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lundi 4 avril 2022

Un comité consultatif sur les finances de la Municipalité?

Au sujet de la proposition par un groupe de citoyen.ne.s de créer un comité consultatif sur les finances.

  1. Je me suis abstenu de signer la pétition exigeant des éclaircissements concernant la hausse de nos taxes foncières, n'ayant pu déchiffrer ni les rapports financiers sur lesquels se sont appuyés les membres du Conseil pour décréter cette hausse, ni la version 'citoyenne révisée' ayant déclenché la pétition. Comme bien d'autres de mes concitoyen.ne.s, je crois. 
  2. N'ayant pu assister 'en direct' à la séance du Conseil de mars, mon état de santé (post-covid longue durée) étant régulièrement minable en soirée, j'ai quand même pu en prendre connaissance grâce à l'enregistrement vidéo mis à notre disposition par la Municipalité.
  3. Le procès-verbal (officiel) des séances du Conseil n'étant accessible qu'une fois ratifié par les élu.e.s lors de la séance subséquente (donc dans une dizaine de jours dans ce cas-ci) et, depuis juillet dernier, dieu sait pourquoi, ne faisant aucune mention des interventions citoyennes lors de la période de questions — sauf pour indiquer la durée des échanges —, je retiens quand même de cette séance du 7 mars dernier, sous toutes réserves en attendant le procès-verbal : 
    • Que les membres du Conseil attendront les conclusions de la vérification comptable pour modifier quoi que ce soit aux rapports financiers de 2021; 
    • Que la Municipalité tiendra éventuellement une soirée d'informations au sujet du budget prévisionnel de 2022.
Cela étant dit pour situer le contexte qui m'amène à ce qui suit. 

Tout en étant favorable en principe à « la création d'un comité consultatif sur les finances » de la Municipalité, je regrette que le libellé de la résolution proposée par le 'groupe des cinq' n'ait pas d'abord fait l'objet d'une réelle consultation publique auprès des citoyen.ne.s de Saint-Armand, quitte à en retarder le dépôt à la Municipalité :
  1. pour que la démocratie municipale soit réellement respectée;
  2. pour que certains aspects de la proposition soient clarifiés et précisés dans une version 'finale'.
    Deux exemples : 
    • L'expertise financière permet-elle vraiment de déterminer quels sont « les besoins des citoyen.ne.s » (§2.1 du préambule)
    • Comment se ferait le choix des « trois citoyen.ne.s reconnu.e.s pour leur expertise professionnel(le) financière »? (§2 de la résolution).
  3. pour que la participation citoyenne et le mandat d'un tel comité soient au même diapason que le Conseil municipal en ce qui concerne le développement de Saint-Armand et le bien-être de sa population.
Bref, dans sa formulation actuelle, cette proposition m'apparaît prématurée sinon précipitée; elle risque même de prêter à certaines interprétations qui ne feraient qu'envenimer la situation contrairement au but poursuivi.

jeudi 17 février 2022

Démocratie municipale virtuelle

Profitant d'un répit de Covid longue, je reviens à ce blogue pour souligner quelque chose comme un changement de cap au Conseil municipal dont je n'ai pu suivre les délibérations ces derniers mois. Durable? L'avenir le dira. Mais la dernière séance 'ordinaire' à laquelle j'ai pu assister 'en différé' hier soir grâce à l'enregistrement vidéo disponible sur le site de la Municipalité témoigne d'un premier changement important dans notre démocratie municipale virtuelle : on se parle 'des vraies affaires' entre membres du Conseil devant public.

Finie ce que j'ai appellé l'incommunication? L'avenir le dira; mais c'est de bonne augure.

Quant au contenu des échanges, il s'agissait surtout du budget 2022 et de ses répercussions sur notre compte de taxes. Sujet complexe et 'sensible' s'il en est un! Pour en parler 'en connaissance de cause', je visionnerai d'abord les séances précédentes où il en fut question. J'ai cru comprendre que notre mairesse en avait fait la présentation pendant plus d'une heure...


lundi 1 juin 2020

ZOOM sur le retour de notre mairesse

Mme Caroline Rosetti, notre mairesse, était de retour de son congé de maternité. Elle a présidé avec brio l'assemblée mensuelle de juin avec son bébé dans les bras, comme seule une mère du XXIe siècle peut le faire, parole d'un père du vingtième siècle!

Je lui offre mes félicitations, que je joins à celles de ses parents et ami-e-s, et à celles de nos concitoyen-ne-s.

Les mères d'aujourd'hui ont toute mon admiration!

L'assemblée à huis-clos du 1er juin 2020 via ZOOM.
(capture d'écran)

mardi 18 février 2020

À propos du 175e

Page d'accueil du site de la municipalité
Encore aujourd'hui, 18 février, le site de la municipalité annonce qu'elle recrute des membres pour différents comités, dont celui du 175e anniversaire de Saint-Armand. J'avais manifesté il y a quelques mois mon intérêt pour participer aux travaux de ce dernier. Sans nouvelles depuis, j'ai communiqué hier avec la municipalité pour vérifier s'ils avaient bel et bien reçu mon courriel à ce sujet.

J'ai reçu un accusé réception m'apprenant que j'étais le seul à avoir manifesté de l'intérêt pour ce comité, et auquel j'ai répondu par le courriel ci-après. Je crois important de le reproduire sur ce blogue, ayant déjà abordé le sujet dans un précédent billet.

mardi 4 février 2020

Un bien beau projet, mais...

C'était, hier soir, l'assemblée publique 'régulière' du Conseil municipal. Rien de spécial nous concernant, nous citoyens, à signaler. La routine, quoi : « Je propose. J'appuie. » Point suivant... Rien, sauf peut-être une subvention totalisant 9 000 $ accordée aux Festifolies qui auront donc lieu encore cette année, ouf! Rien, mais pourtant une affluence inhabituelle et un grand écran déployé derrière nos élus locaux.

J'ai compris pourquoi après la 'levée de la séance' : via Facebook, le comité consultatif de revitalisation du quai avait invité la population à venir assister à la séance d'information sur le Projet de revitalisation du secteur du quai de Philipsburg, Saint-Armand. Je suis donc resté, fébrile comme la soixantaine de mes concitoyens et concitoyennes venus assister à cette présentation... rendue enfin possible grâce au rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton à qui le comité avait demandé un avis sur la viabilité du projet.

En présence des membres (bénévoles) du comité consultatif et en leurs noms, Caroline Rosetti, elle-même membre de ce comité, a présenté le projet en long et en large, précisant bien qu'elle faisait cette présentation à titre de membre du comité et non à titre de mairesse de Saint-Armand. Questions et commentaires ont suivi pendant une bonne heure. J'ai écouté tout ça religieusement...

J'écris la suite de ce billet avec des larmes au coeur.

mardi 28 janvier 2020

Deux séances vraiment 'extraordinaires'

Hier soir se tenaient deux séances du Conseil municipal dites extraordinaires. La première, pour adopter les prévisions budgétaires de 2021 et le plan triennal d'immobilisation 2021-2023. Ce qui fut fait en moins de 15 minutes. La deuxième, pour adopter quelques formalités administratives et présenter le « Règlement 025-21 concernant l'imposition de la taxe foncière et des tarifs de compensation pour l'exercice financier 2021 » (les répercussions du Budget 2021 sur le compte de taxes). Ce qui fut réglé en moins de 20 minutes.

Bref, en une demi-heure à peine, furent adoptés le budget de l'an prochain (plus de 4 millions de $) et le plan d'immobilisation — je n'ai pas eu le réflexe de noter le montant impliqué dans ce plan — pour les trois prochaines années... Et ce, sans aucune question, aucun commentaire du 'public' lors des périodes de questions suivant l'adoption!

J'ai quitté la vidéoconférence estomaqué!

Comprenons-nous bien. Je ne doute pas du tout de l'honnêteté de nos élus locaux et du professionnalisme du personnel administratif de la municipalité. 

Je me pose cependant chaque fois que j'assiste à une assemblée du Conseil municipal par 'vidéoconférence', de sérieuses questions sur ce que j'appellerais la zoomocratie. 

La démocratie par écran interposé, tous logiciels confondus, ce n'est tout simplement pas de la démocratie. (Définition : régime politique au sein duquel l'ensemble des citoyens, considérés égaux, exercent la souveraineté. USITO)

Pourquoi? Parce que nous sommes ici en présence d'une incommunication entre les citoyen.ne.s et les élu.e.s malgré l'avancée incontestable des technologies de l'information.

Bien sûr, il ne faut pas tout mettre sur le dos des technologies. Hier soir, par exemple, le Budget 2021 fut adopté à l'unanimité. Il était donc inutile d'intervenir après son adoption : le sort en était jeté.

L'incommunication, dans ce cas, était d'abord dû à l'absence de consultation et de débats préalables











mardi 14 janvier 2020

Méli-mélo municipal

C'était, hier soir, l'assemblée publique mensuelle ordinaire du Conseil municipal. Une trentaine de citoyennes et citoyens y assistaient. Sur le projet d'ordre du jour, huit fois la mention : « Rien à cet item ». Rien, même en ce qui concerne la gestion financière.

Il fut seulement question d'affaires courantes, au point 8, Administration générale; j'en ai retenu un méli-mélo difficile à 'démêler' pour le simple citoyen contribuable que je suis...

  • Quatre fois, il fut mention de la directrice générale et secrétaire-trésorière :
    • 8.1 Exercice du droit de véto de la mairesse à l'égard de la résolution 19-12-345 — reprise de la décision
    • 8.2 Départ de la directrice générale et secrétaire-trésorière
      • Mme Loiselle devait quitter son poste en décembre dernier, mais elle continue à remplir son rôle lors de l'assemblée en cours...
      • Son départ est reporté au moment où la nouvelle directrice générale entrera en fonction et même après pour assurer la transition...
    • 8.4 Entériner l'affichage de l'offre d'emploi pour le poste à la direction générale
      • On apprendra au point 8.11 que le poste est déjà comblé!
    • 8.11 Embauche de la nouvelle directrice générale
      • Il s'agit de Mme Louise Héroux; elle entrera en fonction le 27 janvier prochain.
  • Une autre démission 
    • 8.3 Celle de M. Yvan Cyr; mais on nous apprend « qu'il ne s'agit pas vraiment d'une démission mais plutôt d'un départ à la retraite »...  (Nuance importante dans le contexte actuel.)
  • Dépôt des déclarations des intérêts pécuniaires
    • 8.5 (ces déclarations sont-elles d'intérêt public? Je n'ai pas osé le demander.)
  • Affaires reportées
    • 8.6 Date de présentation et d'adoption des prévisions budgétaires... reportée au 27 janvier 2020 (C'était annoncé pour le 20 janvier prochain.)
    • 8.7 Date des élections partielles prévues le 23 février 2020; demande au ministère de reporter ces élections au 10 mai 2020.
  • Autorisation de paiements
    • 8.8 Les assurances de la municipalité pour l'année 2020
    • 8.9 Le déneigement de nos chemins par un sous-traitant, Les entreprises DENEXCO
  • Devis pour l'achat éventuel d'un nouveau camion : un ajout au projet d'ordre du jour en Travaux publics et voirie - Hygiène du milieu
J'ajoute une observation personnelle : notre mairesse était visiblement sur la défensive, hier soir. Sa déclaration au tout début de la séance comme quoi elle ne tolérerait aucun débordement dans la salle trahissait d'entrée de jeu son état d'âme, son anxiété... Une telle déclaration péremptoire (inhabituelle de sa part) était, depuis que j'assiste aux assemblées publiques du Conseil municipal, une première qui laissait présager le pire. Mais rien de tel n'est arrivé. Se sentait-elle menacée? Se sentait-elle intimidée par la présence d'une journaliste de La Voix de l'Est?  

L'eau continue à couler
dans la rivière de la Roche,
malgré les obstacles...
Qu'est-ce que je conclus de cette soirée?

lundi 13 janvier 2020

Imprévisible nouvelle décennie...

Souhaitons tout simplement à la municipalité de Saint-Armand, en plus des traditionnels voeux de Bonne année!, une meilleure troisième décennie que la précédente de ce XXIe siècle.

Les mots de Caroline Rosetti, notre jeune et dynamique mairesse, à la une de la première édition en 2020 de La Voie municipale permettent à tout le moins d'espérer (je signale en gras pour quelle raison) : « Nous sommes en restructuration complète. Voyons ce défi comme une occasion de travailler ensemble. C'est le temps de s'arrimer, d'avancer, de progresser. »

Mais comment?

Certainement pas en ressassant ad nauseam les échecs et erreurs du passé — quoiqu'il y ait quelques leçons à en tirer. Non. Au sortir de ma grippe du temps des Fêtes, je me suis plutôt demandé par où nous pourrions commencer... Sur quelles bases?

Et j'ai pensé : si on consultait à ce sujet Raôul Duguay, 'notre' poète et philosophe? « Nul n'est prophète en son pays! », me direz-vous. Par contre, il ne faut pas l'oublier, il fut un conférencier recherché au tournant du siècle et jusqu'à récemment. Ce sera donc ma première suggestion à nos élus : lire ses écrits, en particulier sur la gestion des ressources humaines et le défi de la gestion de soi...

mardi 3 décembre 2019

Mystérieuse vague de démissions

L'atmosphère était lourde hier soir lors de l'assemblée mensuelle du Conseil municipal. On a d'ailleurs senti un certain malaise dès l'arrivée tardive des membres du Conseil dans un silence plutôt inhabituel. Coup d'oeil rapide à l'ordre du jour : Gestion financière, rien à cet item. Étrange... Puis, après l'ouverture de la séance, un ajout à l'ordre du jour est venu alourdir encore plus l'atmosphère : « Lettre de démission de la directrice générale », une troisième démission puisque celle de deux autres employés de la municipalité y figuraient déjà. C'est la moitié du personnel de l'Hôtel de ville! Sans compter plusieurs autres démissions survenues ces dernières années. Conséquences immédiates : un « mandat à la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour assistance comptable » et un contrat en sous-traitance de déneigement à l'entreprise Denex pour les routes du MTQ et pour la gestion du déneigement. Sans oublier l'affichage de trois offres d'emploi...

mardi 10 septembre 2019

Les dés sont jetés

Hier soir, c’était un moment historique à Saint-Armand : la première assemblée du nouveau Conseil municipal, le précédent ayant été décimé au début de l’été par quatre démissions successives, dont celle du maire, encore officiellement inexpliquée.

Je ne crois pas me tromper en affirmant que notre nouvelle mairesse, Caroline Rosetti, qui prend le relai à la suite des élections partielles du 11 août dernier, nous a agréablement surpris. « Ensemble, faisons progresser Saint-Armand! » semble être plus que le slogan de son dépliant promotionnel mais bien sa réelle motivation.

Une première assemblée, et déjà quelques signaux prometteurs : on la sentait à l’écoute « des aspirations de la population », préoccupée « par la transparence de l’administration » et déterminée à « avoir une vision pour notre avenir ». Tous des éléments de son programme. Femme de parole? Elle a un bon deux ans pour le démontrer et peut visiblement compter sur l’appui de la population pour y arriver.

Parmi les sujets se détachant de la ‘routine municipale’ à l’ordre du jour, j’ai retenu le remplacement des fenêtres de l’Hôtel de ville (symbole de transparence?), l’avancement du projet de revitalisation du quai (une aspiration de la population qui ne date pas d’hier) et une volonté manifeste de tenir compte des idées déjà exprimées à de multiples occasions au fil des années (bonne base sur laquelle bâtir une vision pour notre avenir).

Seul bémol de cette soirée : le système de sonorisation n’ayant pu être utilisé, les conseillères et conseillers ne se sont pas tellement exprimés. Cela viendra sans doute ultérieurement comme façon bien concrète de montrer qu’elle entend bien « favoriser le travail d’équipe afin de poursuivre nos objectifs ».

Bref, c’est fort bien parti!

Les citations entre « » sont tirés du dépliant Caroline Rosetti à la mairie.

En réponse au commentaire de Nathalie Chalifoux 
Merci de souligner cet aspect fort important concernant le remplacement des fenêtres de l’Hôtel de ville. Dans ce billet, je ne me prononce pas sur les décisions prises par le Conseil — ayant été absent de la ‘scène armandoise’ pendant plusieurs années —, mais sur l’atmosphère qui se dégageait de l'assemblée dans l’ensemble. Mon allusion aux fenêtres et de leur transparence est donc plutôt symbolique. Cela dit, ce que j’ai retenu de la réponse de la mairesse lors de la période de questions, c’est son affirmation catégorique comme quoi les fenêtres choisies ne mettaient pas en danger le statut patrimonial de la gare.

Cependant...  
J’avais compris qu’il s’agissait uniquement des fenêtres extérieures puisque les fenêtres intérieures avaient fait l’objet de rénovation lors des travaux (voir la photo p. 145 du livre de Philippe Fournier, Saint-Armand, d'hier à aujourd'hui). Selon vous et une autre personne au courant du dossier, il semble que ‘j’avais mal compris’... Comme vous, je m’explique donc mal la décision du Conseil.

J’en conclus que pour qu’il y ait une véritable transparence, le Conseil municipal devrait être ouvert à ce qu’il y ait un débat public avant toute prise de décision dans ce genre de dossier.  
Bref, c’est bien parti (!) mais il y a encore du chemin à faire pour arriver à une véritable démocratie municipale à Saint-Armand...

Mise à jour (19-10-29)
Une pétition en ligne initiée par Emmanuel Peluchon demande aux élus municipaux de réévaluer leur décision. Plus de 350 signataires à ce jour. 
Pour la suite des événements, lire Le journal de Saint-Armand et La voie municipale, novembre-décembre 2019, p. 2.

Mise à jour (19-12-06)

Épilogue


mercredi 4 avril 2018

Un Conseil municipal expéditif

C’était, hier soir, l’assemblée mensuelle du Conseil municipal. Une demi-heure et c’était terminé... sauf la période des questions. Ouf! Il y avait une trentaine de sujets à l’ordre du jour, ce qui, si je calcule bien, donne une minute par sujet en moyenne. Et, de surcroît, la présentation par Monsieur le Maire du nouveau directeur général et secrétaire trésorier de la municipalité, M. Jean-Charles Bellemare.

Tout s’est passé comme si l’assemblée ne servait qu’à ratifier officiellement ce qui avait fait l’objet en coulisse d’informations et de discussions n’intéressant que nos élus locaux. Est-ce là le ‘changement’ qu’on nous promettait au moment des élections et pour lequel nous avons voté?

J’ai profité de la période de questions pour demander que soient rendus publics via le site Internet de la municipalité les rapports déposés et adoptés (précipitamment). Et qu’on puisse y consulter l’ordre du jour des assemblées avant qu’elles n’aient lieu. J’ai cru comprendre qu’on donnerait suite à ces demandes. Et qu’on s’apprêtait même à améliorer certains aspects du site... Opération à laquelle j’ai offert à la Conseillère responsable des communications de contribuer (bénévolement), si l’apport citoyen était sollicité.

Pierre Lefrançois a aussi soulevé la question du développement autour du quai à Philipsburg*. J’ai aimé la réponse de la conseillère Caroline Rosetti : « Mais qu’est-ce qui vous empêche de nous proposer un plan de développement? » Une piste de ‘changement’ fort intéressante...

* Un sujet récurrent... depuis 1975.


jeudi 21 avril 2011

Tours de passe-passe

Publié le 21 avril 2011 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Saint-Armand : une quatrième tour de télécommunication

Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Saint-Armand) Une nouvelle tour de télécommunication sera érigée dans la municipalité de Saint-Armand. Elle s'ajoutera aux trois déjà en place qui émettent des ondes pour desservir les cellulaires dans ce secteur.

La compagnie Vidéotron a obtenu mardi soir le feu vert de la MRC de Brome-Missisquoi pour construire une tour de 90 mètres. Dans leur résolution destinée à la Commission de protection du territoire agricole, les maires ont indiqué ne pas s'opposer au projet.

Si la CPTAQ donne également son aval, la tour sera construite dans une zone industrielle où se trouvent des carrières. Elle côtoiera les tours de Bell, Telus et Rogers, toutes en fonction dans un rayon de trois kilomètres, près de la route 133.

Le conseil municipal de Saint-Armand ne s'est pas opposé au projet. La future tour sera dans un secteur de faible valeur environnementale, signale le maire Réal Pelletier. «On n'a pas de beaux paysages dans ce coin-là. Et ça va être loin du village; on ne la verra même pas», a-t-il dit hier en entrevue.

M. Pelletier n'a pu dire si l'entreprise a tenté de s'entendre avec une des compagnies propriétaires des tours existantes dans le secteur pour la partager, évitant ainsi de devoir en ajouter une. Il doute que ces entreprises acceptent de collaborer en ce sens. «Une de plus ou une de moins, ça ne change pas grand-chose pour nous. Ce sont des taxes de plus, environ les mêmes taxes chaque année qu'une maison», a-t-il expliqué.

Que les quatre grandes compagnies de télécommunication imposent leur tour dans notre paysage « de faible valeur environnementale » (comme dans tout le Québec habité), c'est une chose, disons tolérable. Que ces quatre mêmes compagnies, malgré l'accueil que nous faisons à leurs tours, n'offrent pas Internet haute vitesse à 40 % d'entre nous, c'est autre chose. Et tout à fait intolérable. Mais ce qui est encore plus inacceptable, c'est l'attitude complice des autorités locales et régionales qui n'exigent pas en retour d'un permis d'implantation, que tous les citoyens de leur municipalité puissent en bénéficier. Si nos ancêtres avaient été aussi laxistes et complaisants, il n'y aurait encore aujourd'hui ni téléphone, ni électricité dans nos campagnes. Et tout ça, comble du ridicule, pour « les mêmes taxes chaque année qu'une maison »! « Ça ne change pas grand chose pour [vous] », monsieur le maire, mais pour nous, les laissés-pour-compte d'Internet haute vitesse en 2011, c'est révoltant.

MISE À JOUR - 13 mai 2011



MISE À JOUR - 7 juin 2011

Lors de la période de questions de l'assemblée publique du Conseil municipal, hier soir, M. le maire confirme que rien ne va plus avec le projet Internet haute vitesse de la MRC. Il nous assure cependant qu'il cherche toujours comment doter la campagne de Saint-Armand de ce service essentiel. Des pourparlers on repris localement avec Bell pour que la compagnie déjà implantée ici dans les villages de Philipsburg et de Saint-Armand puisse étendre son réseau plus à l'est. On pense pouvoir le faire via le chemin Dutch à partir de Bedford où des travaux sont en cours, en utilisant une technologie mieux adaptée et plus abordable...

jeudi 25 mars 2010

La « voie municipale »

Au premier abord, le nom surprend : Voie municipale. Puis on comprend : nos élus changent de voie, prennent une nouvelle voie. D'entrée de jeu, le mot du maire confirme cette perception : « Cette publication se veut un lien privilégié entre votre Conseil et vous tous. [...] un premier pas vers une meilleure communication entre tous les intervenants intéressés par les affaires municipales. »

Je comprends mal cependant le choix des éléments graphiques associés à la Voie municipale. Certes, c'est un beau clin d'oeil à la voie ferrée qui jadis donnait tout son sens à la gare, toute coquette sous son larmier dans les années 1910 où St. Armand Station était un arrêt obligé sur le trajet Boston-Montréal... Mais aujourd'hui en 2010, la voie routière de Saint-Armand, c'est le chemin Saint-Armand qui relie physiquement le monde de Saint-Armand, de Philipsburg à Pigeon Hill... Non?

Mais la Voie municipale, c'est d'abord « des informations pertinentes quant au travail [du] Conseil et ses réalisations, une place aussi pour l'évolution des dossiers en cours, l'écho des divers comités, sans négliger pour autant notre réalité économique, culturelle et communautaire. » Or, les nouvelles contenues dans ce premier numéro se lisent d'un trait, rédigées avec la concision des gazouillis de Twitter**; et c'est là une grande qualité. Elles nous laissent quand même sur notre appétit surtout concernant « l'évolution des dossiers en cours » : Internet haute vitesse pour tous les Armandois, par exemple, pour ne nommer que celui-là.

Cela dit, je crois sincèrement qu'avec cette publication et la prise en charge prochaine de la mise à jour et du développement de son site Web, le Conseil municipal de Saint-Armand est sur la bonne voie « vers une meilleure communication ».

Et, oui, Monsieur le Maire, j'ai pris plaisir à lire cette nouvelle publication.

** Il n'y a encore aucun gazouillis sur Twitter correspondant à «Saint-Armand». Ce lien réfère à «St-Armand», où il est notamment fait mention de St-Armand Key et de St-Armand Circle en Floride.

lundi 25 janvier 2010

« À l'ombre de élus »

Lu dans La Voix de l'Est, édition du 23 janvier 2010
Directrices municipales : ces femmes à l'ombre des élus

[...] Seulement sur le territoire couvert par La Voix de l'Est, on compte une dizaine de petites villes dirigées par des femmes.

À l'ombre des élus municipaux, ce sont elles qui abattent le gros du travail une fois les décisions entérinées par le conseil. Un rôle central, crucial qu'on leur accorde surtout en raison de leur rigueur et de leur polyvalence toutes féminines. Mais pas toujours reconnu à sa juste valeur.

« C'est en effet un poste 'multi-tâches', admet la dg et secrétaire-trésorière de la municipalité de Roxton Falls, Julie Gagné. Il n'y a pas de formation qui existe pour ça. Moi, par exemple, j'étais technicienne en gestion de bureau. J'ai appris sur le tas. On a aussi des formations, des colloques, des congrès de l'Association des directeurs généraux du Québec. Et j'ai une belle équipe. »

[...]

« C'est beaucoup de stress. On dirait que les gens n'ont pas toujours conscience de l'ampleur de nos responsabilités, souligne pour sa part Dominique St-Pierre, dg et trésorière à la Ville de Saint-Pie depuis 2001. Ça demande du leadership et une grande implication. C'est un job difficile physiquement et mentalement. Ça prend un caractère fort pour ne pas se laisser atteindre. Il ne faut jamais rien prendre personnellement. »

[...]

Devant l'ampleur de la tâche de plus en plus lourde en raison des nombreuses exigences gouvernementales, elles oublient bien souvent de compter leurs heures. Surtout quand se pointe la fin de l'année, et le début de l'autre, avec les budgets, les états financiers, la planification et la mise à jour des projets...

[...]

Et ajoutez à cela l'obligation de répondre à plusieurs patrons (les membres du conseil municipal) qui peuvent changer aux quatre ans! « Je vous dirais que ça prend environ six mois d'adaptation. C'est vrai qu'il faut repartir du départ avec les nouveaux-venus, mais ça amène aussi un vent de changement », fait remarquer Mme St-Pierre.

« On est toujours pris en sandwich entre les élus et les employés. Ça demande du temps et de la patience », note pour sa part Marie-Claude Choquette, en soulignant le degré de responsabilités qui accompagne ce poste. « Mais je vois beaucoup plus de côtés positifs que négatifs. C'est plein de variété et de défis. On apprend chaque jour. La clé dans le monde municipal, c'est d'avoir la passion. »

Isabel Authier, Texte intégral
L'article ne cite pas notre directrice générale, Mme Jacqueline Chisholm; reste à savoir si elle se reconnaît dans ce portrait...