À la mémoire de Hugh-Eward Batchelor (1920-2004)Mon mari, mon homme, mon compagnon
Tu es venu savourer la quiétude de la Falaise
Tu as trouvé une terre boisée que tu aimais
Et puis
Tu as trouvé la mort un dimanche printanier
Là où tu es parti, la Falaise est plus vaste
Il n'y a ni souffrances, ni plaies, ni maladies
Donne-moi, s'il te plaît, des forces et du courage
Car mon chagrin est grand, plus grand que Saint-Armand
Au revoir, Edward
Adieu, mon Amoureux
Marie-Hélène Guillemin-Batchelor
2, 7e Avenue (La Falaise)
Saint-Armand
lundi 15 mars 2004
jeudi 1 janvier 2004
À propos du train de Philipsburg
Dans un texte rédigé spécialement pour Saint-Armand-sur-le-Web, Monsieur Daniel Poirier du Réseau de transport de Longueuil présente ici le train de Philipsburg, qui a joué un rôle important dans le développement du village au début du siècle dernier. Certains détails ont été tirés de la revue Canadian Rail No. 310, pages 326 à 332, dans un article de M. Stephen Walbridge.
Aujourd'hui, de moins en moins de gens ont eu connaissance de la présence d'un chemin de fer à Philipsburg. Certaines personnes en ont cependant déjà entendu parler; d'autres ont certaines photographies témoignant de la présence du train à Philipsburg.
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Photo : Album du 150e anniversaire de Philipsburg (1996)
Il y a effectivement déjà eu un train qui se rendait à Philipsburg. Ce chemin de fer a porté plusieurs noms dont le plus connu fut le Philipsburg Junction Railway. En 1896, ce chemin de fer inaugurait son tronçon entre Stanbridge Station et Philipsburg pour la desserte des carrières. Aujourd'hui, ce chemin de fer serait en quelque sorte une branche ferroviaire plutôt qu'une ligne ferroviaire. À l'époque, ce chemin de fer joua un double rôle : desservir les carrières de marbre et établir un lien direct vers le quai de la baie Missisquoi à Philipsburg pour l'exportation par bateau de différents produits, grâce à un court embranchement ferroviaire vers le quai de la baie Missisquoi. Le service de trains de passagers y était aussi offert.
On retrouvait un triangle de virage ferroviaire (wye) à Philipsburg pour permettre de tourner la locomotive et assurer le retour de la locomotive vers Stanbridge Station. Cet embranchement ferroviaire (jusqu'au quai) fut utilisé jusqu'en 1920; la ligne ferroviaire entre Philipsburg et Stanbridge Station fut complètement abandonnée en 1939.
Membre de l'Association Canadienne d'Histoire Ferroviaire, monsieur Stephen Walbridge a écrit un excellent article en novembre 1977 dans le magazine Canadian Rail sur l'histoire du chemin de fer de Philipsburg, dans lequel on trouve deux cartes montrant la disposition des voies ferrées à Stanbridge Station ainsi qu'à Philipsburg. Qui de mieux placé que monsieur Walbridge pour en révéler tous les secrets!Voici l'ancienne gare de Stanbridge Station du chemin de fer Central Vermont. Un fait assez particulier, on retrouvait deux facades sur cette gare. Ici, on aperçoit ces façades, telles qu'elles apparaissaient le 22 mai 1993. Cette gare a été déplacée de son site original, mais on la retrouvait encore dans la municipalité de Stanbridge. Sur un des côté de la gare, on peut observer une partie du mur qui est arrondi, tout comme il l'était à l'époque du chemin de fer.
Autrefois, la gare de Stanbridge Station était située à la jonction de plusieurs lignes ferroviaires et était une gare importante pour la région. En plus de desservir la ligne Swanton/Saint-Armand/Iberville/Montréal (Central Vermont), la gare de Stanbridge Station desservait la ligne ferroviaire Stanbridge Station/Philipsburg (Philipsburg Junction Railway and Quarry Company) ainsi que la ligne ferroviaire Stanbridge Station/Farnham (Canadien Pacifique).
Photos de Daniel Poirier (numéros 93-047 et 93-048).
En 1895, la Société d'histoire naturelle de Montréal est venue faire une excursion par train à la baie Missisquoi. Source : Le Monde illustré, vol. 12 no 580, 15 juin 1895 - Collection de la Bibliothèque nationale
Dans son article, Monsieur Walbridge mentionne qu'il existe encore aujourd'hui une locomotive à vapeur qui a travaillé la majeure partie de sa carrière dans la région de Bedford (mais pas sur la ligne de Philipsburg). Il s'agit de la locomotive à vapeur numéro 492 du Canadien Pacifique fabriquée en 1914. Cette locomotive a été préservée et fait maintenant partie de la collection du Musée ferroviaire canadien situé à Saint-Constant sur la Rive-Sud de Montréal.
Concernant la locomotive à vapeur numéro 29 du Canadien Pacifique mentionnée dans l'article de monsieur Walbridge, j'aimerais ajouter qu'après avoir été exposée au Musée ferroviaire canadien à Saint-Constant et au musée ferroviaire Salem & Hillsborough au Nouveau-Brunswick, elle a été restaurée et est maintenant en exposition permanente au Siège Social du Canadien Pacifique à Calgary en Alberta.
Daniel Poirier
Réseau de transport de Longueuil
La gare de Stanbridge-Station en 1908
Photo historique de la gare de Stanbridge-Station prise au moment où le Philipsburg Junction Railway desservait les carrières Missisquoi Stone and Marble et établissait un lien direct vers le quai de la baie Missisquoi à Philipsburg pour l'exportation par bateau de différents produits, grâce à un court embranchement ferroviaire vers le quai de la baie Missisquoi.
Merci à Ross Gray de Lindsay, Ontario, de nous avoir fait parvenir cette magnifique photo de sa collection
et de nous avoir autorisé à la reproduire ici. (9 août 2012)
et de nous avoir autorisé à la reproduire ici. (9 août 2012)
samedi 15 novembre 2003
De Marie-Hélène Guillemin Batchelor
Un très Joyeux Temps des Fêtes à tous.
J'aimerais partager avec vous un moment de bonheur :
le spectacle d'un coucher de soleil (encore un !!!)
sortant d'un front de nuages noirs
où cette dernière grosse pluie du début novembre
a déferlé et grossi notre lac d'une belle hauteur
pour cette saison de l'année.

Cet arbre magnifique sur la rue Champlain
a normalement les pieds hors de l'eau,
sauf au printemps,
mais pendant cette pluie les vagues ont gelé
créant un joli monstre plein de dents acérées...
Marie-Hélène
munie d'un horrible appareil jetable...
Je retourne de ce pas hiberner
pour ne pas perdre mon beau surnom
de la belle (!) au bois d'Armand.
J'aimerais partager avec vous un moment de bonheur :
le spectacle d'un coucher de soleil (encore un !!!)
sortant d'un front de nuages noirs
où cette dernière grosse pluie du début novembre
a déferlé et grossi notre lac d'une belle hauteur
pour cette saison de l'année.

Cet arbre magnifique sur la rue Champlain
a normalement les pieds hors de l'eau,
sauf au printemps,
mais pendant cette pluie les vagues ont gelé
créant un joli monstre plein de dents acérées...
Marie-Hélène
munie d'un horrible appareil jetable...
Je retourne de ce pas hiberner
pour ne pas perdre mon beau surnom
de la belle (!) au bois d'Armand.
lundi 15 septembre 2003
Saint-Armand en arrière-plan
Tiré des archives
de Saint-Armand-sur-le-Web
Des oeuvres de fiction qui ont été inspirées par Saint-Armand.
LE PONT
Guy Edoin, Canada, 2004, fiction, Court métrage, 35 mm, couleur, 13 minutes, V.O. française, avec Catherine Bonneau, Patrick Hivon et Sarah Gravel
Par un jour de printemps, un frère et une soeur tentent d'aller noyer leur soeur « mongole » sous un pont couvert. Le destin voudra qu'une jeune fermière y fasse traverser sa vache au même moment. Un fait est : personne ne peut traverser ce pont sans voir son existence changer à jamais.
A couple with a wheelchair-bound young girl stop by a shallow river, where they struggle to commit a monstrous act. Set against a beautiful pastoral setting that harbours its own brutality, Le Pont is a disturbing tale of immoral lust and its consequences. - Liz Czach (TIF)
Production: Metafilms inc.
Ventes/Sales: Cinéma Libre
LES FLEURS SAUVAGES
Jean-Pierre Lefebvre, Canada, 1982, 152 minutes (3)
Photo : ARRQ
Simone a 70 ans. Comme à chaque été, elle quitte la pension où elle habite pour aller passer une semaine à la campagne, chez sa fille Michèle et sa famille.
La première projection canadienne du film eut lieu ici, au sous-sol de l'église Notre-Dame-de-Lourdes. Sara Mills et Michel Louis Viala de l'atelier Pluriel singulier font partie de la distribution.
Prix de la Critique internationale, Festival de Cannes, 1983
Le film est distribué par Cinéma libre où on peut aussi trouver Les Maudits Sauvages, Les Dernières Fiançailles, Le Jour S... et Alfred Laliberté.
Cinéma libre : 460, Ste-Catherine Ouest, bureau 500, Montréal H3B 1A7.
Téléphone (514) 861-9030. Télécopieur : (514) 861-3634.
Courriel : clibre@cam.org
Site web : www.cinemalibre.com
vendredi 1 août 2003
Église Notre-Dame-de-Lourdes
|
Paroisse Notre-Dame-de-Lourdes 590, chemin de l'Église Saint-Armand J0J 1T0 |
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Unité pastorale des Frontières Danik Savaria, prêtre-modérateur 26, rue de l'Église, Bedford 248-3347 frontieres@bellnet.ca |
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LIENS/LINKS |
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dimanche 15 juin 2003
La baie Missisquoi entre deux eaux

Une des beautés et des richesses naturelles de Saint-Armand et de Philipsburg, c'est la baie Missisquoi. Extension du Lac Champlain qui s'étend de tout son long chez nos voisins du sud, entre l'État du Vermont et celui de New York, la baie Missisquoi est à cheval sur la frontière; la partie canadienne ne compte que pour 7% de la surface totale du lac.
Malheureusement, c'est une richesse empoisonnée par les eaux usées, le phosphore et autres polluants agro-industriels qu'y charrie son bassin versant de chaque côté de la frontière. Les conséquences sont dramatiques pour les riverains et les villégiateurs, qui doivent maintenant se contenter de rêver à la baignade et imaginer des histoires de pêche miraculeuse.
Nous pouvons espérer cependant un renversement progressif de la situation. Parce que ces dernières années, des gens ont décidé de s'impliquer, de prendre les choses en main et d'agir, tant au niveau local qu'aux niveaux national et international.
À Saint-Armand, des organismes comme La Corporation bassin versant Baie Missisquoi et Conservation Baie Missisquoi s'affairent à mettre en place des mesures concrètes pour, notamment, dépolluer la rivière aux Brochets (l'un des trois cours d'eau du bassin versant, avec la rivière La Roche et la rivière Missisquoi; ces deux dernières se déversent du côté américain de la baie).
Aux niveaux national et international, ce sont les gouvernements et la Commission internationale mixte qui agissent. Parmi leurs réalisations importantes, il y a eu, il y a moins d'un an, une entente entre les gouvernements du Québec et du Vermont pour réduire le phosphore dans la Baie Missisquoi.

Le fait qu'il s'agit d'eaux internationales ne simplifie rien. Ainsi, à la frontière, du côté américain, il y a un pont-jetée entre Swanton et Alburg, que les Américains veulent reconstruire cette année (2003). Depuis sa première construction, «la jetée de remblai a eu pour effet d'empêcher le nettoyage naturel de la baie Missisquoi qui, depuis ce temps, est victime d'une sédimentation accrue à un point tel que l'on voit se poindre le jour où celle-ci se transformera en une vaste étendue marécageuse.» (Serge Leclerc, journal L'Avenir & des Rivières)
Notre site Ici la baie Missisquoi >>>

Et, pour le plaisir...
Chronique d'une randonnée en canot sur le Lac Champlain :
Manthey's Champlain Cruise (Texte en anglais illustré de cartes et de superbes photos)
Illustrations --
Photo du début : Robert J. Galbraith -- Photo de la fin : David Manthey, septembre 2001 -- Carte postale du pont Swanton-Alburg tirée de Penny Postcards from Vermont sur le site USGenWeb Archives (il y a là beaucoup d'autres cartes postales pour les nostalgiques...) -- Carte du bassin versant de la baie Missisquoi tirée de The Lake Champlain Basin Atlas.
jeudi 15 mai 2003
Ici le pacte rural
- Ouvrir un café-rencontre
- Établir un lieu pour activités
Créer un journal pour diffusion intra municipaleCréer un site Internet- Maintenir la garderie ouverte
- Avoir un bureau touristique qui informerait les touristes de ce qui se fait à Saint-Armand, des endroits à visiter, des cours à suivre, etc.
- Développer la signalisation pour le vélo\ transport\ la marche pédestre
- Publier de la documentation sur l'architecture et le patrimoine de Saint-Armand
- Créer un circuit historique
- Créer des corvées de nettoyage des berges de la baie
- Nettoyer, dépolluer l'eau de la baie
- Aménager un site pour la baignade
- Reconfigurer les panneaux de signalisation pour mentionner la circulation lourde
- Favoriser l'accès des routes aux piétonniers (assurer qu'elles soient sans danger)
- Détourner la circulation lourde qui passe actuellement dans le village sur 3 km
- [03.08.05]
Pas de projets pour 2003 -- Les besoins et les idées de projets ne manquent pas : les résultats de la consultation locale en font foi (voir ci-après). Pourtant, Saint-Armand ne présentera pas de projets dans le cadre du Pacte rural en 2003. Les critères de sélection du CLD Brome-Missisquoi spécifient que « les projets soumis doivent obligatoirement obtenir une partie de leur financement des municipalités concernées ». Or, la municipalité de Saint-Armand n'a pas de fonds disponibles à cette fin cette année, a-t-on appris lors de l'assemblée publique du 4 août 2003. JT
« Le pacte rural constitue la pièce maîtresse de la Politique nationale de la ruralité. Il s'agit essentiellement d'une entente entre le gouvernement et chacune des MRC à caractère rural en vue de soutenir et renforcer le développement des milieux ruraux. Les MRC signataires sont responsables de gérer l'enveloppe du pacte applicable à leur territoire. Les modalités du pacte sont flexibles et adaptées aux spécificités de chacun des territoires. » (Portail gouvernemental de la Montérégie)
Dans Brome-Missisquoi, seuls les organismes suivants peuvent maintenant présenter des projets : municipalité, organisme municipal ou MRC; organisme sans but lucratif incorporé ou coopérative; organisme public des réseaux de l'éducation, de la santé ou des services sociaux. Les axes de développement et les priorités exprimés lors des consultations (voir ci-après) seront déterminants lors de la sélection. De plus, les projets soumis doivent obligatoirement obtenir une partie de leur financement des municipalités concernées. (Selon le document intitulé Critères de sélection, publié par le CLD de Brome-Missisquoi)
La date limite pour déposer les demandes de projets est le 30 septembre 2003. Les autres critères d'admissibilité sont énumérés dans un article du journal local L'Avenir & DesRivières, édition du 5 juillet 2003.
Voici les résultats de la consultation locale, tels que publiés par le CLD Brome-Missisquoi :
| Axes de développement | Priorités par axe | Idées de projets émises lors de la consultation |
| Axe 1 : Améliorer la vie collective des citoyens | Priorité 1 : Créer des outils et des lieux de rencontres et d'activités Priorité 2 : Garder les services communautaires et sociaux qui sont en danger de disparaître | |
| Axe 2 : Développer l'offre touristique | Priorité 1 : Développer l'infrastructure (signalisation, bureau touristique)Priorité 2 : Développer le patrimoine et la culture | |
| Axe 3 : Améliorer l'environnement | Priorité 1 : Améliorer le lacPriorité 2 : Améliorer la circulation dans la municipalité | |
| Axe 4 : Stimuler et promouvoir l'achat local des produits de Saint-Armand et des environs | Priorité 1 : Marché public inter-municipal pour promouvoir l'agroalimentaire Priorité 2 : Améliorer la structure de l'agriculture vers une agriculture durable mais aussi diversifiée |
Source : Résultats de la consultation du secteur Ouest de la MRC Brome-Missisquoi, p. 5
Document du CLD Brome-Missisquoi, daté du 5 avril 2003 : merci à Mme Tania Szymanski, conseillère en développement rural au CLD, de nous avoir aimablement fourni la documentation.Renseignements sur le Pacte rural en Montérégie >>>
Renseignements sur le pacte rural dans la MRC Brome-Missisquoi >>>
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Par un jour de printemps, un frère et une soeur tentent d'aller noyer leur soeur « mongole » sous un pont couvert. Le destin voudra qu'une jeune fermière y fasse traverser sa vache au même moment. Un fait est : personne ne peut traverser ce pont sans voir son existence changer à jamais.