lundi 25 décembre 2006

Noël sur la Falaise

C'est Noël sur la Falaise !
Boules et guirlandes ont remplacé sorcières et citrouilles...



Joyeux temps de l'année
où scintillent dans la nuit
des étoiles dorées et lumières colorées...

Mais... redevenons un peu enfant !
Arrêtons de grandir et arrêtons le temps
Pour que l'on puisse croire un instant
comme Alice le fit...
qu'un lièvre chapeauté nous a salué
qu'un chevreuil étonné nous a souri
et que le père Noël existe...

Parce que moi, je vous le jure,
Je les ai vus tous les trois.

Marie-Hélène Batchelor

samedi 2 décembre 2006

« La Licorne bleue » (1)

Patrimoine bâti
Un texte de Jean-Pierre Fourrez

En me plongeant dans les recherches, je ne savais pas que j'ouvrais une boite de Pandore! Ma naïveté d'historien amateur est mise à rude épreuve car les informations solides et vérifiables sont rares. Alors, je me retrouve devant un casse-tête de dix mille morceaux pour tenter de vous raconter l'histoire de cette vieille maison, « La Licorne bleue », située au 869, chemin de Saint-Armand, acquise par Josiane et moi en 1999.

Remontons le temps : la chaîne des titres du lot 106 est très claire jusqu'en 1893. À cette époque, la maison et les terres sont la propriété de la famille Burley, dont les membres se sont succédés de 1881 à 1970. Auparavant, il est probable que c'est la lignée Krans qui était maîtresse des lieux, mais c'est à vérifier. Et à qui Peter Krans aurait-il acheté la maison? À un certain Calvin May, si on se fie à un acte de vente daté du 16 septembre 1800. Si tel est le cas, la maison a été construite avant 1800? Pour le moment, plus de questions que de réponses.

À l'index des immeubles de la paroisse de Saint-Armand-Ouest, on trouve une foison d'actes de vente plus récents de la maison elle-même ou de parties de terre vendues, cédées, léguées au gré des successions ou des besoins financiers des propriétaires (la loi sur le zonage agricole n'arrive qu'après 1976). On note dans ces transactions, en 1907, la vente par Jane Krans, épouse de Robert Burley, d'un terrain de trois acres (payé comptant) à la fabrique Notre-Dame-de-Lourdes. Était-ce pour y établir le cimetière actuel, pas très loin de la maison? On découvre aussi l'achat de la maison par un certain Daniel Lebournot, qui y installera un restaurant, de 1978 à 1985, et donnera le nom à la maison, que nous avons conservé.

Au fil des ans, d'après la petite histoire, elle fut une ferme, brièvement un relais de poste pour la diligence Montréal-Boston avec taverne, une école, un bureau de poste et autres vocations, mais tout cela reste à vérifier. Il y a aussi des légendes savoureuses, dont la suivante : À la fin des années 1800, il y eut une attaque de la diligence au relais qui se trouvait à l'époque à Mitchell's Corner (en face du garage Chevalier). Les bandits s'emparèrent d'une somme d'argent indéterminée et s'enfuirent vers Saint-Armand. Poursuivis par la milice, ils furent arrêtés près du chemin Pelletier nord, sauf l'un deux qui se serait caché à la ferme Burley et aurait jeté son magot dans le puits. Ce puits existe encore mais point de trésor; j'y ai juste découvert une moufette crevée. Autre anecdote : dans son testament, Luther Burley (1850) demande de prendre soin du cimetière familial adossé à un mur de pierre et entouré d'une clôture. On dit qu'il n'y a pas si longtemps, un petit cimetière aurait été rasé et les pierres tombales enfouies le long du chemin de Saint-Armand, non loin du cimetière actuel. Serait-le lieu de sépulture des Burley, dont on a perdu la trace?

Quant à la maison elle-même, c'est un bâtiment très simple dont le premier carré daterait de 1789. La structure générale est faite de poutres fixées en tenons et mortaises chevillées (comme les granges). Au début des années 1800, un deuxième bâtiment avec galerie y fut annexé ainsi qu'une cuisine d'été attenante à un garage à charrettes. La toiture était couverte de bardeaux de cèdre (il en reste sous la lucarne, bien cachés sous la tôle actuelle). Les murs étaient recouverts de clins de cèdre remplacés depuis par du pin sauf sous la galerie qui est restée en l'état original. Sur le plan architectural, elle n'a pas le cachet des maisons loyalistes mais reste digne dans sa simplicité car n'oublions pas qu'il s'agit d'une maison de ferme et non d'une demeure bourgeoise.

Les bâtiments de la fin du 18e siècle sont rarissimes et témoignent de l'installation des fondateurs de Saint-Armand. C'est donc un travail de mémoire collective qu'il nous faut entreprendre. Pour savoir où l'on s'en va, il est indispensable de savoir d'où on vient.

Si ma pêche aux documents est fructueuse, je vous parlerai dans ma prochaine chronique des gens qui ont vécu à La Licorne bleue avant qu'elle porte son nom ainsi que de son constructeur qui, pour le moment, reste anonyme.

Si vous possédez des in formations, témoignages ou documents sur cette maison, n'hésitez pas à m'appeler au 450-248-2102.

Dans quelques temps, je publierai une liste provisoire des maisons qui devraient faire partie de ce patrimoine bâti de Saint-Amand/Philipsburg/Pigeon Hill. Je demanderai aux propriétaires de nous dire tout ce qu'ils savent de leur maison et je les inviterai à pousser les recherches, si le coeur leur en dit. J'espère au fur et à mesure augmenter la liste de manière à passer ensuite à d'autres éléments tels que : églises, gares, etc.

mercredi 8 novembre 2006

« À Saint-Armand, tous les citoyens sans exception ont droit aux mêmes services »

Lors de l'assemblée publique du 6 novembre 2006 du Conseil municipal, le conseiller Rodrigue Benoit a tenu a rappeler avec beaucoup d'émotion dans la voix que depuis toujours, à Saint-Armand, tous les citoyens ont droit aux mêmes services peu importe ce qu'il en coûte. Dans le cas des chemins, par exemple, le résidant isolé au bout d'un rang verra son bout de chemin aussi bien entretenu que s'il demeurait près du village.

Il s'est dit très surpris de lire dans la dernière édition du journal Le Saint-Armand que l'asphaltage de certains rangs devrait être remis en question -- notamment le chemin Benoit et le chemin des Érables -- compte tenu du coût par maison desservie.
« Le pavage de ces deux chemins, écrivent Daniel Boulet et Pierre Lefrançois, représente une somme de près d'un million de dollars sur vingt ans. Et c'est sans compter tous les autres chemins municipaux. C'est pourquoi nous croyons urgent de définir une politique cohérente de notre réseau routier. »
Source : Le Saint-Armand, vol. 4, no 2, p. 2
« Garantir les mêmes services à tous et chacun des citoyens, c'est une question de principe et non une question d'argent, a tenu à réaffirmer Rodrigue Benoit; ça fait partie de la culture de Saint-Armand. »

Mise à jour - 6 mai 2007
Le conseiller Rodrigue Benoit est décédé le 26 avril dernier. Saint-Armand perd avec lui un homme d'engagement et de convictions profondément attaché à sa communauté locale. Nous offrons nos sympathies à ses parents et amis.

lundi 4 septembre 2006

Mystérieux Moore's Corner

HISTOIRE

Ne cherchez pas Moore's Corner à Saint-Armand, vous ne trouverez pas l'endroit. Pourtant, Moore's Corner a bel et bien existé.

La première fois que je l'ai vu mentionné, c'est en revisitant l'histoire des Patriotes : j'ai alors appris qu'il y avait eu un affrontement en 1837 entre des miliciens loyalistes et quelques patriotes dans un lieu appelé Moore's Corner, à Saint-Armand.

Plus tard, en faisant des recherches sur la gare de St. Armand Station, j'ai retrouvé la mention Moore's Corner sur une carte ferroviaire datée de 1879. Entre St. Armand Station et Stanbridge Station, le Central Vermont Railway s'arrêtait alors à Moore's Corner...

Tout récemment, une rencontre impromptue avec l'historien-géographe Claude Martel m'a amené à m'intéresser aux bureaux de poste qui ont eu pignon sur rue sur le territoire de Saint-Armand. Une des cartes historiques de son fond de recherche nous apprend l'existence d'un bureau de poste à Moore's Corner de 1865 à 1897!

AGRANDISSEMENT
Source : Claude Martel, géographe-historien - Extrait du Fonds de recherche de l'Institut de recherche sur l'histoire des chemins de fer au Québec (Août 2006).

Sauriez-vous localiser Moore's Corner à Saint-Armand?


Voilà qui prouve donc hors de tout doute l'existence de Moore's Corner... Pourtant, il n'y a aucune trace de Moore's Corner à Saint-Armand! Aucune. Rien. N'est-ce pas là symptomatique d'une carence de notre mémoire collective?

Je crois qu'une réflexion s'impose dans notre communauté sur le sort dévolu à notre histoire locale et au patrimoine qui en témoigne. Que d'aussi 'gros morceaux' aient complètement disparu de notre paysage m'apparaît inexplicable et même inacceptable d'un point de vue citoyen.

Il est cependant encore temps d'agir en donnant un sens à la devise Je me souviens pour que les générations futures d'Armandoises et d'Armandois sachent d'où elles viennent. Et je crois qu'il revient au Conseil municipal, seule instance démocratique locale encore debout, de faire ce qu'il faut en ajoutant à ceux de la Sécurité publique, de la Voirie municipale, de l'Hygiène du milieu, etc. le secteur Histoire et patrimoine de Saint-Armand et en nommant un membre du Conseil responsable de ce secteur avec le mandat de préparer un plan de conservation et de mise en valeur.

mercredi 30 août 2006

Les sept merveilles de Saint-Armand

Inspiré par Seven Wonders of Canada de la CBC et par Les sept « nouvelles » merveilles du monde, voici le concours Les sept merveilles de Saint-Armand. Un concours sans prix ni prétention, que j'initie pour lancer un défi à notre sens de l'appréciation locale.

Parmi les ouvrages humains et les sites naturels de notre région, lesquels pourraient être considérés comme étant Les sept merveilles de Saint-Armand?

En nomination (sans ordre) :


Le barrage des castors de l'étang Streit
(Photo : Rudi Tchadej)



L'église United Methodist Church
(Photo : Pierre Cadieux)



Le poste frontalier de Saint-Armand
(Photo : Dominique McNeely)



Le sanctuaire d'oiseaux Montgomery
(Photo : P.Q.S.P.B.)



L'ancienne gare de St. Armand Station
(Photo : Daniel Poirier)



Le pont Guthrie
(Photo : Patrice Marcotte)



La maison de La Licorne bleue
(Photo : Jean Trudeau)



Le Domaine de la baie Missisquoi
(Photo : FIC)



La rivière de la Roche
(Photo : Virginie Comtois)



L'église Notre-Dame-de-Lourdes
(Photo : Pierre Cadieux)



Pigeon Hill
(Photo : Pierre Cadieux)



Les couchers de soleil sur la baie Missisquoi
(Photo : Henriette Bombardier)



Le chemin Saint-Armand
(Photo : Jean Trudeau)



(Votre merveille)


Et vous? Quel ouvrage ou quel lieu d'ici mettez-vous en nomination pour devenir l'une des sept merveilles de Saint-Armand? Vous pouvez les soumettre publiquement au concours dans un commentaire ci-après ou privément par courriel : vos mises en nomination seront ajoutées à la liste précédente.

Fermeture de la caisse populaire à Saint-Armand : « C'est regrettable, mais c'est la vie! »

Extraits d'un feuillet publié cette semaine par la Caisse populaire Desjardins de Bedford : Un demi-siècle d'histoire.


« Le 4 janvier dernier, le Conseil d'administration de la Caisse populaire Desjardins de Bedford prenait la difficile décision de transférer les activités du Centre de services de Saint-Armand vers son siège social de Bedford. Ainsi, le 29 juin prochain, lorsque madame Fréchette tournera, pour une dernière fois, la clef dans la serrure du local de l'ancienne gare, elle tournera également la dernière page d'un chapitre particulièrement riche de l'histoire du mouvement coopératif Desjardins dans notre région. »
M. André Landry, prés. du C.A.
Caisse populaire Desjardins de Bedford

« Devant le fait que le Centre de services de Saint-Armand enregistre, depuis plusieurs années déjà, un déficit annuel de près de 40 000 $, c'est encore une fois aux élus de notre Conseil d'administration qu'il appartient de préserver les meilleurs intérêts de l'ensemble des membres en ramenant vers notre siège social les opérations de Saint-Armand. À titre de directeur général de la Caisse populaire de Bedford, je tiens à dire que je suis convaincu que cette solution est la meilleure et que nous mettrons tout en oeuvre pour prouver à nos membres de Saint-Armand qu'ils doivent se féliciter de la perspicacité des membres de leur Conseil d'administration. »
M. Claude Frenière, dir. gén.
Caisse populaire Desjardins de Bedford

« Aujourd'hui, les habitudes de consommations de nos concitoyens ont évolué à un point tel qu'aucun des efforts que nous serions prêts à consentir ne saurait inverser la décicion prise par le Conseil d'administration de la Caisse [populaire Desjardins de Bedford]. C'est regrettable, mais c'est la vie! »
M. Réal Pelletier, maire
Municipalité de Saint-Armand

« Durant mes 18 années à titre de membre du Conseil d'administration, j'ai toujours défendu les intérêts des membres de Saint-Armand, en faisant valoir que notre Centre de services ne coûtait pas cher à maintenir et qu'on devait bien ça à nos membres fondateurs qui continuaient d'y faire des affaires. (...) Malheureusement il y a des jours où il faut être réaliste. »
M. Alfred Benoit, ex-membre du C.A.
Caisse populaire Desjardins de Bedford
Caisse populaire de Saint-Armand-Ouest

« En 1985, j'ai été témoin de la fusion avec la Caisse de Bedford et quelques mois plus tard, comme j'avais le sentiment de me tourner les pouces, c'est moi qui ai proposé à monsieur Bourgeois de réduire à trois le nombre de journées d'ouverture du Centre de services de Saint-Armand. La vraie surprise, ce n'est pas la fermeture du Centre de Saint-Armand; pour moi, la vraie surprise c'est qu'il soit resté ouvert si longtemps! »
Mme Lucette Tougas
Première caissière de la Caisse populaire de Saint-Armand-Ouest

« Après le 1er juillet, je continuerai ma carrière au siège social de Bedford, en compagnie d'un groupe de collègues compétents et dynamiques. Par contre, je sais à l'avance que je vais m'ennuyer des membres de Saint-Armand; alors je les encourage à venir me rendre visite! »
Mme Francine Fréchette
Caissière responsable du Centre de services de Saint-Armand

Deux magnifiques concerts à l'Église de Saint-Armand

(Communiqué)
Le Conservatoire de musique de Montréal inaugure une nouvelle série de concerts à l'Église Notre Dame¬de Lourdes de la municipalité de Saint Armand. Cette nouvelle série fait maintenant partie de la programmation annuelle du conservatoire et mettra en vedette des étudiants de cette institution. Cette activité organisée par la Fabrique de Notre Dame-de Lourdes est en lien avec la mise en place d'un Carrefour culturel à Saint Armand.

L'un des principaux objectifs de la création d'un centre culturel est de mettre à la disposition du public des lieux où seraient programmées des activités dans le domaine des arts tels que des concerts.

Les programmes des deux concerts qui auront lieu les 17 et 18 mars prochains seront complètement différents. Des œuvres de Mozart, Liszt, Ravel, Haydn et bien d’autres compositeurs seront interprétés.

Pianiste, flûtiste, mezzo-soprano, un Quatuor pour hautbois et cordes seront de la partie ainsi qu’un Trio pour piano, hautbois et basson composé de Marjorie Tremblay, Gaël Lane Lépine et Catherine Carignan (que l'on retrouve sur la photo).

Les artistes ont été choisis suite à des auditions auxquelles ont participé les membres du comité organisateur et une bourse d’études sera remise par la fabrique aux étudiants du Conservatoire de musique de Montréal.

La présentation de ces concerts est possible grâce à de précieux collaborateurs tels que la municipalité de Saint Armand, la MRC Brome Missisquoi, Le Groupe Archambault, La Presse et Cowansville Toyota/Mazda.

Le prix d'entrée pour chaque concert est de 10 $ par personne (5 $ pour les étudiants) et tous les profits seront versés à la Fabrique Notre Dame-de Lourdes.

Pour toutes informations et réservations, veuillez communiquer au numéro 450 248-0958

Soyez des nôtres!

Les artistes et le programme du concert du 17 mars, 19 h 30 (document PDF)
Les artistes et le programme du concert du 18 mars, 14 h 00 (document PDF)