samedi 2 juin 2007

En 1975 : un projet de centre touristique

« Philipsburg, situé aux abords de la Baie Missisquoi, appendice du Lac Champlain, se trouve directement relié, par voie maritime, à toutes les villes limitrophes du lac (Venise-en-Québec, Plattsburg U.S....), à celles situées sur les bords du Richelieu (St-Jean, Chambly, Sorel...), ainsi qu'aux villes situées sur les rives du St-Laurent (Montréal, Québec, Gaspé...) et les autres villes en direction des Grands Lacs. On projette, pour rendre utile cet avantage, la construction d'un centre de tourisme terrestre et fluvial à Philipsburg. Ce centre de tourisme consiste en une marina (qui en est la principale partie), une plage, un terrain de camping, un parc, un stationnement ainsi qu'un 'club house'. »

Texte et illustration : Philipsburg, un site enchanteur, brochure publiée par la Municipalité de Philipsburg, 1975.

lundi 21 mai 2007

Scènes armandoises en 1881

Patrimoine


Dans les archives du Musée McCord, deux encres sur papier évoquent la vie à Saint-Armand en 1881. Ces maisons existent-elles encore?


Source : encres sur papier, collection du Musée McCord

jeudi 17 mai 2007

The Blockhaus


Construit en 1838-39, ce blockhaus pouvait loger 35 hommes.

« A Report of the Missisquoi County Historical Society contains the following note : "This old Block House was built in 1838-39 as a protection against the rebels, as they were called. It was garnisoned in 1840 by Colonel Dyer's corps of Volunteers, followed by a squadron of the Queen's Light Dragoons. " The Block house stood on the hill just back of Mr. James Taylor residence and remained, gradually falling into decay until some time in the first decade of the present century when the remains were demolished. »

Texte : George H. Montgomery, Missisquoi Bay, 1950, p. 110
Photo : Collection de la Bibliothèque nationale du Québec

Autre photo du blockhaus de Philipsburg :

Collection du Musée McCord.

dimanche 4 mars 2007

« La Licorne bleue » (2)

Patrimoine bâti
Un texte de Jean-Pierre Fourrez

Dans le dernier numéro, je vous avais promis d'aller à la pêche aux documents pour tenter de remonter l'histoire et de trouver l'origine de ma maison.

Déception! Je n'ai pas pu aller au bout de ma recherche car, avant 1830, il est difficile de remonter la chaîne des titres des propriétaires et occupants du lieu. Après avoir fouillé les Archives nationales, le bureau d'enregistrement de Bedford, le Musée Missisquoi et Internet, voici finalement où j'en suis.

Partons de la photo de famille (prise en 1892). Assis sur la galerie (restée identique), Robert Burley (1853-1907) et sa femme Jane Krans (1851-1928) sont entourés de leurs enfants : Ella Harriet B., Lena May, Hiram, Clifford, et Frank, le plus jeune assis sur les marches que bien des gens d'ici dans la soixantaine ont connu.


Frank fut le dernier de la lignée Burley. Sa veuve, Arlene Elizabeth Holland vendit la maison à Gregory Keith en 1973. Ce dernier la vendit à Daniel Lebournot (restaurant La Licorne bleue) en 1978. En 1985, John Harrod (professeur à McGill) en devient propriétaire et c'est Josiane et moi qui la lui rachetons en 1999.

Jusque là, tout va bien!

En sens inverse, on sait que Robert Barney Burley (1853-1907) a hérité de cette maison de son père, Luther Burley (1815-1893), par testament. Avant cette date, c'est pour le moment le brouillard le plus complet. Nous pouvons remonter l'histoire de la famille Burley plus avant. Le père de Luther, Robert Sr (1790-1853) est actif dans la campagne électorale du Bas-Canada de 1820 mais il habite Stanbridge East et possiblement Joseph, son père, aussi.

Quant au lot 36 sur lequel est érigée la maison (actuellement 106 au cadastre), je n'en ai trouvé aucune trace avant 1893. Qui a occupé la maison entre le moment de sa construction et le moment où on trouve une trace écrite de la présence de Luther Burley?

Dans mon article précédent, j'étais parti sur la piste de Peter Krans comme constructeur ou occupant, vu la proximité de son moulin à scie (à l'intersection de la rivière de la Roche et du chemin Saint-Armand) mais cela reste une hypothèse. Cependant un détail architectural appuie la thèse d'un constructeur d'origine allemande ou hollandaise : une partie des murs est faite en colombage briqueté, technique apportée par les colons de l'État de New York au Québec à la fin du 18e siècle et début du 19e (réf. : La maison au Québec : de la Colonie française au XXe siècle, par Yves Laframboise, Éditions de l'homme (voir photo).

Peut-être repartirais-je un jour à la pêche et vous dirais-je la suite de l'histoire. En attendant, dans le prochain numéro, je commence à dresser l'inventaire des vieilles maisons de Saint-Armand.

dimanche 28 janvier 2007

The name of Philipsburg

It was apparently not until 1809 that Philip Ruiter decided to establish a regular village and to divide the territory into building lots. The Field Book of Amos Lay, a surveyor, showing the plans and descriptions of the lots then laid out was found among the papers of Sherman Whitwell, P.L.S. in Philipsburg and deposited in the Archives at Ottawa. Mr. Paul Beique, Q.L.S., kindly remarkable success, since at a later date, the original plan, badly torn, was found among the Whitwell papers. Mr. Beique pieced together this original and made a tracing which is reproduced on the following page.
The opening entry of the Field Book opposite Lots Nos. 1, 2 and 3 reads :
"Having been surveyed and leased previous to this date, it is therefore unnecessary to give any further description of their boundaries. April 13, 1809, commenced the survey of the Village of Philipsburg."
It will be noted that John Ruiter's house, the first erected on the territory before it became a Village was built on the lot given the number 10. This house remained standing until a few years ago. Gallagher's Hotel was built as an annex to it. After John Ruiter's death in 1797 his house was occupied by his daughter, Catherine, and her husband, Richard Cheesman. The latter was killed by a shot fired from the Lake when he was standing in the front doorway. The entry in the Church register reads "On the 21st day of January, 1814, died Richard Cheesman of this Seignory of a Wound received from a musket fired off unintentionally by another person on the night of 18th January aged 25 years and was buried on the 23rd day of January in the presence of his brother-in-lay and other subscribing witnesses."
Philip Ruiter built his mansion on Lot No. 15 -- the writer's present garage lot. The accounts of both John and Philip Ruiter show that during their numerous other activities they carried on hotels and it is probable that the mansion was used for this purpose. The hotel was destroyed by fire in the middle of the last century. It is said that it was at this date (1809) that the settlement at Missiskoui Bay was given the name of Philipsburg after Philip Ruiter. For the same reason, the street on which he had built his mansion was named Philips Street.
    Source : George H. Montgomery, K.C., D.C.L., LL.D., Missisquoi Bay (Philipsburg, Que.), Granby Printing and Publishing Co. LTD., Granby, 1950, p. 46-48.

samedi 27 janvier 2007

Charles Wyatt Eaton, peintre


Un des nombreux autoportraits de l'artiste (s.d.)
Photo : Album du 150e anniversaire de Philipsburg (1996)

Né le 6 mai 1849 à Philipsburg, Wyatt Eaton fit tout jeune ses premières peintures dans un petit studio derrière la maison de son père, J. W. Eaton, propriétaire de la Missisquoi Carriage Factory, Juge de Paix et maire de Philipsburg.

Il fit ses études au National Academy of Design de New York. De 1872 à 1876, on le retrouve à Paris où il étudie à l'École des Beaux-Arts avec J. L. Gerome et deux autres artistes français : Jean-François Millet, de l'École de Barbizon, et son ami, Jules Bastien-Lepage.

De retour aux États-Unis, il enseigne au Cooper Institute et ouvre un studio à New York. Il est l'un des fondateurs (et le premier secrétaire) de la Society of American Artists.

Trois de ses toiles -- dont le portrait de Helena de Kay -- furent exposées au Palais des Beaux-Arts de Paris à l'Exposition universelle de 1889. Deux de ses portraits -- celui de M. William F. Kay et celui de Mme Harriet Kay -- font partie de la Galerie d'art du Musée Missisquoi.

Le vieux seigneur
Le Vieux Seigneur, par Wyatt Eaton (1889)
Huile sur toile, 55,5 x 46,5 cm
Source : Galerie d'images du Musée virtuel du Canada
All Rights Reserved - Musée national des beaux-arts du Québec.


Il est décédé le 7 juin 1896, à Newport au Rhode Island et fut inhumé ici, au cimetière de Philipsburg.

Source :
D'après George H. Montgomery, Missisquoi Bay, Granby Printing and Publishing Co. Ltd., 1950, p. 68 et 124, qui cite l'Encyclopaedia Britannica. Texte original en anglais.

The Missisquoi Carriage Factory

Missisquoi Carriage Factory
À l'arrière-plan, on peut voir un bateau à vapeur sur la baie Missisquoi.

The large carriage shop was the Missisquoi Carriage Factory. It stood on the North East corner of Philips Street and Foundry Hill. (..) The Carriage factory was really an important one and it is quite true that in addition to supplying the local demand and shipping to the Montreal market it had an export trade with New Zealand. It was operated by Mr. J. W. Eaton who in addition to being a Justice of the Peace was also Mayor of Philipsburg and President of the Missisquoi and Rouville Fire Insurance Company, which then had its head office in Philipsburg. Mr. Eaton resided at the foot of South Street. (...) [His house] was formerly used as a hotel (...). It offered the first hospitality to travellers entering Canada by the stage coach from Albany. Mr. Eaton's son, Wyatt Eaton, who later became a very well known artist and portrait painter, did his early painting in a studio at the rear of the house.
Texte et illustration :
George H. Montgomery, Missisquoi Bay, Granby Printing and Publishing Co. Ltd., 1950, p. 67 et 68.