vendredi 26 janvier 2007

George Hugh Alexander Montgomery

George Hugh Alexander Montgomery is one of the Montreal bar, of which he is an ex-councillor. He has successfully pleaded cases in al the courts of Canada and before the privy council and has for some years occupied an enviable place at the bar of this city. He was born at Philipsburg, P.Q., February 5, 1874, a son of the Rev. Hugh and E. M. (Slack) Montgomery. (...)

In 1909 he was created king's counsel. His work in the courts has shown him to be largely a master of the principles of jurisprudence and also possessed of the power to present his cause clearly, cogently and logically, His ability as an advocate is acknowledged by contemporaries and colleagues.



Mr. Montgomery is the owner of Lakeside Stock Farm at Philipsburg, Quebec, the home of some of the finest Ayrshire cattle and Clydesdale horses in the Dominion. Modern in its improvements, with fine natural advantages, this farm countains two hundred and fifty acres of the finest arable soil, for which most of the eastern township farms ar noted, as well as ample additional acreage to meet the requirements of a sucessful stock farm.

Mr. Montgomery has for mort than twenty years been extensively interested in farming operations, and from time to time has added to his holdings, in the eastern townships, which now comprise more than seven hundred acres. It was more than ten years ago that he started in to breed the best in pure-bred Ayrshire cattle, and while finding all the recreation and entertainment sought by a gentleman farmer, the project has been conducted on a business as well as a scientific basis with gratifying results. Stock from Lakeside Stock Farm have successfully contested in the show ring with the best herds in Canada. Equally as high class are the Clydesdale horses owned and bred at this farm.

In 1913 Mr. Montgomery completed his beautifil country residence on Missisquoi Bay near Philipsburg. Modern in its appointments, the structure is of field stone up to the ground floor, above which it is of Elizabethan style, and from its site overlooking Lake Champlain, comprises one of the most attractive homes in that section. (...)
Source :
Atherton, W. H. (William Henry), Montreal from 1535 to 1914. Volume IIII : biographical, Montreal, 1914, p. 352-355 via le site Our roots/Nos racines

dimanche 14 janvier 2007

Le journal le Saint-Armand ne disparaîtra pas

(Communiqué reçu le 13 janvier 2007)

Chers amis et amies,

Lundi dernier 8 janvier, lors de sa séance mensuelle, le Conseil municipal nous a annoncé qu'il ne financerait plus Le Saint-Armand, de quelque manière que ce soit, ni par subvention, ni par achat d'espace. La raison officielle est que, d'une part, la municipalité entame une ère d'austérité et coupe dans tout ce qui lui semble superflu (!!!), et que, d'autre part, elle estime avoir fait son devoir en nous attribuant durant trois ans une « aide au démarrage d'un projet communautaire ».

Le Maire et ses conseillers semblent ignorer qu'un « projet communautaire » est par définition d'intérêt général et peut donc être soutenu financièrement par les contribuables. Le Saint-Armand dérange-t-il parce qu'il lui arrive parfois de critiquer la politique municipale? En tout état de cause, la décision prise ne dénote malheureusement qu'un manque de vision flagrant de la part du conseil.

Même si c'est un coup dur pour le journal, Le Saint-Armand ne disparaîtra pas. Il est devenu une nécessité, presque une institution, et la plupart de nos concitoyens l'ont adopté, le soutiennent (même silencieusement) et attendent le prochain numéro avec impatience. Il fait l'envie des villages avoisinants. Au fil de nos 20 numéros, malgré quelques erreurs bien excusables de la part de bénévoles sans expérience du journalisme, nous avons oeuvré pour la communauté de façon exemplaire et respectueuse de chacun. Nos chroniques font connaître la vie chez nous et témoignent de notre désir que nos villages restent vivants.

Bref, nous sommes fiers de notre journal et, même si nous sommes profondément déçus de ne pas recevoir d'appui de nos élus, nous avons l'intention de continuer. Nous chercherons de nouvelles sources de financement et, lors de notre prochaine assemblée générale (date à déterminer), nous comptons sur vous pour nous aider dans ce sens.

Merci à tous et à toutes de votre appui fidèle.

Jean-Pierre Fourez
Rédacteur en chef du journal Le Saint-Armand

vendredi 12 janvier 2007

Im-pa-tien-ce ci-toy-en-ne


DE Saint-Armand sur le Web
Billet aigre-doux
Janvier 2007

C'était, le 8 janvier dernier, la première assemblée publique du Conseil municipal de Saint-Armand de l'année 2007. De mémoire d'homme, c'est l'assemblée régulière publique la plus courte jamais tenue par ce Conseil. En plus de nos élus (moins une), étaient présents une douzaine de citoyennes et citoyens qui s'intéressent encore à la vie municipale.

Le Conseil actuel arrive bientôt à mi-mandat. Après avoir assisté pratiquement à toutes les assemblées publiques depuis la dernière élection, j'ose faire ici quelques observations sur la façon dont évolue ce dernier bastion de notre démocratie locale.

Les membres de notre Conseil municipal sont des hommes et des femmes consciencieux et dévoués qui pour la plupart ne comptent ni leur temps ni leurs énergies quand il s'agit de bien gérer les biens collectifs de Saint-Armand avec un budget annuel approchant les 2 millions de $. À ce chapitre, ils méritent notre confiance et notre soutien. Mes propos ne remettent pas du tout en question la qualité et l'intégrité, ni même les choix des personnes qui se sont vues confier l'administration de nos taxes foncières.

Je me questionne cependant sur leur conception de la démocratie municipale -- en particulier celle du maire Réal Pelletier --, considérant le peu d'importance qu'accorde ce Conseil à l'information et à la participation des citoyens qu'il représente. Il ne s'agit pas là d'une affirmation gratuite : je l'illustrerai par des faits bien précis qui ont marqué l'année 2006 et par le rappel des orientations récemment annoncées par le maire pour les trois années qui viennent.

Saint-Armand n'est pas une communauté tissée serrée. C'est plutôt une collectivité en courtepointe. La municipalité regroupe deux villages, des hameaux centenaires, des développements résidentiels plus ou moins récents, plusieurs fermes isolées et quelques industries primaires. Tous ces groupements sont caractérisés par leur diversité socio-culturelle et leurs particularités géographico-historiques. Le paysage naturel armandois est tout aussi varié; comme le sont ses ressources et son économie, d'ailleurs. Les habitants bien enracinés ou récemment transplantés dans l'ex-seigneurie de René-Nicholas Levasseur ont cependant quelque chose en commun : un profond attachement à leur milieu. (La première fois que j'ai emprunté le chemin Saint-Armand, c'était en mai 1978, je me suis dit spontanément : « C'est ici que j'aimerais dorénavant vivre et mourir! » Plusieurs depuis m'ont d'ailleurs dit qu'ils avaient eu une réaction semblable en découvrant l'endroit.)

La municipalité actuelle est l'aboutissement de plusieurs fusions administratives à travers l'histoire, la plus récente étant celle des villages de Philipsburg et de Saint-Armand-Ouest en 1999. Qui dit fusion dit éloignement des résidants du pouvoir décisionnel. (Je serais curieux, par exemple, de savoir combien de parents dont les enfants fréquentent encore l'école Notre-Dame-de-Lourdes à Saint-Armand s'inquiètent de ce qui se passe aux séances des Commissaires qui, depuis la dernière fusion des Commissions scolaires, se tiennent à 60 kilomètres d'ici...) Ces fusions faites au nom de 'la rationalisation' amènent avec le temps les administrateurs à 'oublier' l'identité locale (la vraie vie, quoi) : efficacité oblige. Conséquences : atténuation du sentiment d'appartenance à la communauté dont on se sent de moins en moins partie prenante, désaffection à l'égard du pouvoir public qui nous ignore et, en bout de ligne, déclin des valeurs démocratiques. C'est là, selon moi, la principale raison de l'indifférence de plus en plus généralisée face aux élections municipales et scolaires; et c'est ce qui, localement, explique en grande partie que tous les membres du Conseil municipal actuel de Saint-Armand ont été nommés par acclamation en 2005.

Face à cette situation, nos 'élus' locaux ont deux choix : se cantonner comme si de rien n'était dans leur rôle d'administrateurs légitimes de la municipalité ou s'ingénier à trouver des moyens pour que leurs concitoyens se sentent concernés par la vie municipale et s'impliquent activement dans le développement de leur communauté.

Or, pour ranimer la démocratie au niveau local, il n'y a pas 56 moyens : cela passe d'abord par l'information des citoyens et ensuite par une ouverture à leur participation active au développement de leur milieu.

Dans cet article, nous allons nous arrêter à l'information; dans un article subséquent, il sera question de participation.

Le Conseil et l'information des citoyens

L'année 2006 a été marquée par une initiative sans précédent et très prometteuse du Conseil de Saint-Armand au chapitre de l'information municipale : la soirée d'informations du 31 mai sur un projet de zonage local de production. Nous avons été nombreux ce soir-là à répondre à l'invitation du maire Réal Pelletier, à venir le questionner avec ses experts invités sur le cadre législatif du zonage et sur le projet à l'étude, nombreux aussi à exprimer nos attentes pour que notre milieu naturel soit protégé. L'événement amena même un groupe de citoyens à déposer un document de recommandations quelques jours plus tard, lors de l'assemblée publique régulière du Conseil.

Autre initiative prometteuse du Conseil municipal en 2006 au chapitre de l'information : la parution d'une chronique -- « La mairie vous écrit... » -- dans chaque numéro du journal bi-mensuel Le Saint-Armand. « Le Conseil municipal de Saint-Armand a décidé de participer au financement du journal Le Saint-Armand en achetant un espace dans ses pages. Il servira à favoriser la communication et les échanges entre tous les contribuables et le Conseil municipal sur des sujets importants », pouvait-on lire en préambule à la première chronique, sous la plume du conseiller Martin Landreville.

Favoriser la communication et les échanges... Contre toute attente, ces deux initiatives n'ont cependant pas fait long feu. Le maire Réal Pelletier vient d'annoncer qu'il n'y aurait plus de chronique dans le journal, l'entente étant échue. Quant à l'étude des recommandations issues de l'assemblée d'informations du 31 mai, elle est reportée d'une séance du Conseil à l'autre depuis l'adoption par ce dernier en juillet dernier du libellé initial de la MRC à peine modifié (Résolution 06-07-2086).

Deux autres projets initiés en mars 2006 et liés à l'information municipale sont demeurés jusqu'à maintenant lettres mortes. Le premier, mis de l'avant par la conseillère Ginette Lamoureux Messier, d'utiliser le site Web de la CRE (Conférence régionale des élus de la Montérégie-Est) pour y diffuser gratuitement les avis et communiqués du Conseil. Le deuxième, cette initiative mise sur la table par le conseiller Martin Landreville de créer un site municipal de type blogue en vue d'y informer et d'y consulter en ligne la population locale sur les sujets abordés aux assemblées du Conseil (Résolution 06-04-2006). Or, huit mois plus tard aucune information émanant du Conseil n'a encore été diffusée via le site de la CRE Montérégie-Est. Quant au projet d'un blogue ou d'un site Web officiel pour la municipalité, après des mois et des mois de tergiversations pour réserver l'adresse URL saint-armand.qc.ca auprès de l'ACEI, il est mis sur la glace : le maire vient en effet d'annoncer que le projet de site Web municipal serait remis à l'ordre du jour en 2008, au moment où l'accès Internet haute vitesse devrait être disponible partout dans la municipalité.

En décembre dernier, tous les contribuables de Saint-Armand recevaient par la poste le 2e numéro du Bulletin de l'hôtel de ville avec le « Rapport du maire à tous les contribuables de la municipalité de Saint-Armand ». Dans ce rapport, il n'est fait aucune mention des précédents projets sauf celui de l'implantation d'Internet haute vitesse d'ici 2009 (!); l'information municipale ne figure pas non plus dans les orientations annoncées pour les trois prochaines années.

Il serait incorrect de ne pas mentionner quelques gestes posés par le Conseil en 2006 au chapitre de l'information : celui d'avoir procédé à l'installation d'un système d'amplification qui corrige en grande partie la mauvaise insonorisation de la salle communautaire où se tiennent les assemblées du Conseil; celui aussi d'avoir favorisé la diffusion des projets d'ordre du jour et des procès-verbaux dans Saint-Armand-sur-le-Web -- un service public que nous offrons gratuitement; celui enfin d'avoir accordé une plus grande importance et une plus grande flexibilité à la période des questions lors des assemblées et de l'avoir programmée à heure fixe.

Mais c'est beaucoup trop peu...

Les membres du Conseil actuel ont le devoir de faire en sorte que le scénario des dernière élections municipales ne se répète pas en 2009 à Saint-Armand. S'ils doivent alors être réélus, il serait normal que ce soit à l'occasion d'une élection démocratique avec un vote en bonne et due forme. Pour cela, il leur faut entretenir l'intérêt des Armandois et des Armandoises pour ce qui se passe dans leur municipalité en les informant régulièrement de l'évolution des différents dossiers. Tout simplement parce qu'il n'y a pas meilleure stratégie pour susciter une saine et constructive opposition démocratique!

Informer risque de faire évoluer les choses en suscitant des commentaires, des suggestions, des questions, des remises en question, bref, de l'opposition. Informer et consulter permet aussi d'engendrer des consensus constructifs mobilisateurs : la soirée d'informations du 31 mai sur le zonage de production en est une belle illustration.

Ne pas informer peut cependant avoir des conséquences bien plus néfastes : la méfiance, la procrastination, la banalisation, la suspicion... Pire encore, le désintérêt et l'indifférence. Autant d'attitudes qui, à plus ou moins long terme, ne peuvent être que préjudiciables à la démocratie municipale.

Pour ne pas rester théorique, je rappellerai quelques-uns des thèmes dont les tenants et aboutissants sont demeurés plus ou moins obscurs malgré qu'ils se soient plus d'une fois directement ou indirectement retrouvés inscrits à l'ordre du jour des assemblées publiques du Conseil municipal de Saint-Armand en 2006 :
  • la contribution de la municipalité pour stopper l'euphorisation chronique de la baie Missisquoi -- les cours d'eau sont de compétence municipale depuis janvier 2006;

  • l'implication municipale dans la révision du projet provincial de parachèvement de l'autoroute 35 dont l'impact risque d'être majeur sur l'avenir de Saint-Armand -- selon l'avis même du BAPE;

  • la hausse du rôle d'évaluation et les choix budgétaires qui justifient celle des taxes foncières malgré des surplus budgétaires -- hausse de 7,5 % à partir de 2007, annoncée verbalement par le maire;

  • l'implication de la municipalité dans le socio-culturel -- que prévoit faire le Conseil pour que Saint-Armand, maintenant désigné « carrefour culturel », en devienne véritablement un?;

  • le soutien au développement économique local -- qu'entend faire le Conseil municipal pour éviter que ne se reproduise l'échec d'initiatives commerciales récentes pourtant prometteuses?;

  • la conservation du patrimoine et la transmission de l'histoire du milieu -- la conservation de la mémoire collective doit-elle être laissée à la bonne volonté des individus et aux institutions extérieures; n'est-elle pas plutôt une responsabilité collective locale?;

  • l'accès pour tous à une connexion Internet à large bande -- comment expliquer que les nombreuses démarches soient infructueuses jusqu'à maintenant malgré d'importants déboursés pour des études;

  • le site Web officiel de la municipalité en vue de consulter les citoyens sur les sujets à l'étude aux assemblées du Conseil -- pourquoi le reporter en 2008 après en avoir si souvent parlé en 2006?;

  • les recommandations proposées à la suite de la soirée d'information du 31 mai 2006 en vue de définir la phase 2 du zonage de production -- qu'en advient-il?
Voilà autant de dossiers pour lesquels les citoyennes et les citoyens de Saint-Armand méritent d'être mieux informés parce c'est nous tous qui en assumons les frais en bout de ligne. Et d'autres encore, dont ceux qui ont fait l'objet d'articles dans Le Saint-Armand : celui de la déforestation à des fins d'épandage et celui des importants investissements consentis par le Conseil pour le pavage des rangs. L'entretien de nos chemins et leur patrouille par la Sureté du Québec constituent les deux plus importants postes de dépenses municipales...

J'ai rappelé précédemment l'événement citoyen de l'année 2006 à Saint-Armand : la soirée d'informations du 31 mai au Centre communautaire. Je rappellerai en terminant un autre événement, moins récent mais tout aussi marquant : le grand rassemblement au terme du concours « Invente ton village! », auquel Robert Crevier avait convié nos jeunes en 2004. Ces deux événements éminemment rassembleurs ont un point en commun : celui d'avoir été une occasion de faire s'exprimer publiquement les rêves citoyens.

Je souhaite que nos élus locaux - le maire Réal Pelletier en tête -- créent un climat plus ouvert au dialogue avec la population afin que tous puissent partager leur vision de Saint-Armand et travailler ensemble à en réaliser ce qui nous est commun à travers des projets rassembleurs, structurants, constructifs et enrichissants (dans les deux sens du mot).

Jean Trudeau
p.s. - Deuxième volet à venir
Le Conseil municipal et la partipation : le sous-développement guette Saint-Armand si les citoyens ne s'impliquent pas dans leur milieu. Il y a des signes qui ne trompent pas.



Documentation en ligne :
  1. Procès-verbaux des assemblées du Conseil municipal
  2. Recommandations d'un groupe de citoyens concernant le zonage de production
  3. Le comité consultatif d'urbanisme (CCU) - Document du MAMR

lundi 1 janvier 2007

Souhaits en un mot pour 2007

À nos élus locaux
d'être à l'écoute

À la Corpo baie Missisquoi
d'être leader

Au journal Le Saint-Armand
d'être rassembleur

Aux 1 300 Armandoises et Armandois
d'être fiers

À nos députés
d'être présents

À tous les candidats aux élections prochaines
d'être visionnaires




Aux plus vieux
de nous en souvenir

Aux plus jeunes
de bouger

Aux artistes
d'être inspirés

Aux entrepreneurs
d'être imaginatifs

Aux médias
d'être honnêtes

Aux diffuseurs
d'être responsables

Aux blogueurs
d'être authentiques

Aux publicitaires
d'être respectueux

Aux actionnaires
d'être raisonnables

Aux bénévoles
d'être chaleureux

Aux professeurs
d'être inspirants

Aux parents
d'être fermes

Aux soignants
d'être patients

Aux intellectuels
d'être éclairants




À nous
de persister

À nos enfants
d'être rayonnants

À nos clients
d'être nombreux

À vous
de sourire...


Et quels sont les vôtres?

lundi 25 décembre 2006

Noël sur la Falaise

C'est Noël sur la Falaise !
Boules et guirlandes ont remplacé sorcières et citrouilles...



Joyeux temps de l'année
où scintillent dans la nuit
des étoiles dorées et lumières colorées...

Mais... redevenons un peu enfant !
Arrêtons de grandir et arrêtons le temps
Pour que l'on puisse croire un instant
comme Alice le fit...
qu'un lièvre chapeauté nous a salué
qu'un chevreuil étonné nous a souri
et que le père Noël existe...

Parce que moi, je vous le jure,
Je les ai vus tous les trois.

Marie-Hélène Batchelor

samedi 2 décembre 2006

« La Licorne bleue » (1)

Patrimoine bâti
Un texte de Jean-Pierre Fourrez

En me plongeant dans les recherches, je ne savais pas que j'ouvrais une boite de Pandore! Ma naïveté d'historien amateur est mise à rude épreuve car les informations solides et vérifiables sont rares. Alors, je me retrouve devant un casse-tête de dix mille morceaux pour tenter de vous raconter l'histoire de cette vieille maison, « La Licorne bleue », située au 869, chemin de Saint-Armand, acquise par Josiane et moi en 1999.

Remontons le temps : la chaîne des titres du lot 106 est très claire jusqu'en 1893. À cette époque, la maison et les terres sont la propriété de la famille Burley, dont les membres se sont succédés de 1881 à 1970. Auparavant, il est probable que c'est la lignée Krans qui était maîtresse des lieux, mais c'est à vérifier. Et à qui Peter Krans aurait-il acheté la maison? À un certain Calvin May, si on se fie à un acte de vente daté du 16 septembre 1800. Si tel est le cas, la maison a été construite avant 1800? Pour le moment, plus de questions que de réponses.

À l'index des immeubles de la paroisse de Saint-Armand-Ouest, on trouve une foison d'actes de vente plus récents de la maison elle-même ou de parties de terre vendues, cédées, léguées au gré des successions ou des besoins financiers des propriétaires (la loi sur le zonage agricole n'arrive qu'après 1976). On note dans ces transactions, en 1907, la vente par Jane Krans, épouse de Robert Burley, d'un terrain de trois acres (payé comptant) à la fabrique Notre-Dame-de-Lourdes. Était-ce pour y établir le cimetière actuel, pas très loin de la maison? On découvre aussi l'achat de la maison par un certain Daniel Lebournot, qui y installera un restaurant, de 1978 à 1985, et donnera le nom à la maison, que nous avons conservé.

Au fil des ans, d'après la petite histoire, elle fut une ferme, brièvement un relais de poste pour la diligence Montréal-Boston avec taverne, une école, un bureau de poste et autres vocations, mais tout cela reste à vérifier. Il y a aussi des légendes savoureuses, dont la suivante : À la fin des années 1800, il y eut une attaque de la diligence au relais qui se trouvait à l'époque à Mitchell's Corner (en face du garage Chevalier). Les bandits s'emparèrent d'une somme d'argent indéterminée et s'enfuirent vers Saint-Armand. Poursuivis par la milice, ils furent arrêtés près du chemin Pelletier nord, sauf l'un deux qui se serait caché à la ferme Burley et aurait jeté son magot dans le puits. Ce puits existe encore mais point de trésor; j'y ai juste découvert une moufette crevée. Autre anecdote : dans son testament, Luther Burley (1850) demande de prendre soin du cimetière familial adossé à un mur de pierre et entouré d'une clôture. On dit qu'il n'y a pas si longtemps, un petit cimetière aurait été rasé et les pierres tombales enfouies le long du chemin de Saint-Armand, non loin du cimetière actuel. Serait-le lieu de sépulture des Burley, dont on a perdu la trace?

Quant à la maison elle-même, c'est un bâtiment très simple dont le premier carré daterait de 1789. La structure générale est faite de poutres fixées en tenons et mortaises chevillées (comme les granges). Au début des années 1800, un deuxième bâtiment avec galerie y fut annexé ainsi qu'une cuisine d'été attenante à un garage à charrettes. La toiture était couverte de bardeaux de cèdre (il en reste sous la lucarne, bien cachés sous la tôle actuelle). Les murs étaient recouverts de clins de cèdre remplacés depuis par du pin sauf sous la galerie qui est restée en l'état original. Sur le plan architectural, elle n'a pas le cachet des maisons loyalistes mais reste digne dans sa simplicité car n'oublions pas qu'il s'agit d'une maison de ferme et non d'une demeure bourgeoise.

Les bâtiments de la fin du 18e siècle sont rarissimes et témoignent de l'installation des fondateurs de Saint-Armand. C'est donc un travail de mémoire collective qu'il nous faut entreprendre. Pour savoir où l'on s'en va, il est indispensable de savoir d'où on vient.

Si ma pêche aux documents est fructueuse, je vous parlerai dans ma prochaine chronique des gens qui ont vécu à La Licorne bleue avant qu'elle porte son nom ainsi que de son constructeur qui, pour le moment, reste anonyme.

Si vous possédez des in formations, témoignages ou documents sur cette maison, n'hésitez pas à m'appeler au 450-248-2102.

Dans quelques temps, je publierai une liste provisoire des maisons qui devraient faire partie de ce patrimoine bâti de Saint-Amand/Philipsburg/Pigeon Hill. Je demanderai aux propriétaires de nous dire tout ce qu'ils savent de leur maison et je les inviterai à pousser les recherches, si le coeur leur en dit. J'espère au fur et à mesure augmenter la liste de manière à passer ensuite à d'autres éléments tels que : églises, gares, etc.

mercredi 8 novembre 2006

« À Saint-Armand, tous les citoyens sans exception ont droit aux mêmes services »

Lors de l'assemblée publique du 6 novembre 2006 du Conseil municipal, le conseiller Rodrigue Benoit a tenu a rappeler avec beaucoup d'émotion dans la voix que depuis toujours, à Saint-Armand, tous les citoyens ont droit aux mêmes services peu importe ce qu'il en coûte. Dans le cas des chemins, par exemple, le résidant isolé au bout d'un rang verra son bout de chemin aussi bien entretenu que s'il demeurait près du village.

Il s'est dit très surpris de lire dans la dernière édition du journal Le Saint-Armand que l'asphaltage de certains rangs devrait être remis en question -- notamment le chemin Benoit et le chemin des Érables -- compte tenu du coût par maison desservie.
« Le pavage de ces deux chemins, écrivent Daniel Boulet et Pierre Lefrançois, représente une somme de près d'un million de dollars sur vingt ans. Et c'est sans compter tous les autres chemins municipaux. C'est pourquoi nous croyons urgent de définir une politique cohérente de notre réseau routier. »
Source : Le Saint-Armand, vol. 4, no 2, p. 2
« Garantir les mêmes services à tous et chacun des citoyens, c'est une question de principe et non une question d'argent, a tenu à réaffirmer Rodrigue Benoit; ça fait partie de la culture de Saint-Armand. »

Mise à jour - 6 mai 2007
Le conseiller Rodrigue Benoit est décédé le 26 avril dernier. Saint-Armand perd avec lui un homme d'engagement et de convictions profondément attaché à sa communauté locale. Nous offrons nos sympathies à ses parents et amis.