation sur le Plan d'urbanisme de la municipalité de Saint-Armand. J'ai eu trop de mes dix doigts pour compter le nombre de citoyens et de citoyennes présents. Il est vrai que c'était la reprise de la consultation de l'an dernier... Deux préoccupations liées au zonage ont été exprimées : la catégorie attribuée à la pointe à l'extrême nord-est, en bordure de la baie Missisquoi, et celle dont fait l'objet le secteur où sera construit l'échangeur sud lors du parachèvement de l'autoroute 35.

Ouverture en 2016 (travaux à partir de 2013),
selon l'échéancier du ministère des Transports du Québec

Je me permets d'insister sur ce dernier point puisqu'il s'agit de ma propre intervention. Le secteur du futur échangeur sud est étiqueté Zone mixte, donc ouvert au développement commercial. Je trouverais insensé que les éléments patrimoniaux qui s'y trouvent, notamment les deux églises fondatrices de Philipsburg, soient éventuellement 'écrasés' par des constructions et un aménagement commercial à tous crins.
« Le secteur de Philipsburg est le plus ancien site de peuplement de la MRC et donc le berceau de la colonisation de Brome-Misssiquoi. L’ensemble est principalement structuré autour de la rue Montgomery et composé de grandes villas, d’églises et d’un noyau résidentiel. (Plan d'urbanisme de la municipalité de Saint-Armand - Projet, p. 26)
Les ensembles patrimoniaux adjacents à l'autoroute 35
sont-ils menacés de disparaître de notre paysage identitaire?

Or, c'est ce qu'il risque d'arriver si aucune restriction réglementaire n'est faite puisqu'il s'agira alors de la première sortie après le poste douanier, donc idéale pour les 'Tim Hortons' de ce monde... J'ai suggéré au Conseil municipal qu'il crée un groupe de travail pour étudier la question et faire les recommandations qui s'imposent pour protéger ce site unique sur notre territoire. Reste à voir si nos élus ont les mêmes préoccupations.
Mise à jour (24 octobre 2010)
Dans l'édition d'octobre-novembre du journal Le Saint-Armand, Guy Paquin nous fait part du point de vue de notre maire, Réal Pelletier, à ce sujet. Il y est fait mention d'un projet approuvé par les maires de la MRC visant à faire « de Saint-Armand la porte d'entrée privilégiée des touristes attirés par notre région », un centre d'interprétation de la région qui serait administré par et aux frais du ministère du Tourisme. Si vous êtes sérieux, Monsieur le Maire, voilà une belle occasion d'impliquer les citoyens dans l'élaboration de ce projet (par la formation d'un groupe de travail, par exemple) et d'informer la population au fur et à mesure de son avancement...

jeudi 31 décembre 2009

Rapprochement et revitalisation

Mes voeux citoyens pour 2010 tiennent dans 2 mots : rapprochement et revitalisation. Rapprochement de notre monde; revitalisation de notre milieu ambiant.

Rapprochement
On ne se racontera pas d'histoire : ce n'est pas le coude à coude qui caractérise les Armandois... Notre diversité est une richesse mais en même temps source de dispersion et d'isolement, parfois même de méfiance. Mais quelque chose nous unit malgré tout : nous aimons Saint-Armand et nous croyons, chacun de notre bord, à son immense potentiel... justement à cause de cette incroyable diversité.
Je souhaite donc que 2010 nous rapproche, Armandois et Armandoises. Nous fournisse des occasions de rapprochements pour nous mieux connaître et pour nous entraider. Je souhaite que le journal local poursuive sa contribution en ce sens; je souhaite que le Conseil encourage et soutienne les initiatives communautaires; je souhaite que le site Web de la municipalité s'anime et devienne un espace rassembleur avec l'avènement prochain de la haute vitesse partout sur notre territoire; je souhaite que soit amorcé le projet unificateur d'un sentier est/ouest pour vélos et piétons afin de faciliter notre 'voisinage'...

Revitalisation
C'est un secret de polichinelle : Saint-Armand fait figure de 'parent pauvre' dans la MRC de Brome-Missisquoi où elle est étiquettée comme municipalité dévitalisée. Et pourquoi s'en cacher? C'est un fait bien démontré dans le plan d'urbanisme local voté en 2009. C'est un fait, mais c'est en même temps un formidable défi à relever : celui de la revitalisation de notre milieu.
Je souhaite qu'en 2010 nous nous attelions collectivement à la revitalisation de Saint-Armand. Revitaliser Saint-Armand : lui redonner sa vitalité, son pouvoir d'attraction, activer son potentiel de développement tout en conservant son caractère champêtre... Je souhaite qu'avec l'Organisme de bassin versant baie Missisquoi nous poursuivions la revitalisation du lac et de ses tributaires; je souhaite qu'avec nos élus nous travaillions à la revitalisation de notre patrimoine bâti, nos vieilles églises, notre ancienne gare, pour qu'elles redeviennent des lieux de rassemblement et d'échanges; je souhaite que nous trouvions des formules originales pour encourager les producteurs et les commerçants d'ici, bref, que nous revigorions notre économie locale...
J'ajoute un souhait très particulier : que les membres du Comité directeur du Carrefour culturel de Saint-Armand puissent poursuivre la tradition qu'ils ont eux-même initiée avec M. Robert Trempe des concerts à l'église Notre-Dame-de-Lourdes, soit Le chant des Frontières et Les concerts Hors les murs du Conservatoire.

Bonne et heureuse année 2010!

dimanche 27 décembre 2009

Les événements citoyens marquants de 2009

Sur la scène locale en 2009, trois événements m'apparaissent particulièrement significatifs. Et je ne crois pas me tromper en affirmant qu'ils sont porteurs d'avenir pour Saint-Armand. Ce n'est pas un hasard si les trois ont un lien direct avec le Conseil municipal : c'est la seule institution publique, citoyenne et démocratique qu'il nous reste à Saint-Armand... La seule.

Le premier événement marquant, c'est la consultation publique tenue au printemps sur le plan d'urbanisme de notre municipalité. Un : parce que le plan d'urbanisme, c'est à la fois le cadre 'législatif' et l'expression de notre vision du développement local (dans la mesure où nous avons notre mot à dire...). Deux : parce que nous avons été relativement nombreux en mai à participer à cette consultation et à proposer des modifications au plan proposé. Trois : parce que pratiquement toutes les propositions citoyennes ont été retenues et intégrées dans le plan final voté en octobre dernier.

Le deuxième événement marquant, c'est la participation durant l'été de nombreux Armandois et Armandoises à l'élaboration d'un projet communautaire dans le cadre du programme fédéral Nouveaux horizons pour les aînés. Participation au sondage, participation à la soirée Imaginons Saint-Armand, implication dans le comité chargé de l'élaboration du projet, adhésion totale des membres du Conseil municipal au projet... Du rarement vu à Saint-Armand : de quoi être fiers collectivement! Le projet sera réalisé en 2010, modulé selon la subvention reçue.

Le troisième événement marquant, ce sont les élections municipales de novembre dernier. Une véritable élection avec deux candidats à chaque poste à pourvoir. Un véritable choix entre deux visions. Une participation record des inscrits sur la liste électorale... Un nouveau souffle et un mandat on ne peut plus clair donné aux élus : « Vous avez notre appui mais cet appui n'est pas inconditionnel! L'avenir de Saint-Armand, c'est aussi notre affaire. »

D'autres événements locaux ont retenu mon attention, mais ceux-là comme autant de signaux révélateurs. J'y reviendrai dans mes voeux citoyens pour 2010.

mercredi 30 septembre 2009

Dernière assemblée du Conseil municipal

Deux importantes décisions ont été prises hier soir, à la séance régulière du Conseil municipal. Celle d'adopter le plan d'urbanisme en y intégrant les recommandations des citoyens faites lors de la soirée de consultation. Celle d'accepter la soumission d'Xittel pour l'installation d'Internet haute vitesse dans la campagne de Saint-Armand, conditionnellement cependant à l'obtention des deux tiers du financement par les deux autres paliers de gouvernement.

C'était la dernière assemblée avant les élections du premier novembre. J'ai profité de la période des questions pour remercier les membres du Conseil; mais aussi pour souligner leur point faible, le manque de communication avec la population. Le maire, Réal Pelletier, nous a annoncé qu'il se représenterait à la mairie parce que c'est un travail qu'il aime faire. Les conseillers et conseillères sont demeurés discrets quant à leur intention. Échéance des mises en candidatures : 2 octobre.

mardi 4 août 2009

'Petit' Conseil

Un peu plus et il n'y avait pas quorum hier soir, à l'assemblée du Conseil municipal... qui a débuté à 20 heures avec le maire et seulement trois de ses six conseillers, en présence d'une dizaine de patients citoyens. À l'ordre du jour, surtout des affaires courantes. Mais, comme c'est souvent le cas, une période de questions animée.

Principaux sujets abordés : Internet haute vitesse (encore un peu de patience, ça s'en vient et pas avec n'importe quelle technologie!), location d'une partie de l'ancienne gare à des fins commerciales (le projet de restauration n'est cependant pas abandonné, nous dit-on...), expansion d'une industrie de copeaux dans le Dutch (une affaire qui fait du bruit! un peu trop même, selon le voisinage...), installation de lampadaires aux coins des chemins Saint-Armand et Pelletier nord et sud (c'est au stade de l'évaluation des coûts; peut-être l'an prochain?).

Le suivi du projet « Nouveaux horizons à Saint-Armand » s'est fait à la toute fin de l'assemblée. S'y est greffée une surprise qui valait l'attente : une intervention du conseiller Richard Desourdy recommandant au comité du projet de persister même si la subvention fédérale n'était pas accordée... Le budget municipal pour 2010 du Conseil alors nouvellement élu pourrait venir à la rescousse : « Il serait insensé de laisser tomber le monde qui s'implique dans ce projet! ». Wow!

mardi 21 juillet 2009

Commission parlementaire sur la situation des lacs

La Commission des transports et de l'environnement discutera cet automne de La situation des lacs au Québec en regard des cyanobactéries Document de consultation (PDF, 750 Ko). Je reproduis, ci-après, l'annexe du document de consultation (p. 15-18); j'ai mis en gras les questions plus locales.
Éléments de réflexion
  1. La Politique nationale de l’eau et la réforme de la gouvernance de l’eau qui y est proposée permettraient-elles de s’attaquer plus efficacement au problème des algues bleu-vert?
  2. Le leadership local et régional en matière d’algues bleu-vert s’exerce-t-il de manière efficace?
  3. Le partage des responsabilités entre les différents ordres de gouvernement et les usagers de l’eau (usages municipaux, agroalimentaires, industriels, énergétiques et récréatifs) est-il adéquat?
  4. La coordination de l’ensemble des responsables de l’eau est-elle suffisante?
  5. Comment concilier les droits acquis des riverains avec les pouvoirs de réglementation municipaux?
  6. Serait-il réaliste de se donner des cibles pour l’élimination des accumulations de cyanobactéries, si oui, quelles devraient être ces cibles?
  7. Comment ces cibles peuvent-elles tenir compte de la capacité naturelle de régénération des lacs qui peut être plus ou moins limitée par l’apport en eau, la profondeur et l’importance du plan d’eau?
  8. Quel pourrait être un échéancier réaliste?
  9. Devrait-il y avoir des cibles intermédiaires?
  10. Y a-t-il des champs de recherche à privilégier pour l’amélioration des connaissances sur les algues bleu-vert?
  11. Les projets-pilotes d’élimination des algues bleu-vert permettent-ils d’entrevoir des solutions?
  12. Les effets sur la santé sont-ils bien analysés et documentés?
  13. Comment régler le problème des installations septiques des résidants qui ne respectent pas les normes?
    - Faut-il renforcer la réglementation?
    - Doit-on respecter les droits acquis?
  14. Comment s’assurer que les réseaux municipaux sont tous conformes?
  15. Si, comme certains experts l’affirment, même les installations respectueuses des normes produisent des phosphates, quel moyen faudrait-il prendre pour réduire leurs rejets dans les plans d’eau?
  16. Les normes relatives aux quantités de phosphore dans la culture des terres sont-elles adaptées à la protection des plans d’eau?
  17. Les mécanismes de contrôle actuels permettent-ils de savoir si les normes sont respectées?
  18. Les programmes de réduction de la pollution diffuse sont-ils cohérents et suffisants?
  19. Quelles nouvelles mesures devraient être préconisées pour diminuer le ruissellement du phosphore vers les plans d’eau?
  20. Devrions-nous interdire ou limiter l’utilisation d’engrais domestiques à proximité des plans d’eau?
  21. Dans quelle mesure l’intégration de la gestion des rives, du littoral et des plaines inondables dans les schémas d’aménagement peut-elle améliorer la qualité de l’eau dans les plans d’eau?
  22. Est-ce que les municipalités ont inclus avec succès la gestion des rives, du littoral et des plaines inondables dans leur schéma d’aménagement?
  23. Devrait-on apporter des modifications à la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables pour résoudre le problème des algues bleu-vert?
  24. Dans quelle mesure la gestion par bassin-versant peut-elle améliorer la qualité de l’eau et diminuer la prolifération des algues bleu-vert?
Toutes ces questions sont abordées dans le film de Pierre Brochu, Nos lacs sous la surface... Reste à voir si le gouvernement, à la suite de cette Commission parlementaire, aura le courage politique de poser les gestes qui s'imposent pour que nos lacs nous survivent.

samedi 23 mai 2009

Consultation? Vraiment?

En écoutant samedi dernier Stéphane Beaulac nous rappeler que les municipalités n'ont aucune existence constitutionnelle, qu'elles sont des créatures des provinces, qui leur confèrent les pouvoirs qu'elles veulent bien leur déléguer et ce, dans un cadre de règlementation bien défini, je m'étais demandé si la première cause du peu d'intérêt des citoyens pour le municipal n'était pas justement cette absence de pouvoir réel.

L'assemblée publique de 'consultation' sur le projet de plan d'urbanisme de Saint-Armand vient d'en faire la démonstration. Les véritables détenteurs du pouvoir municipal, ce sont les experts de la MRC et des différents ministères provinciaux.

1er exemple :
la primauté du schéma d'aménagement de la MRC

Le Plan d'urbanisme de Saint-Armand a été élaboré par la MRC conformément à son schéma d'aménagement dûment approuvé par la Ministre. Ce qui découle de ce schéma n'est donc pas localement objet de consultation puisque déjà en vigueur depuis septembre dernier dans toute la MRC Brome Missisquoi. Allez ensuite savoir sur quoi exactement on consulte le monde de Saint-Armand... Des détails.

2e exemple :
le patrimoine bâti protégé selon le choix des experts

Je suis particulièrement sensible au respect du patrimoine armandois. J'ai donc réagi en voyant que l'église Notre-Dame-de-Lourdes et l'ancienne gare ne faisaient pas partie de l'Ensemble patrimonial St-Armand (voir la carte): « Est-il possible de les inclure dans l'ensemble patrimonial sur la carte de l'édition finale du Plan d'urbanisme? Ou, au moins, de les identifier comme étant des "éléments patrimoniaux reconnus au niveau régional" comme le sont le pont couvert, le cimetière communautaire et l’église anglicane de Pigeon Hill? », ai-je demandé. Réponse de la représentante de la MRC (réponse que je résume) : « Les ensembles patrimoniaux ont été proposés par des spécialistes dans le domaine, il y a d'ailleurs très longtemps; nous les avons repris tels quels ici. Je prends note de votre demande; nous verrons ce qu'il est possible de faire. »

Avec les quatre autres églises qui se trouvent sur le territoire de la municipalité, l'église Notre-Dame-de-Lourdes (1927) et l'ancienne gare (1864) représentent des chapitres majeurs de l'histoire de Saint-Armand (cette histoire qui reste encore à écrire**); leur importance patrimoniale locale est indéniable. Je me demande d'ailleurs pourquoi les membres du Conseil et du Comité consultatif d'urbanisme qui ont participé à la révision du Plan n'ont pas fait la même demande au moment de la préparation du document...

3e exemple :
le zonage 'industriel' obligatoire

L'aspect du Plan qui a provoqué le plus de réactions et le plus long débat durant l'assemblée de consultation, c'est l'espace que le plan de zonage doit obligatoirement prévoir pour l'industrie lourde dans un périmètre urbain. J'y reviendrai plus en détails.

__________________________
** Malgré quelques écrits décrivant certains événements historiques locaux -- comme le livre Missisquoi Bay, publié en 1950 par George H. Montgomery et les chroniques de Charles Lussier, plus récemment dans le journal Le Saint-Armand --, l'histoire complète de Saint-Armand reste à écrire.

vendredi 22 mai 2009

Un portrait qui devrait nous faire réfléchir et agir collectivement

« D’une superficie de 82,9 km2, le territoire de Saint-Armand est situé dans la région physiographique des Basses-terres du Saint-Laurent et est composé d’un relief de plaine propice à l'agriculture par la présence de sols particulièrement fertiles. L’altitude la plus basse est de 31 mètres et la plus élevée de 117 mètres.

« La municipalité de Saint Armand se situe dans le bassin versant de la baie Missisquoi. D’ailleurs, la baie Missisquoi se situe sur le territoire de Saint-Armand et constitue le plus important plan d’eau de la MRC Brome-Missisquoi. Les autres cours d’eau et plans d’eau d’importance de la municipalité sont la rivière de la Roche, le ruisseau Groat, le ruisseau Meigs et l’étang Streit.

« Selon l’Inventaire des terres du Canada (1988), le potentiel des sols pour les activités agricoles passe de très bon à faible. Plus, précisément, 3,9 % des sols offrent un très bon potentiel pour les activités agricoles (classe 1 et 2), 54,4 % des sols sont de classe 3 et offrent un bon potentiel, 19% des sols sont à potentiel moyen soit de classe 4 et 5, 16,5 % des sols sont de classe 7 soit à faible potentiel et 6,2 % des sols sont organiques. Tel qu’illustré à la carte Potentiel des sols, les sols les moins propices pour les activités agricoles (sols de classe 7 et organiques) se localisent principalement dans la partie ouest de la municipalité à proximité de la baie Missisquoi.

« Le couvert forestier de la municipalité de Saint-Armand correspond à environ 3 650 hectares soit 43,6 % de sa superficie totale. La carte forestière illustre que la surface boisée de la municipalité est composée à 57,5 % de feuillus, à 36,3 % de mélangés et à 6,2 % de résineux. Les peuplements dominants sont l’érablière rouge, l’érablière à feuillus tolérants et les feuillus sur station humide. Les érablières de quatre hectares et plus occupent 31,8 % du couvert forestier de la municipalité de Saint-Armand.

« Depuis les vingt dernières années, la population permanente de la municipalité de Saint-Armand connaît une baisse. Entre 1986 et 2006, la population permanente a connu une décroissance démographique de l’ordre de 8,6 % et de près de 8 % entre 2001 et 2006. Ce phénomène s’explique en grande partie par le vieillissement de la population et l’exode des jeunes. [...] La population de Saint-Armand était davantage vieillissante que celle de l’ensemble de la MRC Brome-Missisquoi et de la province. En 2006, les 65 ans et plus représentaient plus de 18,5 % comparativement à 16,8 % pour la MRC et 14,3 % pour l’ensemble du Québec. Notons également que plus d’une personne sur deux étaient âgée de 45 ans et plus.

« En 2006, la municipalité comptait 340 familles soit une baisse de près de 9 % par rapport à 2001. De ces familles, 10,3 % étaient monoparentales. Sur le plan linguistique, la population de Saint-Armand avait, en 2001, à 56,4 % pour langue maternelle le français et à 30 % l’anglais.

« En 2006, c’est le groupe des 25-34 ans qui avait atteint le plus haut niveau de scolarité avec 36,4 % de ceux-ci qui avaient complétés des études universitaires. Ils étaient aussi davantage scolarisés si l’on compare, pour ce même groupe, au niveau régional (15,1 %) et provincial (32,1 %). À l’inverse, c’est le groupe des 15-24 ans qui était le moins scolarisé car près de 68 % d’entre eux avaient un niveau de scolarité inférieur au certificat d’études secondaires.

« Entre 1991 et 2001, la municipalité a vu sa valeur foncière augmenter de près de 95 %. En 2008, la valeur foncière totale de la municipalité était de près de 146 millions de dollars ce qui correspond à une augmentation de 42,2 % par rapport à 2001. La valeur moyenne des logements était de 154 796 $ en 2006 soit 27 603 $ de moins que la moyenne provinciale et 38 381 $ de moins que la moyenne régionale. Enfin, la population était propriétaire à près de 90 %, ce qui est supérieur à l’ensemble de la MRC et de la province.

« Une partie des sources d’emplois sont localisées dans la municipalité, mais également dans la Ville de Bedford. En 2006, la très grande majorité de la population active (70,4 %) travaillait dans une industrie du secteur tertiaire, 11,2 % travaillait dans une industrie du secteur secondaire et 17,6 % dans une industrie du secteur primaire. Il y avait davantage de travailleurs dans les secteurs primaires et secondaires à Saint-Armand que pour l’ensemble du Québec et de Brome-Missisquoi.

« Le taux d’activité en 2006, c’est-à-dire la portion de la population active âgée de 15 ans et plus, était de 64,1 % comparativement à 63,6 % et 64,9 % pour la MRC Brome-Missisquoi et l’ensemble du Québec. Le taux de chômage dans la municipalité était inférieur (4,7 %) à celui de la MRC (5,1 %) et du Québec (7 %). Un peu plus de 27 % des gens travaillaient à domicile en comparaison à 11,3 % pour la MRC et 6,7 % pour l’ensemble du Québec. Le revenu médian des familles de Saint-Armand était, en 2006, de 48 654 $ soit plus de 10 000 $ de moins que la moyenne provinciale et 5 344 $ de moins que la moyenne régionale. »

N.B. - Ces données figurent au Plan d'urbanisme de la municipalité de Saint-Armand, chapitre 2, « Portrait de la municipalité », p. 14-16, un document public dont j'ai obtenu copie sur CD à l'Hôtel de ville, moyennant certains frais. J'ai souligné en rouge les éléments qui, selon moi, devraient faire l'objet d'une réflexion et d'une action collective, et sur lesquels je reviendrai.

jeudi 21 mai 2009

Soirée de consultation : avons-nous tous la même vision de Saint-Armand?

S'il fallait dire en deux mots ce qui caractérise Saint-Armand, je choisirais sans hésiter les mots diversité et tranquillité. Le plan d'urbanisme que propose la MRC Brome-Missisquoi à la municipalité et les réactions à sa présentation l'illustrent assez bien. J'en ai parcouru attentivement les 69 pages pour me préparer à l'assemblée publique de consultation.

Hier soir, dans la salle communautaire, nous étions environ une trentaine de citoyens, incluant la plupart des membres du Conseil municipal et quelques membres du Comité consultatif d'urbanisme local. Venus écouter et réagir à la présentation du plan d'urbanisme révisé de Saint-Armand et prendre connaissance des changements projetés à certains règlements associés à l'aménagement.

C'est beaucoup pour une seule soirée. Aussi, avons-nous dû nous contenter d'un résumé -- bien fait, cependant, par l'urbaniste de la MRC, Nathalie Grimard --, et à quelques précisions apportées par notre maire Réal Pelletier. La présentation était illustrée de cartes; mais comme toujours dans ce genre de présentation, impossible pour l'auditoire de bien voir le détail des cartes faute de la technologie appropriée en permettant l'agrandissement. L'intérêt du citoyen est pourtant dans le détail...

Je reviendrai sur les interventions faites durant la soirée et sur le contenu du plan d'urbanisme. Contenu qui m'apparaît d'une importance capitale, car on devrait y trouver la vision que nous nous faisons du milieu armandois et le cadre de règlementation que nous acceptons de mettre en place pour que se réalise cette vision.