Philipsburg celebrates its 150th anniversary
On June 30, the Village of Philipsburg celebrated their 150th Anniversary with a Canada Day service at the United Church. 1846-1996. It was well attended by folks from several towns. Rev. Brett Anningson officiated and the chairperson of the anniversary committee. Velma Symington gave the following address on "The History of Philipsburg." Other administrators are: Jacqueline Morin, Normand Paquin and Paul Morin. Members are: Jacqueline Boulet, Nicole Dufour, Marjorie Hewitt, Dietrich Kruger and Jeanine Kruger.
Explanation of the Philipsburg Logo by the winner of the Logo contest: Mr. Deitrich Kruger from Philipsburg.The BLUE background represents Lake Champlain.
The CROSS refers to our ancestors who brought christianity to the region; and to our three churches and religious communities.
The two COLUMNS represent the marble quarry and its tradesmen.
The WHEEL tells about Eaton's ancient carriage factory.
The SAILBOAT and the FISH are for sports and recreation.
The SUN refers to the beautiful sunset on the lake.
The MAPLE LEAF represents the maple sugar industry and our magnificent Indian Summers.
The BIRDS as the wild goose, the Quebec snow-owl and the cardinal for our famous bird sanctuary.
The earliest agricultural lands were developed by the Best and the Hyatt families, in the emplacement of today's Lakeside farm. The Sixby farm is now the Wade farm. And the Millar farm, the Litgens farm.
From Missisquoi Bay, our village came to be known in 1809 as Philipsburg, before becoming officially incorporated in 1846 as the "Village of Philipsburg".The first house to be built in Philipsburg in 1784, was the log cabin, still located near the Park on the lakeshore. The second house, erected in 1794, is also of historical importance, since it was inhabited by our two and only representatives in the House of Commons, Ralph Taylor in 1829 and Fred Kay in 1945.
But as far back as 1754, European settlers had chosen Philipsburg as a strategic post to develop trade and commerce, following the lead of Samuel de Champlain, who in 1609, had explored the lake thereafter named in his honor.
However, it is worthwhile to remember that the original and earliest settlers wer neither the French nor the English but the Abenaki people, who from time immemorial, have inhabited the land around Missisquoi Bay, where they still live.
In 1784, the American colonists uprising against the Crown was opposed by the "United Empire Loyalists" who wished to remain loyal to the Crown. Most Loyalists had to flee. Some of them, under the leadership of John Ruiter, from New York, found refuge north of the border and settled at Missisquoi Bay; this in spite of the opposition of the Canadian authorities, who for a while, stripped them of their land rights and of their pensions.
As modern road transportation expanded, replacing waterway, Philipsburg began to decline as the region's economic center.However, it remained a key post on the new highway linking Montreal, St-Jean, St. Albans, Burlington, Boston and New York.
But the major economic force in Philipsburg was its marble quarry. The quarry was known world over for its quality products. The marbled used in the construction of the Parliament buildings in Ottawa, as well as in many public buildings in Montreal and other cities around the world, came from Philipsburg.
In 1960, economic circumstances forced the quarry to close down, inflicting a fatal blow to Philipsburg's economy. But as if to remind us of our past, the foundation of several houses in the village still show marble blocks which came from the quarry.
Submitted by Thelma Rhicard.
mercredi 31 mai 2006
Philipsburg : 160 ans, officiellement
Pour souligner le 160e anniversaire de Philipsburg, nous reproduisons un article paru il y a dix ans dans The RECORD, Tuesday, August 27 1996, sous la signature de Thelma Rhicard.
À l'approche d'une décision politique concernant le parachèvement de l'autoroute 35...
DE Saint-Armand sur le Web
Lettre ouverte du groupe Mieux que la 35
Projet de parachèvement de l'autoroute 35 entre la frontière américaine et Saint-Jean-sur-Richelieu : Les interventions devant le BAPE remettent en question le projet du gouvernement
Depuis le 14 mars dernier, le Ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs a en main les recommandations du BAPE sur le projet de parachèvement de l'autoroute 35 entre la frontière américaine et Saint-Jean-sur-Richelieu. Il est permis de croire que dans son analyse, le BAPE a remis en question la pertinence de ce projet. Voyons pourquoi :
Le ministère des Transports du Québec (MTQ) prétend que la construction de l'autoroute 35 permettra d'améliorer les points suivants : la sécurité routière, la fluidité du transport sur l'axe Montréal-Boston, la qualité de vie des riverains de la route 133 et le tourisme. À la mi-décembre, le BAPE a entendu les positions des différents groupes et citoyens.
À ce jour, les intervenants en faveur du projet sont : la Chambre de commerce et la ville de St-Jean-sur-Richelieu, la municipalité de Saint-Alexandre, la Corporation bassin versant de la baie Missisquoi (CBVBM), le syndicat de l'UPA de Venise et quelques agriculteurs dont les terres bordent la 133. Ils ont repris à leur compte les justifications du promoteur. Cependant, la Chambre de Commerce a admis qu'aucune étude n'appuie ses prétentions. La ville de Saint-Jean sur-Richelieu a annoncé qu'un projet d'agrandissement de son parc industriel borderait la nouvelle autoroute, englobant quelques fermes près des limites de la ville. Pour la CBVBM, « une autoroute c'est loin d'être un cadeau ». Aussi, il faudrait qu'elle soit accompagnée de nombreuses compensations pour être acceptée par le milieu. Elle a entre autre proposé un tracé alternatif encore plus près de la rivière aux Brochets, adossée à une réserve écologique. Ce tracé est à l'intérieur de la zone inondable 0-20 ans et cela, en contradiction avec la Politique de protection des rives, du littoral et des zones inondables du Québec. Enfin, des agriculteurs en faveur du projet ont aussi affirmé que le tracé proposé par le MTQ était inacceptable. Nous constatons, d'entrée de jeu, qu'il y a de l'ambivalence, des compromis et des visions qui s'entrechoquent. Malgré que ces intervenants soient en faveur du projet, ils soulèvent que la construction de la 35 entraînerait des pertes coûteuses de terres agricoles et proposent des alternatives ayant des conséquences environnementales à tout le moins inconnues, pour ne pas dire inquiétantes.
Plusieurs intervenants n'ont pas pris position sur le projet dans son ensemble mais ont plutôt insisté sur certains éléments perçus comme ayant des impacts positifs ou négatifs. Nous avons relevé comme principal élément perçu comme étant positif que le projet d'échangeur pourrait améliorer le lien avec une partie de Philipsburg, le secteur séparé du reste de la municipalité de St-Armand par la route 133. Les autres intervenants ont ciblé des impacts plutôt négatifs ou inquiétants.
Des conséquences environnementales
Les écologistes et regroupements environnementaux rappellent l'état déjà critique de la déforestation de la région et l'importance de protéger les boisés restants. Ils soulèvent l'effet rebond de la perte des terres agricoles qui à son tour fera une pression accrue sur les boisés. Partout le long du tracé, en plus de l'autoroute elle-même, les échangeurs et bretelles d'accès ainsi que le parc routier et la construction d'un pont sur la rivière posent de toute évidence de sérieux problèmes.
DELTA DE LA RIVIÈRE AUX BROCHETS
Souhaitons que l'harmonie de notre région
sera préservée de l'agression de l'autoroute 35. (Claude Benoit)
Photo prise le 13 octobre 1998 par Martin Léveillé,
ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF);
reproduite avec la permission de l'auteur
Il y aurait perturbation et destruction d'habitats fauniques exceptionnels et reconnus prioritaires selon la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. On y retrouve : tortue molle à épines (espèce menacée), jonc rare, héron vert, butor d'Amérique, frayère aux brochets, site de nidification et de repos pour la sauvagine (canard pilet, noir et colvert) et plusieurs hectares de forêts exceptionnelles dans certain cas. Ce territoire inclut aussi un Refuge d'oiseaux migrateurs qui a été proposé comme Réserve mondiale de biosphère du lac Champlain en 1990. Enfin, certains font remarquer que la construction d'une nouvelle autoroute ne peut que faire augmenter le problème criant de pollution causée par les gaz à effet de serre. Le Mouvement écologique du Haut-Richelieu a fait remarquer que la région de Saint-Jean-sur-Richelieu avait davantage besoin d'un train de banlieue vers Montréal, que d'une autoroute vers les États-Unis.
L'impact pour le milieu agricole
La Fédération de l'UPA de Saint-Hyacinthe a été la première à questionner la pertinence du projet, se demandant d'entrée de jeu, si l'achalandage prévu justifiait la construction d'une autoroute et également si l'on ne pouvait pas rendre la 133 plus sécuritaire, évitant la perte de centaines d'hectares de terres agricoles de qualité exceptionnelle. Le syndicat des Pré Verts, qui représente un grand nombre d'expropriés dans ce projet, a débuté son intervention de la façon suivante : « bien qu'il ne soit pas en total désaccord » avec le projet, notre syndicat « croit que le tracé retenu ne rencontre pas les préoccupations du milieu agricole ». Le syndicat Des Frontières a annoncé qu'il s'opposera au projet si celui-ci ne tient pas compte des exigences des agriculteurs. Plusieurs agriculteurs ont souligné que le projet les priverait directement de plusieurs hectares d'une terre de très grande qualité, tout en compliquant l'accès à leurs champs. Ils ont souligné que les solutions proposées par le MTQ pour faciliter cet accès semblaient le plus souvent peu pratiques et coûteuses.
Les conséquences économiques
Pike-River et Saint-Sébastien se disent très inquiètes pour leur économie locale. Les commerçants entrevoient une diminution importante de leurs activités si le projet se concrétise. À plus large échelle, plusieurs groupes et citoyens jugent que cet investissement faramineux est non justifié. Ils soulèvent que le Québec est déjà largement endetté et que le réseau routier de notre région est en piètre état par manque de budget pour l'entretien. Voulons-nous transférer cette dette aux générations futures?
L'impact touristique pour la région
Considérant la valeur de plus en plus recherchée de l'éco-tourisme, du cachet des routes panoramiques et de la quiétude, notre région possède un potentiel touristique non négligeable. La 35 serait un frein au développement touristique et économique.
Et la sécurité routière dans tout cela...
Plusieurs se demandent si en améliorant la sécurité sur la 133, on peut éviter la construction de l'autoroute 35. Quelques mémoires ont fait remarquer, preuve à l'appui, que les problèmes de sécurité sur la 133 découlaient de situations ponctuelles et d'entretien déficient. Ils sont d'avis qu'il faut solutionner les causes d'accident plutôt que de construire une nouvelle autoroute qui ne peut offrir une garantie d'être plus sécuritaire. Des alternatives sont proposées.
La qualité de vie sera détériorée
Des citoyens habitants le long du tracé projeté ont fait remarquer que leur quiétude serait directement affectée par cette autoroute, alors que d'autres du quartier Saint-Gérard ont souligné que des situations déjà intolérables le long de la 35 tardaient à être solutionnées. À Saint-Armand on s'inquiète de la construction d'un échangeur près du coeur du village de Philipsburg.
Des opposants au projet
Le groupe « 35 X NON », la municipalité de Pike-River et quelques particuliers ont souligné de façon rigoureuse que tout le projet était non justifié. Ils ont recommandé que l'accent soit mis carrément sur les améliorations de la 133 et des autres routes de la région qui en ont bien besoin. Que la 133, route à trois voies, était à même de favoriser la co-utilisation entre ses différends utilisateurs. Ils ont démontré qu'il était possible d'améliorer la qualité de vie sur la 133. Ils ont noté que les améliorations pourraient se faire pour un montant infiniment plus raisonnable que les 250 millions estimés pour le parachèvement de la 35. Ils ont insisté aussi sur l'importance d'avoir une vision globale des communications en Montérégie. Ils ont demandé l'abandon du projet. Certains ont même demandé qu'on envisage la rétrocession des terres expropriées pour celui-ci.
Les justifications du MTQ ne tiennent pas la route
Nous estimons que le MTQ a défendu son projet de façon peu convaincante. Ainsi, il a reconnu que Boston était déjà bien desservi par le réseau des autoroutes 10, 55, 91 et 93. De même il a démontré que la 133 répondait adéquatement aux besoins régionaux, présents et futurs, avec un niveau de sécurité globalement comparable aux autres routes du Québec. De plus, il a fait remarquer que des améliorations apportées récemment à la 133 ont déjà eu pour conséquence une augmentation significative du degré de sécurité. Il a aussi présenté une liste des travaux projetés susceptibles d'améliorer encore plus la 133. Cela a amené les commissaires du BAPE à demander au MTQ comment il se faisait qu'il mettait ce projet de l'avant alors que même son plan de transport n'y faisait pas mention! Le MTQ a laissé entendre qu?il répondait à une commande plus politique que rationnelle. En effet, à plusieurs occasions, il a souligné que le projet résultait d'une commande de politiciens et de gens d'affaire.
Le regroupement « Mieux que la 35 »
Nous sommes des citoyens des différentes municipalités touchées par le projet, de Saint-Armand à Saint-Jean-sur-Richelieu. Nous provenons de milieux variés : agricole, municipale, environnemental et citoyens utilisateurs quotidiens de la route 133. Depuis plusieurs semaines, notre regroupement s'affaire à la mise en oeuvre d'un plan d'actions et de sensibilisation. Il semble évident que le MTQ fait fausse route, et ce, de deux manières : les problèmes sont mal identifiés et les solutions sont inappropriées. Le parachèvement de l'autoroute 35 aurait des conséquences extrêmement négatives sur la structure régionale, l'agriculture, l'économie, l'environnement et le tourisme alors que la situation peut être améliorée de façon importante avec des moyens simples et moins coûteux, porteurs de réel développement durable. Nous croyons qu'une remise en question totale du projet du MTQ doit se faire et que c'est une opportunité unique d'unir nos efforts dans le respect et l'écoute des intérêts et besoins de chacun. La solution doit nous ressembler et nous rassembler. Nous sollicitons votre appui en vous invitant à signer une pétition que vous trouverez bientôt à divers endroits publics près de chez vous.
Pour nous rejoindre :
- Par courriel : mieuxquela35@gmail.com
- Par la poste :
Mieux que la 35
C.P. 326
Philipsburg (Qc)
J0J 1N0- Par téléphone :
Claude Benoît 450-248-4478
Christine Caron 450-248-0298
- Site Web du regroupement « Mieux que la 35 »
dimanche 14 mai 2006
Pèlerins du monde, marchons!
Le 8 août 2006, un groupe de jeunes de la région était de passage à Philipsburg à l'occasion d'un pèlerinage bien particulier. En soirée, ils ont participé à une célébration présidée par l'évêque de Saint-Hyacinthe lui-même, Monseigneur François Lapierre, venu les encourager à mi-parcours de leur marche pour le monde.
L'activité était organisée par le Comité Mission-Jeunesse du diocèse de Saint-Hyacinthe, sous le thème : Pèlerins du monde, marchons!
Partis de Brigham le 4 août, leur itinéraire les a menés à Sainte-Anne-de-Sabrevois une semaine plus tard, le 11 août avec, à mi-chemin, un arrêt au Sanctuaire Notre-Dame-du-Laus de Philipsburg.
Au programme, découverte à pied de la région du sud Missisquoi, prière, catéchèse quotidienne en lien avec l'Encyclique Joie et espérance de Vatican II.
Mgr Lapierre s'est adressé aux pèlerins en les enjoignant d'être les artisans de paix des Béatitudes en pardonnant à leurs ennemis plutôt que de leur remettre la monnaie de leur pièce et contribuer ainsi à l'escalade de la violence...
Une semaine d'amitié, de solidarité et d'engagement. De prière aussi, chaque journée se terminant par une célébration eucharistique avec musique et chants.
Organisateur : John Sanchez.

L'activité était organisée par le Comité Mission-Jeunesse du diocèse de Saint-Hyacinthe, sous le thème : Pèlerins du monde, marchons!
Partis de Brigham le 4 août, leur itinéraire les a menés à Sainte-Anne-de-Sabrevois une semaine plus tard, le 11 août avec, à mi-chemin, un arrêt au Sanctuaire Notre-Dame-du-Laus de Philipsburg.
Au programme, découverte à pied de la région du sud Missisquoi, prière, catéchèse quotidienne en lien avec l'Encyclique Joie et espérance de Vatican II.
Mgr Lapierre s'est adressé aux pèlerins en les enjoignant d'être les artisans de paix des Béatitudes en pardonnant à leurs ennemis plutôt que de leur remettre la monnaie de leur pièce et contribuer ainsi à l'escalade de la violence...
Une semaine d'amitié, de solidarité et d'engagement. De prière aussi, chaque journée se terminant par une célébration eucharistique avec musique et chants.
Organisateur : John Sanchez.
mercredi 1 février 2006
La petite histoire du journal Le Saint-Armand
Par Pierre Lefrançois
18 mai 2007
En 2003, la MRC de Brome-Missisquoi réunissait des groupes de citoyens, dans chaque village, afin d’identifier les besoins de chaque communauté en vue d’établir un plan d’ensemble pour le Pacte rural. Les citoyens de Saint-Armand qui participaient à cet exercice ont alors formulé une priorité originale : « créer des outils et des lieux de rencontres et d’activités pour améliorer la vie collective des citoyens ».
Avec la disparition des rencontres hebdomadaires sur le perron de l’église, les occasions de bavarder, de faire des rencontres et d’échanger des nouvelles se faisaient rares. On sentait le besoin de recréer un perron d’église, une occasion de souder les liens et d’augmenter les échanges entre les gens de la place qui ne se voyaient pratiquement jamais et ignoraient tout les uns des autres, un peu comme les citadins.
Quelques citoyens ont alors résolu de fonder un petit journal de village, Le Saint-Armand, qui serait distribué gratuitement, six fois l’an, dans toutes les maisons de la petite municipalité de 1 200 personnes. Ils étaient cinq hommes et deux femmes. Deux d’entre-eux avaient été à l’école du village durant leur enfance tandis que les autres s’étaient installés à Saint-Armand depuis plus ou moins longtemps.
Ils ont commencé en publiant une simple feuille 11 X 17 recto-verso. Ils ont obtenu un soutien de lancement de la part de la municipalité et du Pacte rural. Le premier numéro sortait en août 2003. La magie a opéré dès le début : les gens appréciaient d’entendre parler d’eux et de leur village. Des collaborateurs de tous âges se mirent à écrire pour le Journal, en anglais aussi bien qu’en français (la communauté compte environ 20 % d’anglophones). Le Journal passait rapidement de deux pages 11 X 17 à 4, puis à 6.
Le 3 mai 2004, les sept fondateurs constituaient un organisme sans but lucratif (OSBL) et se dotaient d’une charte pour gérer et assurer la continuité du Journal qui compte 8 pages depuis deux ans et qui est également distribué gratuitement dans les villages voisins où il est apprécié. En mai 2007, l’OSBL qui le gère compte plus de 100 membres et l’équipe des administrateurs et des artisans du Saint-Armand ne cesse de grossir, une équipe de bénévoles dévoués et enthousiastes.
À compter de juin 2007, le Journal passe à 12 pages 11 X 17 imprimées en format tabloïd sur du papier journal recyclé. La publicité y est toujours limitée à 25 % de l’espace de manière à s’assurer que Le Saint-Armand demeure un véritable journal indépendant au contenu informatif.
On y trouve des portraits d’Armandois, agriculteurs, artistes et artisans locaux, intellectuels, camionneurs, etc.; de l’information sur ce qui se trame au conseil municipal et à la MRC, des dossiers et des éditoriaux portant sur les enjeux locaux; des nouvelles des enfants de l’école du village, des jeunes en exode et de ceux qui tentent un retour dans le coin; de l’information sur l’histoire de Saint-Armand, sur son patrimoine bâti, etc.
La publicité et les contributions financières des membres couvrent environ 90 % du budget annuel. Le reste est comblé par des subventions.
Le Saint-Armand est également accessible sur le site « Saint-Armand-sur-le-Web », un site internet fort bien fait qui est l’initiative d’un autre Armandois (http://saint-armand.esm.qc.ca).
En 2005, l’équipe du journal Le Saint-Armand lançait le « Festival des Films… du Monde de Saint-Armand », le FeFiMoSA, qui en sera cette année à sa troisième édition. Cet événement culturel annuel qui se tient sur la place du village durant une fin de semaine complète, au début de septembre, célèbre les cinéastes et travailleurs du cinéma qui sont légion à Saint-Armand et dans les environs. Le FeFiMoSA, qui profite d’un soutien financier dans le cadre du Pacte rural, est désormais une entité indépendante du Journal qui a présidé à sa naissance.
Quant au Journal, il est présentement à la recherche de financement pour assurer sa continuité et sa pérennité puisqu’il ne reçoit aucune subvention cette année. Et ses membres ont encore plein de nouveaux projets pour l’avenir.
« Il n'y a pas de territoires sans avenir, il n'y a que des territoires sans projet » disait Raymond Lacombe, ce paysan français, fondateur de Sol et Civilisation, un groupe de réflexion sur le monde rural, qui a tant marqué la pensée sur la ruralité.
samedi 31 décembre 2005
« Notre région mérite mieux que l'autoroute 35 »
DE Saint-Armand sur le Web
Communiqué de presse du groupe Mieux que la 35
Parachever l'autoroute 35 serait une erreur, notre région mérite mieux
Le ministère des Transports (MTQ) a annoncé l'année dernière le projet de parachèvement de l'autoroute 35 entre la frontière américaine et Saint-Jean-sur-Richelieu. Si le gouvernement va de l'avant, cette autoroute d'une longueur de 38 km serait réalisée en trois étapes durant les années 2006 à 2012. Or, suite à la publication de l'étude d'impact du projet, près d'une vingtaine de requérants ont demandés au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs de mandater le Bureau d'Audiences publiques sur l'environnement de tenir une audience publique sur le projet.
Au cours de celle-ci, le MTQ a prétendu que la construction de l'autoroute 35 était nécessaire, permettant d'améliorer les trois points suivants : la sécurité routière, la fluidité du transport sur l'axe Montréal-Boston ainsi que la qualité de vie des riverains de la route 133. Durant trois soirées à la mi-décembre le BAPE a entendu diverses interventions sur le projet du MTQ. Or la majorité de celles-ci ont démontré que le MTQ fait fausse route, et ce, de deux manières : les problèmes sont mal identifiés et les solutions sont inappropriées.
Ce projet prévoit la construction d'un échangeur devant la Légion, à l'entrée de Philipsburg. Une des conséquences directe serait l'augmentation de la circulation, avec les risques pour la sécurité, dans le village, sur les rues Sud, Montgomery et possiblement sur la rue Champlain.
En raison du développement prévisible d'activités commerciales autour des échangeurs, sur les rues Montgomery et Quinn, sur la rue Sud et son prolongement près de la frontière, cette circulation pourrait être de plus en plus commerciale. La qualité de vie est directement associée à la tranquillité remarquable de ce village qui attire ses résidents. Mais voila que tout ceci pourrait basculer car le projet du MTQ met en jeux cette tranquillité.
Nous avons choisi de nous arrêter à ce cas particulier, dont personne n'a fait mention durant l'audience du BAPE. Pour nous, il n'est qu'un des trop nombreux exemples qui illustrent que le parachèvement de l'autoroute 35 aurait des conséquences négatives importantes dans tous les secteurs qu'elle traverserait. Certaines ont été soulignées lors de l'audience, d'autres le seront lorsque les gens s'en rendront compte.
Or, comme plusieurs intervenants aux audiences du BAPE, nous croyons qu'il serait possible d'améliorer la sécurité et la fluidité de la route 133 de façon importante. Ainsi, on éviterait de faire l'autoroute 35, conservant à notre région sa quiétude. Du même coup, on préserverait le territoire agricole, les habitats, la faune et la flore qui seraient sacrifiés par le projet actuellement sur la table. Nous croyons que tous les résidents, agriculteurs et non agriculteurs, méritent mieux que ce projet!
Notons que la 133 dans l'ensemble se compare avantageusement aux autres routes du Québec, selon les différentes données déposées lors des audiences tenues en décembre. Les améliorations réalisées ces dernières années laissent même entrevoir une baisse du niveau de dangerosité. De plus, en devançant la réalisation de son plan des interventions projetées de 2006 à 2012, le MTQ peut continuer à améliorer la sécurité, et ce, pour un prix moindre que les coûts annuels supplémentaires qu'entraîneraient la construction de l'autoroute 35. Notons enfin que tout indique que si elle était réalisée, cette dernière pourrait être la scène d'un nombre important d'accidents aux conséquences aussi grandes, sinon plus, que ceux qui se produisent sur la 133.
Maintenant se forme une coalition de gens et d'organismes qui croit qu'il est possible d'améliorer réellement le réseau de transport et communications en Montérégie. Cela tout en préservant notre environnement, les terres agricoles et les boisés ainsi qu'une structure régionale harmonieuse, agréable pour sa population et accueillante pour le tourisme.
Nos recommandations sont :
- D'abandonner le projet d'autoroute et de retourner les terres expropriées à l'usage qui leur convient : principalement l'agriculture et la conservation.
- De rendre la 133 et le réseau de routes adjacentes le plus sécuritaire possible.
- De favoriser le développement d'un réseau de transport en Montérégie qui réponde aux besoins de notre siècle, dans un contexte de développement durable.
Toute la population est invitée à se mobiliser contre le projet actuel de l'autoroute 35 tel que proposé par le MTQ qui, s'il devait se réaliser porterait atteinte coûteuse, inutile, irrémédiable à notre milieu et à notre sécurité.
Vous êtes invités à vous joindre à nous. Ensemble, nous enverrons un message clair que notre région veut une réelle amélioration de son réseau routier et de ses autres infrastructures de transport et communication.
Claude Benoît et Ghislain Pelletier,
Porte-paroles, Mieux que la 35
Pour nous joindre :
- Courriel : mieuxquela35@gmail.com
- Site Web du groupe Mieux que la 35
- Adresse postale : Mieux que la 35, C.P. 326, Philipsburg (Québec) J0J 1N0
- Téléphone : 450-248-4478
Le dossier complet est disponible sur le site du BAPE
vendredi 30 décembre 2005
Notre fierté collective est-elle menacée à Saint-Armand?
Billet aigre-doux du 7 janvier 2006
en réaction à deux événements qui n'ont pas eu lieu à Saint-Armand en 2005
en réaction à deux événements qui n'ont pas eu lieu à Saint-Armand en 2005
Le fondement de notre identité collective, c'est la fierté. En cela, je fais écho -- en remplaçant 'bonheur' par 'fierté' -- au plus récent éditorial de l'équipe de rédaction du journal Le Saint-Armand :« La fierté se cache à Saint-Armand. (...) Offrons-nous le cadeau d'être conscients que nous sommes fiers mais que la fierté peut à tout moment basculer et qu'il est de notre devoir de la protéger. »
L'année 2005 à Saint-Armand fut marquée par des événements significatifs pour notre fierté collective. Nous pouvons par exemple nous féliciter pour le succès du Festival des films du monde de Saint-Armand et pour la soirée Le chant des Frontières, pour ne nommer que les deux événements les plus médiatisés de l'an dernier.
Au total cependant, notre bilan de fierté armandoise n'est pas très reluisant, du moins en ce qui concerne la mise en valeur de notre histoire et de nos institutions. Comprenons-nous bien : il ne s'agit pas ici de reprocher quoi que ce soit ou de faire la leçon à quiconque (je serais d'ailleurs particulièrement malvenu de le faire...). Mais je pense cependant qu'il est bon de regarder la réalité en face et de la confronter avec ce qu'elle aurait pu être pour pouvoir mieux canaliser nos énergies et nos ressources collectives à l'avenir.
Je me permettrai donc dans ce premier billet aigre-doux de l'année 2006 de souligner deux non-événements à mettre au passif de notre fierté collective et d'en tirer quelques leçons.
Le premier, c'est notre silence face à des faits marquants de l'histoire de Saint-Armand, des faits arrivés à peu près en même temps, en 1955. Je veux parler de la création de la Caisse populaire locale, de la construction du poste frontalier de Morses Line, du passage du dernier train dans le village et de l'ouverture de l'école Notre-Dame-de-Lourdes. Ce dernier événement a heureusement été souligné par la parution en décembre d'une plaquette souvenir à l'initiative de Mme Georgette Benoit.
Tant d'événements arrivés en 1955, il y avait là plusieurs motifs réunis pour célébrer un cinquantième anniversaire en 2005! Mais non : il n'y eut point de fête pour nous rappeler le souvenir de tous les gens morts ou encore bien vivants liés à ces faits marquants de notre histoire locale. Je me suis d'ailleurs rappelé d'un autre non-événement semblable arrivé dix années auparavant : le cent cinquantième anniversaire de fondation de Saint-Armand en 1845 passé pratiquement sous silence. Pourquoi? Peu importe, au fond. Ce qu'il importe de souligner, c'est qu'il y avait là de formidables occasions de bouster notre fierté collective... Parties remises, espérons-le!
L'autre non-événement qu'il faut rappeler, ce sont les non-élections municipales. Autant je suis fier de notre nouveau conseil municipal, autant je me questionne sur le pourquoi de ces non-élections. De mémoire d'homme, c'était la première fois qu'un conseil municipal était entièrement élu par acclamation à Saint-Armand. Je ne peux m'empêcher de penser que l'indifférence et l'inaction y sont aussi pour quelque chose. Un autre coup dur pour notre fierté collective...
Malgré que nous soyons en 2006 et que ces non-événements fassent maintenant partie du passé, il faut je crois en tirer des leçons pour l'avenir.
mercredi 28 décembre 2005
Le roc de la Falaise a bougé
Vous qui êtes au courant de bien des choses aux alentours,
avez-vous comme moi, qui vit perchée sur les rocs de La Falaise,
ressenti lundi matin le séisme qui nous a touchés?
Il était 10 h 30 environ,
j'ai entendu les poutres grincer dans l'entretoit...
Pas de vaisselle qui tinte,
pas de verres entrechoqués, pas de tremblotement...
J'ai cru avoir rêvé.
C'est le vent...
Plus tard en y repensant
dans la maison j'ai farfouillé.
C'est alors que j'ai constaté quelques fissures
des 'fissouilles', aurait dit ce cher Sol,
dans les jointures de mes murs.
Ce qui m'a fait décréter :
Mais non! J'ai pas du tout rêvé.
Voulant vérifier les faits, aujourd'hui sur l'Internet,
j'ai tapé : « séisme Montréal »
et puis j'ai appuyé.
J'ai découvert ainsi qu'il y avait eu effectivement
un tremblement de terre
au Nord-Est des États-Unis au Sud de Montréal,
Donc chez nous!
Chez Nous!
Comme ça, sans nous prévenir!
Amplitude d'à peu près 4 points et des poussières...
Eh bien...
j'hiberne peut-être assez souvent,
mais ce coup-ci m'a vraiment réveillée!
Donc lundi matin,
c'est pas la terre qui a tremblé...
Ici sur la Falaise,
c'est le roc qui a bougé.
Marie-Hélène Guillemin Batchelor
10 janvier 2006
avez-vous comme moi, qui vit perchée sur les rocs de La Falaise,
ressenti lundi matin le séisme qui nous a touchés?
Il était 10 h 30 environ,
j'ai entendu les poutres grincer dans l'entretoit...
Pas de vaisselle qui tinte,
pas de verres entrechoqués, pas de tremblotement...
J'ai cru avoir rêvé.
C'est le vent...
Plus tard en y repensant
dans la maison j'ai farfouillé.
C'est alors que j'ai constaté quelques fissures
des 'fissouilles', aurait dit ce cher Sol,
dans les jointures de mes murs.
Ce qui m'a fait décréter :
Mais non! J'ai pas du tout rêvé.
Voulant vérifier les faits, aujourd'hui sur l'Internet,
j'ai tapé : « séisme Montréal »
et puis j'ai appuyé.
Sud-ouest de Montréal
Séisme de 4,2 sur l'échelle de Richter
Un tremblement de terre a eu lieu lundi matin au sud-ouest de Montréal.

La secousse d'une magnitude de 4,2 sur l'échelle de Richter s'est produite vers 10 h 30.
L'épicentre était situé à 22 kilomètres à l'est de Huntingdon, tout près de la frontière américaine.
Un tremblement de terre de cette force ne cause pratiquement pas de dommages.
Les gens qui demeurent près de l'épicentre ont pu sentir les murs et les fenêtres trembler, comme lorsqu'un camion lourd passe près d'une maison.
Source : Canoe/LCN
Séisme de 4,2 sur l'échelle de Richter
Un tremblement de terre a eu lieu lundi matin au sud-ouest de Montréal.

La secousse d'une magnitude de 4,2 sur l'échelle de Richter s'est produite vers 10 h 30.
L'épicentre était situé à 22 kilomètres à l'est de Huntingdon, tout près de la frontière américaine.
Un tremblement de terre de cette force ne cause pratiquement pas de dommages.
Les gens qui demeurent près de l'épicentre ont pu sentir les murs et les fenêtres trembler, comme lorsqu'un camion lourd passe près d'une maison.
Source : Canoe/LCN
J'ai découvert ainsi qu'il y avait eu effectivement
un tremblement de terre
au Nord-Est des États-Unis au Sud de Montréal,
Donc chez nous!
Chez Nous!
Comme ça, sans nous prévenir!
Amplitude d'à peu près 4 points et des poussières...
Eh bien...
j'hiberne peut-être assez souvent,
mais ce coup-ci m'a vraiment réveillée!
Donc lundi matin,
c'est pas la terre qui a tremblé...
Ici sur la Falaise,
c'est le roc qui a bougé.
Marie-Hélène Guillemin Batchelor
10 janvier 2006
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