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vendredi 1 novembre 2019

À l'eau, l'Halloween!

Pont de la rivière De la Roche, à l'est du village.

Depuis le temps que la rivière, à chaque pluie diluvienne, traverse immanquablement le chemin de Saint-Armand, ne faudrait-il pas reconstruire le pont un peu plus haut, un peu plus long... pour que l’eau passe en-dessous, et ainsi nous éviter de risqués passages à gué ou d'interminables (plus de 12 km) et hasardeux détours?

dimanche 22 avril 2018

Après quinze ans...

« Pollution de la baie Missisquoi : Où en est-on? », se demande Pierre Lefrançois dans la plus récente édition du journal Le Saint-Armand. Pour nous apprendre qu’en juin prochain, seront rendues publiques « les données permettant d’évaluer l’impact des mesures mises en place et de voir si les cibles visées ont été atteintes ».

Et, citant l’infatigable et persévérant Pierre Leduc qui se dit tout de même encore optimiste :
Nous sommes tous très préoccupés et nous tâchons de trouver la façon de communiquer ces résultats de manière à ne pas décourager la population, les agriculteurs, les gens d’affaires et les élus à qui nous devons dire qu’il faut en faire encore plus. [...] quelques bonnes nouvelles redonneront à tous les intervenants le courage de reprendre le collier et de redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs qu’on s’était fixés et dépolluer finalement la baie Missisquoi.
Pour ma part, comme Pierre Lefrançois, — et ce n’est pas avec gaieté de cœur que je l’affirme —  je suis beaucoup moins optimiste : « Ne nous illusionnons pas... », écrit-il.

En fait, je ne suis pas certain que la réalité ait beaucoup changé depuis le jeûne de Robert Galbrait en août 2003... qui avait fait l’objet d’un article dans le premier numéro du journal Le Saint-Armand, il y a quinze ans, où il était interviewé par Dominique Soulié : M. Galbraith, why did you start a hunger strike?
Your thoughts after 18 days [of this hunger strike]? We know the sun comes up in the morning, we know that gravity pulls you down to the ground. And we know that politicians play games of hide and seek with reality and with responsibility. We’ve seen it for twenty years how the politicians have hid. For example, where are the industrial representatives of these hog farms and this monoculture we’re now overwhelmed by. Where are their representatives ? Where is our MNA, where is our MP, where are our counsellors, where is our mayor ? Like the industrial polluters that hid, all of them have hid. I ‘ve seen no people come to me from this industry or from our political representatives to join us or to give us encouragement or just to be visible, to battle against what I am saying. [...] 

mercredi 9 mai 2012

La santé du lac Champlain, c'est l'affaire de tous!

Nos voisins du Vermont ont produit récemment un excellent documentaire sur le lac Champlain : son état de santé ne s'améliore pas mais nous pouvons faire - autant comme individu que comme collectivité -- une foule de choses pour y remédier. À voir absolument (en ligne) pour s'en laisser inspirer et passer à l'action...


"BLOOM: the Plight of Lake Champlain" is an Emmy-award winning documentary on the health of the 6th largest lake in the United States, and the future of the watershed communities of Vermont, New York and Quebec that surround its waters. 
The second episode in the Bloom series explores the history of wastewater treatment and introduces natural design strategies to help clean our water, reduce our reliance on energy intensive end-of-pipe solutions, and build resilient economies. 
The third episode in the Bloom series introduces the farming and food renaissance that is reshaping the Green Mountain State, and may just renew our waters in the process. 
The fourth and final episode in the Bloom series describes how we can design our houses, neighborhoods, businesses, and cities in ways that restore nature's capacity to regulate and clean stormwater.

 


Articles sur le même sujet

jeudi 19 avril 2012

Restauration et mise en valeur des berges de la baie Missisquoi

BEDFORD, QC, le 18 avril 2012 /CNW Telbec/ -
« Les berges de la baie Missisquoi, à Saint-Armand, feront l'objet d'un projet de restauration et de mise en valeur visant la consolidation et la stabilisation des rives des terrains publics du secteur Philipsburg. La Fondation Hydro-Québec pour l'environnement a consenti 50 000 $ pour la réalisation de ce projet, mené par l'Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi en partenariat avec la municipalité de Saint-Armand. » 
(...) 
Communiqué de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement

jeudi 30 juin 2011

Des écosystèmes exceptionnels à protéger

Des bouées riveraines au lac Champlain pour concilier la navigation et la conservation d'écosystèmes remarquables

MONTRÉAL, le 29 juin 2011 /CNW Telbec/ - Le 16 juin dernier, Conservation de la nature Canada (CNC) et ses partenaires ont installé, avec l'appui financier de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement, des bouées et des panneaux informatifs dans d'importantes zones de navigation de la rivière aux Brochets et de la baie Missisquoi. Ces équipements contribueront à sensibiliser les usagers et la population riveraine à la fragilité des milieux naturels. Ils permettront également la conciliation des activités nautiques et la protection d'écosystèmes remarquables.

Situées dans les municipalités de Saint-Pierre-de-Véronne-à-Pike-River et de Saint-Armand, les zones concernées sont des habitats naturels exceptionnels qui abritent une grande diversité d'espèces fauniques et floristiques. Les bouées, qui seront en place pendant la période estivale, seront retirées à la fin de l'automne. Facilement repérables, elles affichent un pictogramme « Limiter la production de vagues ». Les panneaux informatifs font quant à eux mention de la présence d'un écosystème sensible aux perturbations engendrées par la navigation.

« En respectant la nouvelle signalisation de limite de vitesse, les plaisanciers contribuent aux efforts de conservation et par la même occasion, améliorent leurs chances d'observer l'exceptionnelle diversité d'espèces qui cohabitent dans ces territoires », mentionne Nathalie Zinger, vice-présidente régionale de CNC. « Les milieux naturels visés par le projet accueillent notamment quatre espèces de tortues, dont la tortue-molle à épines, une espèce menacée au Québec. Les blessures et les mortalités liées aux collisions avec des embarcations motorisées constituent une grande menace pour cette espèce », soutient Nathalie Zinger. Les bouées visent à inciter les usagers à réduire leur vitesse de navigation et ainsi permettre aux tortues de s'écarter du danger, généralement en nageant vers le fond.

Pour Marie-Anne Sauvé, directrice générale de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement, « ce projet de CNC permet d'attirer l'attention de la collectivité locale sur des écosystèmes très riches qu'elle fréquente au quotidien et qu'elle pourra contribuer à préserver par des gestes simples. »

[...]

Lire le texte intégral du communiqué

vendredi 22 avril 2011

La baie sort de ses gonds


La colère du vent a soulevé le lac
gonflé par les pluies et la fonte des glaces
L’eau est en furie et se rue sur la route
projetant violemment objets hétéroclites
régurgitant ce que l’humain a jeté dans ses entrailles
plastique, bouteilles, cordes et restants de pêche blanche
emmêlés à des branches écorchées par le vent
aux bois et troncs flottés se marient étrangement.

Le quai n’en revient pas
le niveau du lac est si haut
qu’il est presque englouti
giflé de vagues incessantes
sortira-t-il intact de cette intempérie ?

Texte : Marie-Hélène Batchelor

Photos : Michel Saint-Denis et Marie-Hélène Batchelor
21 et 22 avril 2011



Niveau d'eau du lac Champlain à Saint-Armand
(Centre d'expertise hydrique du Québec)


Voir aussi :
Lac Champlain déchaîné (Vidéo sur MétéoMédia)

Et lire :
Quebec floods a sign of climate change? Experts divided on environmental impact of record-breaking floods (The Gazette)



La situation au Camping Philipsburg...

samedi 15 août 2009

Un jour à la baie Missisquoi?

Heureusement, il n'y a en a pas (encore) dans la baie Missisquoi cette année. Croisons-nous les doigts car, ailleurs, il en est tout autrement.

« Une dameuse sur une plage de sable. Ce n'est pas la dernière animation à la mode de Bretagne mais l'engin idéal pour ramasser les algues vertes qui empoisonnent la baie de Saint-Brieuc. Chaque jour depuis la mi-juin, la puissante chenillette rose pousse des tonnes de "laitue de mer" puante qui sont ensuite évacuées par camions. Mélangées à des végétaux broyés, elles donnent un compost vendu aux collectivités et aux agriculteurs. »
Le Dauphiné, Une dameuse autrefois utilisée près de Chamonix nettoie aujourd'hui les plages bretonnes, 9 août 2009

En lisant cet article, je me suis souvenu d'avoir assisté il y a quelques années à une démonstration de la machine à récolter les algues, avec laquelle on a pu récolter les algues qui se développaient chez les propriétaires riverains du lac Champlain à North Hero, au Vermont.

mardi 21 juillet 2009

Commission parlementaire sur la situation des lacs

La Commission des transports et de l'environnement discutera cet automne de La situation des lacs au Québec en regard des cyanobactéries Document de consultation (PDF, 750 Ko). Je reproduis, ci-après, l'annexe du document de consultation (p. 15-18); j'ai mis en gras les questions plus locales.
Éléments de réflexion
  1. La Politique nationale de l’eau et la réforme de la gouvernance de l’eau qui y est proposée permettraient-elles de s’attaquer plus efficacement au problème des algues bleu-vert?
  2. Le leadership local et régional en matière d’algues bleu-vert s’exerce-t-il de manière efficace?
  3. Le partage des responsabilités entre les différents ordres de gouvernement et les usagers de l’eau (usages municipaux, agroalimentaires, industriels, énergétiques et récréatifs) est-il adéquat?
  4. La coordination de l’ensemble des responsables de l’eau est-elle suffisante?
  5. Comment concilier les droits acquis des riverains avec les pouvoirs de réglementation municipaux?
  6. Serait-il réaliste de se donner des cibles pour l’élimination des accumulations de cyanobactéries, si oui, quelles devraient être ces cibles?
  7. Comment ces cibles peuvent-elles tenir compte de la capacité naturelle de régénération des lacs qui peut être plus ou moins limitée par l’apport en eau, la profondeur et l’importance du plan d’eau?
  8. Quel pourrait être un échéancier réaliste?
  9. Devrait-il y avoir des cibles intermédiaires?
  10. Y a-t-il des champs de recherche à privilégier pour l’amélioration des connaissances sur les algues bleu-vert?
  11. Les projets-pilotes d’élimination des algues bleu-vert permettent-ils d’entrevoir des solutions?
  12. Les effets sur la santé sont-ils bien analysés et documentés?
  13. Comment régler le problème des installations septiques des résidants qui ne respectent pas les normes?
    - Faut-il renforcer la réglementation?
    - Doit-on respecter les droits acquis?
  14. Comment s’assurer que les réseaux municipaux sont tous conformes?
  15. Si, comme certains experts l’affirment, même les installations respectueuses des normes produisent des phosphates, quel moyen faudrait-il prendre pour réduire leurs rejets dans les plans d’eau?
  16. Les normes relatives aux quantités de phosphore dans la culture des terres sont-elles adaptées à la protection des plans d’eau?
  17. Les mécanismes de contrôle actuels permettent-ils de savoir si les normes sont respectées?
  18. Les programmes de réduction de la pollution diffuse sont-ils cohérents et suffisants?
  19. Quelles nouvelles mesures devraient être préconisées pour diminuer le ruissellement du phosphore vers les plans d’eau?
  20. Devrions-nous interdire ou limiter l’utilisation d’engrais domestiques à proximité des plans d’eau?
  21. Dans quelle mesure l’intégration de la gestion des rives, du littoral et des plaines inondables dans les schémas d’aménagement peut-elle améliorer la qualité de l’eau dans les plans d’eau?
  22. Est-ce que les municipalités ont inclus avec succès la gestion des rives, du littoral et des plaines inondables dans leur schéma d’aménagement?
  23. Devrait-on apporter des modifications à la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables pour résoudre le problème des algues bleu-vert?
  24. Dans quelle mesure la gestion par bassin-versant peut-elle améliorer la qualité de l’eau et diminuer la prolifération des algues bleu-vert?
Toutes ces questions sont abordées dans le film de Pierre Brochu, Nos lacs sous la surface... Reste à voir si le gouvernement, à la suite de cette Commission parlementaire, aura le courage politique de poser les gestes qui s'imposent pour que nos lacs nous survivent.

samedi 11 juillet 2009

Pour que notre lac nous survive

Hier soir, l'organisme Renaissance Lac Brome faisait la projection publique du film Nos lacs sous la surface - Pour que nos lacs nous survivent en présence de son auteur, Pierre Brochu.

Deux heures de belles images, de témoignages qui vienne des tripes et de clips d'archives rappelant les discours inconséquents de nos politiciens ces quarante dernières années, tous partis confondus. Deux heures pendant lesquelles on ressent veux veux pas un profond malaise face au gâchis que sont devenus nos lacs le temps d'une seule génération : la nôtre.

Parmi la centaine de lacs 'en vedette' dans son film, le cinéaste fait une place importante au lac Champlain et à trois de nos concitoyens engagés. Martin Landreville y donne son point de vue de père inquiet et de conseiller municipal préoccupé. Nathalie Fortin, celui de la bénévole active coûte que coûte malgré l'indifférence ambiante. Louis Hautecloque, celui de l'agriculteur sincère coincé entre les politiques contradictoires du MAPAQ et du MDDEP. Aussi Jacques Landry, maire de Venise-en-Québec, qui, comme Martin et une dizaine d'autres maires interviewés dans le film, déplorent l'absence de moyens (financiers et légaux) au niveau municipal pour protéger les lacs et cours d'eau qui sont maintenant sous leur juridiction depuis janvier 2008. Tout au long du film, les politiciens qui se sont succédés au Québec depuis trente ans sont pointés du doigt pour leurs politiques de laisser faire dans le domaine de l'eau malgré de belles promesses, des annonces faites en grande pompe, de belles déclarations de principe et une politique de l'eau avant-gardiste (or, elle protège surtout les 'droits acquis' de polluer, apprenons-nous...).

Est-ce que ce film qui révèle autant d'incuries sous la surface viendra à bout de notre inconscience collective béate et nous amènera à exiger que nos gouvernements -- tous niveaux et tous partis inclus -- cessent de se traîner les pieds, ne se contentent pas de belles déclarations, mais agissent avec vigueur en prenant des mesures radicales pour que nos lacs nous survivent?

On peut se procurer le film sur DVD sur le Site Web du film.

vendredi 19 juin 2009

Adieu LA CORPO!

Hier soir, c'était l'assemblée générale annuelle de la Corporation bassin versant baie Missisquoi, qu'on appelle ici familièrement La corpo. Qu'on appelait, devrais-je dire, puisqu'il a été décidé d'en changer le nom pour Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi; question de se conformer à la nouvelle loi québécoise sur l'eau, nous a-t-on dit, loi qui « confirme l'approche de gestion concertée et intégrée de l'eau à l'échelle du bassin versant » (communiqué). La CBVBM devient donc l'OBVBM; adieu donc LA CORPO!

Que d'information dans une seule soirée! En plus des mots du président et de la directrice générale, nous avons eu droit à six présentations illustrées :
Ouf! (Impossible de résumer ici toute cette information; je vais mettre la documentation en ligne chez scribd.com avec la complicité et l'accord de la corpo...)

Ce qui m'a surtout frappé durant cette soirée, c'est l'esprit qui anime ceux et celles qui ont fait des interventions. La panique et l'impatience qui ont souvent caractérisé l'assemblée générale de la corpo (j'y assiste depuis quelques années) a fait place à la sérénité et à un début de confiance en l'avenir. C'est le vice-président de l'organisme, Daniel Racine qui, dans son discours de clôture, a le mieux exprimé comment s'est produite cette évolution : « Au début, producteurs agricoles et citoyens s'accusaient mutuellement d'être responsables de la situation catastrophique qui prévaut à la baie Missisquoi; puis, on s'est calmé, on s'est parlé et chaque camp a fini par admettre sa part de responsabilité; maintenant, on est capable de travailler ensemble à des solutions concrètes... »

Il reste encore beaucoup à faire pour que la baie Missisquoi 'redevienne ce qu'elle était'; on nous a même dit que les efforts faits depuis dix ans pour réduire les apports en phosphore dans le lac étaient à toutes fins utiles annulés par de nouveaux apports en amont du bassin versant où il se fait beaucoup de développement... Mais je n'ai pas senti de découragement face à ce constat; au contraire, on semble plutôt le prendre comme un nouveau défi à relever pour les prochaines années puisqu'on travaille à réviser le plan directeur de l'eau pour la baie et à finaliser un nouveau plan d'intervention pour les années à venir.

'L'ex-corpo' célébrera son 10e anniversaire toute la journée du 3 octobre prochain. À cette occasion, le nouveau plan d'action (2010-2016) fera l'objet d'une présentation publique et le site Internet de l'organisme sera mis en ligne.