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mardi 26 novembre 2019

La baie Missisquoi sous la loupe de la CMI

La baie Missisquoi à Philipsburg
et son quai condamné pour des raisons de sécurité,
en attente d'une subvention pour sa restauration
Le 20 novembre dernier, à l'hôtel La Cache de Venise-en-Québec, c'était la présentation sommaire du rapport préliminaire du Groupe consultatif sur le lac Champlain de la Commission mixte internationale (CMI) : Apports de nutriments et ses impacts sur le lac Champlain, la baie Missisquoi et la rivière Richelieu.

Ce rapport nous apprend notamment que 60 % des sédiments et du phosphore présents dans le lac proviennent de son bassin versant, principalement des terres agricoles. « Les sous-bassins des rivières de la Roche et aux Brochets sont ceux qui contribuent le plus à l'apport de phosphore. » On y lit également que « l'ampleur des apports de phosphore devrait augmenter avec les changements climatiques, soit de 21 à 57 % de la charge de sédiments. »


dimanche 22 avril 2018

Après quinze ans...

« Pollution de la baie Missisquoi : Où en est-on? », se demande Pierre Lefrançois dans la plus récente édition du journal Le Saint-Armand. Pour nous apprendre qu’en juin prochain, seront rendues publiques « les données permettant d’évaluer l’impact des mesures mises en place et de voir si les cibles visées ont été atteintes ».

Et, citant l’infatigable et persévérant Pierre Leduc qui se dit tout de même encore optimiste :
Nous sommes tous très préoccupés et nous tâchons de trouver la façon de communiquer ces résultats de manière à ne pas décourager la population, les agriculteurs, les gens d’affaires et les élus à qui nous devons dire qu’il faut en faire encore plus. [...] quelques bonnes nouvelles redonneront à tous les intervenants le courage de reprendre le collier et de redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs qu’on s’était fixés et dépolluer finalement la baie Missisquoi.
Pour ma part, comme Pierre Lefrançois, — et ce n’est pas avec gaieté de cœur que je l’affirme —  je suis beaucoup moins optimiste : « Ne nous illusionnons pas... », écrit-il.

En fait, je ne suis pas certain que la réalité ait beaucoup changé depuis le jeûne de Robert Galbrait en août 2003... qui avait fait l’objet d’un article dans le premier numéro du journal Le Saint-Armand, il y a quinze ans, où il était interviewé par Dominique Soulié : M. Galbraith, why did you start a hunger strike?
Your thoughts after 18 days [of this hunger strike]? We know the sun comes up in the morning, we know that gravity pulls you down to the ground. And we know that politicians play games of hide and seek with reality and with responsibility. We’ve seen it for twenty years how the politicians have hid. For example, where are the industrial representatives of these hog farms and this monoculture we’re now overwhelmed by. Where are their representatives ? Where is our MNA, where is our MP, where are our counsellors, where is our mayor ? Like the industrial polluters that hid, all of them have hid. I ‘ve seen no people come to me from this industry or from our political representatives to join us or to give us encouragement or just to be visible, to battle against what I am saying. [...] 

mercredi 9 mai 2012

La santé du lac Champlain, c'est l'affaire de tous!

Nos voisins du Vermont ont produit récemment un excellent documentaire sur le lac Champlain : son état de santé ne s'améliore pas mais nous pouvons faire - autant comme individu que comme collectivité -- une foule de choses pour y remédier. À voir absolument (en ligne) pour s'en laisser inspirer et passer à l'action...


"BLOOM: the Plight of Lake Champlain" is an Emmy-award winning documentary on the health of the 6th largest lake in the United States, and the future of the watershed communities of Vermont, New York and Quebec that surround its waters. 
The second episode in the Bloom series explores the history of wastewater treatment and introduces natural design strategies to help clean our water, reduce our reliance on energy intensive end-of-pipe solutions, and build resilient economies. 
The third episode in the Bloom series introduces the farming and food renaissance that is reshaping the Green Mountain State, and may just renew our waters in the process. 
The fourth and final episode in the Bloom series describes how we can design our houses, neighborhoods, businesses, and cities in ways that restore nature's capacity to regulate and clean stormwater.

 


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dimanche 24 octobre 2010

Si j'avais 1 million de $

Vous savez ce que je ferais immédiatement et sans hésiter, si j'avais 1 000 000 $?

J'achèterais l'ancien domaine des Frères de l'Instruction chrétienne (actuellement en vente pour 495 000 $) et avec l'autre demi-milion, je le transformerais collaborativement pour en faire le Centre international de l'eau, dont la principale vocation serait la recherche, l'interprétation et la formation sur les cyanobactéries. Ça deviendrait un levier de développement économique et durable formidable pour toute la région -- imaginez les retombées -- en même temps qu'une ressource inestimable pour tous les citoyens du Québec, du Vermont et d'ailleurs qui sont aux prises avec le problème des algues dites bleues, qui pourraient trouver là, dans un seul endroit -- et pas n'importe lequel, regardez-moi ce décor --, toute l'information à jour, les meilleurs spécialistes et les ressources nécessaires pour faire revivre leur lac comme revivrait alors la baie Missisquoi et son bassin versant devenus à la fois laboratoires et modèles à suivre.

J'ai bien le droit de rêver!
Et vous avez bien le droit d'en rire...

samedi 15 août 2009

Un jour à la baie Missisquoi?

Heureusement, il n'y a en a pas (encore) dans la baie Missisquoi cette année. Croisons-nous les doigts car, ailleurs, il en est tout autrement.

« Une dameuse sur une plage de sable. Ce n'est pas la dernière animation à la mode de Bretagne mais l'engin idéal pour ramasser les algues vertes qui empoisonnent la baie de Saint-Brieuc. Chaque jour depuis la mi-juin, la puissante chenillette rose pousse des tonnes de "laitue de mer" puante qui sont ensuite évacuées par camions. Mélangées à des végétaux broyés, elles donnent un compost vendu aux collectivités et aux agriculteurs. »
Le Dauphiné, Une dameuse autrefois utilisée près de Chamonix nettoie aujourd'hui les plages bretonnes, 9 août 2009

En lisant cet article, je me suis souvenu d'avoir assisté il y a quelques années à une démonstration de la machine à récolter les algues, avec laquelle on a pu récolter les algues qui se développaient chez les propriétaires riverains du lac Champlain à North Hero, au Vermont.